Etablissement trustant la première place du classement issu de la dernière enquête ministérielle sur l’insertion professionnelle des diplômés, l’Université Panthéon-Assas doit son succès à l’excellence de ses formations bien sûr, mais aussi à son caractère bien trempé ! Guillaume Leyte, son Président, revient avec nous sur les clés de cette réussite à la française.

 

© Université Panthéon-Assas Paris II

© Université Panthéon-Assas Paris II

Pourquoi avoir choisi le modèle de l’association pour s’insérer dans la politique de regroupement des universités ?
Parce que, parmi toutes les formes de regroupement, c’est celle qui induit le moins de perte d’identité et que nous ne croyons pas aux vertus des  » super structures « . Paris II est une université spécifique qui dispose d’éléments objectifs pour affirmer que son autonomie est synonyme de réussite. C’est un établissement de taille moyenne, attaché à un mode d’expression démocratique et à sa visibilité, qu’il risquerait de perdre dans le cadre d’un regroupement. Le droit est en effet une discipline qui fait appel à un nombre réduit d’excellents enseignants faisant cours à des centaines d’étudiants, une performance qui fait penser, à tort, à nos collègues scientifiques notamment, qu’il ne nécessite pas beaucoup de moyens.

 

 » La réussite de Paris II c’est l’antithèse de la COMUE : nous sommes visibles parce que nous sommes spécialistes. « 

Ces regroupements ne peuvent-ils pas accroitre le rayonnement international de l’université ?
Pour qu’ils aient de la valeur ajoutée, il faudrait leur allouer des moyens considérables. Mais aujourd’hui se regrouper revient de fait à additionner les pauvretés. Les grandes universités anglo-saxonnes auxquelles on fait souvent référence ont un modèle radicalement différent : dire qu’on va faire un Cambridge à la française est une imposture. Cela ne veut pas pour autant dire que le droit, discipline essentiellement nationale, n’a pas d’aura internationale. Depuis longtemps nos professeurs comptent parmi les ambassadeurs très actifs du système de droit dit continental (en opposition au système anglo-saxon de Common Law), très répandu en Afrique francophone et de plus en plus présent en Asie, en Chine notamment.

 

Qu’est-ce qui fait le succès de vos étudiants auprès des professionnels ?
La réussite de Paris II c’est l’antithèse de la COMUE : nous sommes visibles parce que nous sommes spécialistes. Pour les professionnels, Panthéon-Assas est une marque reconnue, une université réputée qui mène en Master 2 des étudiants triés sur le volet et très bien formés. Il est donc normal que nos diplômés soient vite embauchés avec des rémunérations à la hauteur de leur niveau. Ils doivent aussi leur succès à leur formation en liens étroits avec l’entreprise, notamment via nos ateliers de professionnalisation qui leur permettent, dès la première année, de se confronter à des cas pratiques réels et de participer à des consultations d’avocats, de notaires et d’huissiers. C’est là l’incarnation de ce qu’est l’Université : le partenaire naturel des professionnels.

 

L’Université Panthéon-Assas est-elle devenue Paris II.0 ?
C’est certain ! La place accordée au numérique dans le nouveau Centre Assas (dont les travaux sont en voie d’achèvement) en est un parfait exemple. Tout y est affiché en temps réel, les étudiants peuvent réserver sur le net des salles de travail ou des salles collaboratives aux équipements haut de gamme. Ce que nous avons mis en place est tellement bien accueilli par les institutionnels français et internationaux que nous devrions presque nous adjoindre les services d’un conférencier pour guider les visites ! Nos sommes également les seuls à avoir développé une licence numérique qui accueille presque 400 inscrits après 2 ans d’existence. Une formation novatrice qui permet à des salariés en France, et à terme dans toute la zone francophone, mais aussi à tous ceux qui ne peuvent pas se déplacer à l’Université (comme certains étudiants en situation de handicap) de suivre des cours filmés spécifiquement pour cet usage, ainsi que d’enrichissements importants et de dialogues nourris avec les enseignants.

 

CW.