Arrivée en septembre 2017 à plein temps à l’ESPI, Cathy Veil nous raconte une période très stimulante alors que l’école structure ses activités d’enseignement et de recherche. L’enseignante, référente sur la recherche, est portée par le dynamisme de la formation d’un écosystème et une ambiance très humaine.

 

Quelle histoire entre vous et l’ESPI ?

C’est ma spécialité des marchés publics et partenariats public privé qui m’ont menée jusqu’à l’ESPI. J’ai enseigné dans plusieurs établissements avant de rencontrer Bernard Pinat (directeur de l’ESPI ndlr). Il m’a fait part de son souhait de développer l’enseignement et surtout la recherche à l’école. Une ambition qui rencontrait la mienne de m’inscrire dans la dynamique d’une seule institution, d’avoir un poste dédié alors que je collaborais ponctuellement avec l’ESPI. Nos ambitions collectives et individuelles se sont rencontrées. Le statut associatif de l’ESPI est très important à mes yeux. L’ESPI a été créée par des professionnels impliqués dans un projet au service d’un secteur et de métiers.

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« L’ESPI a pour ambition de devenir la première et la seule grande école en immobilier »

Vous évoquez aussi des rencontres humaines ?

J’ai en effet été convaincue par la personnalité de Bernard Pinat mais aussi d’André Laugier, enseignant et président du Conseil scientifique. Ensemble, ils ont fondé les bases d’un écosystème favorable au développement académique de l’ESPI. J’apprécie aussi grandement la présence de professionnels au sein du corps enseignant. Nos échanges sont très riches et nous permettent d’offrir des enseignements en adéquation avec le monde professionnel.

Je suis très heureuse à l’ESPI. L’équipe enseignement-recherche se forme, avec des personnes de haut niveau et très intéressantes. Nous travaillons en confiance et partageons des objectifs communs.

Arriver au moment où l’institution s’engage dans une nouvelle dynamique, un atout supplémentaire ?

Il est évidemment très motivant de participer à des projets aussi structurants que la composition d’un corps professoral et de recherche, le développement de nouveaux partenariats avec d’autres écoles, du lien entre étudiants et recherche. Il est très agréable d’être dans une ambiance où le possible, l’innovation sont au menu quotidien. J’aime aussi cette dynamique d’innovation collective, un autre de mes thèmes de recherche.

Vous êtes justement l’enseignante référente sur la recherche ?

Je suis en effet en charge de l’accompagnement de nos étudiants dans la rédaction de leurs mémoires de recherche en Bachelor 3 et Master 2. J’apprécie particulièrement ce lien avec les élèves.

Bernard Pinat a mis en place il y a deux ans un prix du Conseil scientifique afin de distinguer des travaux remarquables. La richesse de cette mise en lumière nourrit les réflexions du Conseil. Ces travaux peuvent aussi être valorisés dans le cadre de working papers de l’ESPI.

Nous préparons des Matinales de présentation des travaux devant des professionnels en présence de l’enseignant-chercheur qui a encadré l’étudiant. Cela permettra de faire le lien entre recherche et monde professionnel, de découvrir du contenu et de faire du réseau.

Mon rêve serait la création d’un laboratoire qui accueillerait les élèves identifiés et les accompagnerait dans leurs projets naissants de création d’activité ou d’innovation.

Je travaille par ailleurs à la mise en place d’une méthodologie de recherche pour la déployer sur tous nos campus, pour harmoniser et permettre des travaux conjoints entre enseignants.

Et au plan pédagogique, quelles innovations préparez-vous ?

Etudiants ESPI ©ESPI

Etudiants ESPI ©ESPI

Je réfléchis à la création d’un hackathon entre nos partenaires et étudiants. L’idée serait de travailler sur des études de cas en lien avec nos partenaires pour susciter des coopérations et croiser nos thématiques. Par exemple avec l’école nationale d’architecture de Nancy sur le thème habitat et vieillissement. J’ai aussi en projet un business game.

J’enseigne les méthodologies de recherche et les partenariats public privé. Je lance à la rentrée 2018, un module d’accompagnement et de coaching sur l’écriture, la présentation orale du mémoire pour nos élèves de Bachelor 3 et de Master 2.

Que va changer cette dynamique pour les étudiants ?

Les cursus de l’ESPI sont très solides en matière de professionnalisation, grâce à l’intervention de praticiens de premier plan. Les anciens sont aussi très présents à l’école, ouvrent leurs réseaux aux élèves. Difficile de trouver une entreprise de notre secteur sans Espien !

La montée en gamme au plan académique va renforcer l’ancrage théorique et conceptuel de nos élèves, leur capacité de prise de recul et d’analyse de problématiques de plus en plus complexes de l’immobilier. Ils développent ainsi une vision transversale de leur futur métier et secteur.

Ma vie d’étudiante à l’ESPI