Fiche d’identité : Loïc Richier – 26 ans – jeune diplômé de Polytechnique, promo 2010

 

Pourquoi faire comme tout le monde quand on peut se démarquer ? Et sur ce point, Loïc Richier n’a pas fait les choses à moitié ! Il fait partie des dix étudiants à intégrer Polytechnique par la voie universitaire en mai 2009… et finit major de sa promotion en 2012 ! Retour sur un parcours atypique.

 

Loïc Richier © Jérémy Barande / École polytechnique

Loïc Richier © Jérémy Barande / École polytechnique

 

100 % des admis ont tenté leur chance
Certains tombent dans la bosse des maths tout petit. Mais ce n’est pas le cas de Loïc Richier qui a trouvé sa vocation alors qu’il était étudiant en licence de mathématiques à l’université de Nancy. « Mon rêve s’est dessiné sur le tard. J’ai toujours eu conscience qu’il n’était pas facile de devenir chercheur. » Le responsable de sa licence l’incite alors à passer le concours d’admission à Polytechnique (X) par voie universitaire.Concours dont Loïc, à l’image de nombreux étudiants, ignorait l’existence. « J’étais réticent car je pensais n’avoir aucune chance. Mais sur ses conseils, j’ai tenté ma chance et j’ai été accepté ! » Seuls dix étudiant-e-s sont ainsi retenus. Aujourd’hui, ils sont près d’une vingtaine.

 

De la gendarmerie aux Champs Élysées
Comme tous les jeunes polytechniciens, Loïc passe alors ses premiers mois mais en formation militaire au sein d’une brigade de recherche de la gendarmerie. L’occasion de changer d’air. « Ça a été une expérience unique que je n’aurais jamais vécue sans mon admission mais j’étais content de reprendre les études. » Et il profite de son temps libre pour se replonger aussi dans certaines matières scientifiques comme la physique. Une mise à niveau nécessaire pour tenir le rythme très intense de la 1re année. Des efforts qui portent leurs fruits dès la 2e année : Loïc est major de sa promotion. Une vraie surprise : « Je me demande encore si ce n’était pas une blague. » Le défilé sur les Champs Élysées le 14 viendra boucler cette année faste. Un grand souvenir également avant d’effectuer son stage chez Arcelor Mittal. Un secteur industriel qu’il connaît déjà pour y avoir évolué lors de jobs d’été : « J’ai trouvé que ça serait bien de revenir en passant du travail manuel sur la chaîne à une fonction cadre. C’était assez drôle de confronter ces deux visions de l’entreprise. »

 

L’as des probabilités
Après un master de recherche sur les probabilités à l’université d’Orsay en dernière année, Loïc est diplômé en 2014. Depuis, il réalise une thèse de maths à l’ENS de Lyon et aspire à faire un bout de chemin dans le monde de la recherche. « Aujourd’hui, je garde d’excellents souvenirs de l’université et de l’X. Dans les deux cas, nous avons un contact très fort avec les chercheurs, ce qui est très formateur même si l’université rend plus autonome.
À Polytechnique, j’ai surtout apprécié les conditions de travail hors du commun. » Une formation d’excellence mais intense que Loïc a su gérer grâce au sport. Si les terrains de foot de l’X ont pu apprécier ses talents de défenseur, c’est surtout au guidon d’une moto-cross qu’il aime décompresser dès qu’il peut : « Je fais des compétitions, notamment des courses régionales. »

 

Un message
« En université, arrêtez de vous censurer. Vous êtes aussi valables que les autres. À l’université ou à l’X, j’ai toujours eu des conditions de travail exceptionnelles. Il faut être conscient de cette chance et ne pas les considérer comme un acquis. On étudpe dans les meilleures conditions possibles dans tous les endroits. »

 

Portrait Chinois
Une discipline scientifique : les maths
Ton héros : Mon père car il s’est fait tout seul
Ton rêve : rencontrer Henri Poincaré, l’un des plus grands – voire le plus grand – mathématiciens de l’Histoire, né à Nancy et a étudié à l’X
Ta devise : « L’important n’est pas la façon dont on tombe mais dont on se relève »
Un corps d’arme militaire : la DGA !

 

VC