La « méthode des cas » a été créée à Harvard il y a plus 60 ans, initialement en Droit, et s’est progressivement étendue à de nombreux domaines, et notamment celui du management. C’est à présent devenu un incontournable !

Pour en savoir plus sur les auteurs : Sophie Magnanou, directrice du Knowledge Lab de l’ESSEC Business School (@SophieMagnanou) et Emmanuelle Le Nagard, professeur et Doyenne Associée à la Pédagogie à l’ESSEC Business School (@EmmanuelleLeNag)

 

L’ESSEC Business School a été une des premières écoles de commerce en France à développer une activité de production de cas et à mettre en place des partenariats avec les principaux distributeurs, en France et à l’international. Parallèlement aux enjeux pédagogiques, est apparu un objectif de visibilité des établissements.

 

Une méthode pédagogique éprouvée

Les cas permettent de faire travailler les étudiants sur des cas pratiques, et très concrets. Par ailleurs, l’animation de cas repose sur une participation active des apprenants, loin de l’exposé magistral de la théorie. Enfin, la méthode de cas repose sur la simulation d’une décision à prendre, en général en groupe, et les entreprises sont demandeuses de ces compétences collectives.
A l’ESSEC, ces 10 dernières années,  nous avons observé une utilisation croissante des cas. Cela se développe notamment dans des disciplines comme la comptabilité ou la finance. Les cas utilisés par les enseignants sont en majorité produits par des institutions prestigieuses telles Harvard, Ivey ou Darden dont l’expertise dans ce domaine n’est plus à prouver. Deux conséquences à ces utilisations en hausse : les commandes représentent, un coût non négligeable pour l’institution. De plus, il est toujours plus valorisant pour un enseignant d’utiliser un cas qu’il a lui-même développé.

 

Un objectif de visibilité pour les écoles et leurs auteurs

La production de l’ESSEC s’établit à environ 20 cas par an, en français et en anglais. Cela représente un catalogue d’environ 200 cas à ce jour. Ils portent notamment sur les domaines d’excellence de l’ESSEC que sont les marchés asiatiques avec l’existence du campus de Singapour, les marchés émergents, le marketing du luxe, la négociation, l’industrie de l’hôtellerie…
La distribution des études de cas à l’extérieur permet de mettre en lumière les expertises de l’école, mais valorise également leurs auteurs. Ainsi, les prix des meilleurs cas se développent et la production des cas rentrent en ligne de compte dans certains classements et accréditations.

 

Comment stimuler cette diffusion des cas ?

L’utilisation des cas par les enseignants répond à une nécessité pédagogique, et nombreux sont les professeurs qui conçoivent et écrivent des cas, sans toutefois les diffuser à l’extérieur. Pour inciter le corps professoral à le faire, plusieurs actions ont été menées à l’ESSEC :

Dès 2005, nous avons lancé une collection « ESSEC Business Case » auprès du Case Center (marché international) dont l’objectif était d’améliorer la visibilité internationale de la production ESSEC et ainsi renforcer la politique d’incitation à la publication. En 2009, c’est auprès de la CCMP (Centrale de Cas et de Médias Pédagogique) que l’ESSEC s’est engagée pour assurer une meilleure visibilité au niveau national.

D’autre part, une équipe dédiée accompagne les  auteurs  de cas  à la fois dans  la production (editing, traduction et mise en forme) mais également  dans la diffusion (dépôts, suivi des ventes).

Comment aller plus loin ?

Même si les professeurs sont sollicités pour de nombreuses activités, notamment de recherche, la création pédagogique est aujourd’hui  un enjeu de plus en plus reconnu.
Il faut donc continuer à encourager cette activité ; à la fois en accompagnant encore davantage les professeurs mais aussi en  innovant  en termes de formats  et de contenus.

 

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À quoi servent les cas ?