Heureux détenteurs d’un smartphone, vous pouvez remercier la photonique … et l’Institut d’Optique Graduate School ! L’IOGS (et ses ingénieurs) excelle depuis 100 ans dans le développement des sciences et technologies de la lumière. Et ce n’est qu’un début selon François Balembois, directeur du programme grande école.

 

© V. Blocquaux/ Institut d’Optique

L’IOGS affiche 100 ans de leadership dans son domaine, quel est son secret ?

L’IOGS a été créé en 1917 pour soutenir le développement de l’industrie de l’optique en France. Nous avons été impliqués dans la création de sociétés savantes mondiales comme l’International Commission for Optics (ICO) et la European Optical Society (EOS). Nous avons créé nos laboratoires dans la foulée de la fondation du CNRS. Puis, l’arrivée du laser en 1960 a été un tournant révolutionnaire. Notre institution capitalise sur 100 ans d’excellence et d’esprit pionnier de ses chercheurs. Ils réalisent leurs propres instruments et font avancer la connaissance.

La manière dont vous abordez l’optique est quasi unique au monde ?

Notre domaine d’expertise est la photonique, c’est-à-dire les sciences et technologies de la lumière. L’IOGS est l’un des rares établissements à développer et transmettre une vision complète, de l’optique fondamentale jusqu’aux systèmes et usages. L’ingénieur SupOptique intègre aussi les dimensions liées à l’usage, aux contraintes économiques et humaines, dans un contexte international.

La photonique, technologie phare du 21è siècle ?

Il se produit une forme de révélation : comme si 100 ans de travaux et avancées se traduisaient depuis 2000 par une accélération majeure de la photonique. Le travail de fond a permis le développement d’un nombre considérable de composants photoniques, désormais produits en masse. Tels des Legos ils sont partout ! Le meilleur exemple de cette explosion est le smartphone, véritable concentré de photonique, tant dans sa conception que dans son fonctionnement.

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Une accélération synonyme d’opportunités pour vos diplômés ?

Les usages et applications des technologies photoniques n’en sont qu’à leurs débuts ! R&D, défense, spatial, instrumentation, service, énergie, nos diplômés sont partout ! 35 % poursuivent en thèse, les autres sont ingénieurs, managers de projets et d’équipes, créateurs d’entreprises ou encore exercent dans le conseil et l’audit où leur capacité de physiciens à gérer des ordres de grandeur est très prisée.

Les mots clés de la formation de l’IOGS ?

Physique et travail en profondeur théorique et expérimental. Nos ingénieurs sont des physiciens, ils savent entrer très profondément dans la science photonique, résoudre des problèmes, lever des verrous. Ils transposent leurs compétences à tous les domaines. Ainsi, notre alumni Nicolas Brusson, co-fondateur de BlaBlaCar, utilise ses compétences pour piloter son entreprise, conceptualiser et modéliser les flux de clients. La physique à haut niveau est un atout pour piloter des entreprises à très forte composante d’innovation.

5 qualificatifs pour décrire vos élèves ?

Posés
Passionnés (de physique)
Convaincus (que la photonique est une science d’avenir)
Humbles (face à la science)
Portés par l’ambition (d’innover)

La guerre mondiale des intelligences est déclarée, faut-il innover pour régner ? Nos chercheurs évoluent dans un univers où règne une compétition féroce. Ils sont exigeants avec eux-mêmes et tout autant avec leurs étudiants. C’est de cette exigence que naissent les vertus de l’école : créativité, amour des sciences et envie de faire de l’innovation. De fait, nous n’avons pas besoin de formellement former nos élèves à innover. Ils sont immergés dans un environnement mû par l’innovation durant 3 ans et intègrent naturellement cette posture. Les ingénieurs SupOptique déposent d’ailleurs 4 fois plus de brevets que la moyenne des ingénieurs.

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