Sylvie Le Bail, ingénieure INSA, consultante en communication et professeure associée, responsable des stages et du PPI à l’INSA de Rennes.

Sylvie Le Bail, ingénieure INSA, consultante en communication et professeure associée, responsable des stages et du PPI à l’INSA de Rennes.

A l’INSA de Rennes, les élèves-ingénieurs effectuent au minimum dix mois de stage en entreprise au cours de leur formation. Afin d’aider les étudiants à mûrir leur projet professionnel et à préparer leur entrée dans le monde de l’entreprise, l’école a mis en place il y a quelques années un module d’enseignement spécifique : le Projet Professionnel Individualisé (PPI).

« Tous les étudiants sortent de l’INSA Rennes avec un diplôme d’ingénieur reconnu, qui ouvre de nombreuses portes, encore faut-il savoir lesquelles pousser… », résume Sylvie Le Bail, responsable des stages et du PPI à l’INSA de Rennes. Car c’est bien là tout l’enjeu du PPl : permettre aux étudiants de réfléchir sur 4 dimensions : connaissance de soi, du métier d’ingénieur, de l’entreprise et des marchés. En apprenant à se connaître et à connaître leur futur environnement professionnel, les étudiants “ donnent du sens à leurs études ».

Ce module, obligatoire en premier cycle, représente une trentaine d’heures d’enseignements. Optionnel à partir de la 3e année, il évolue vers un accompagnement individuel dans la recherche du stage de Projet de fin d’études ou du premier emploi. Le PPI est « un moyen d’accéder plus facilement au monde de l’entreprise et d’envisager son futur métier, dès le début de la formation ». Tout au long du cursus, une vingtaine de professionnels, responsables des ressources humaines ou consultants, interviennent à l’INSA de Rennes dans le cadre de conférences. Dans le cadre de l’action découverte des métiers proposée en 2e année, « c’est l’étudiant prend l’initiative en allant à la rencontre des professionnels avec l’objectif de se faire une idée plus précise du métier auquel il se destine. »

Les différents stages, effectués en France ou à l’étranger, contribuent à « nourrir et à faire évoluer le projet professionnel ». Face aux interrogations des étudiants sur le choix d’une entreprise, Sylvie Le Bail se veut rassurante : « il n’existe pas de bon ou de mauvais stage ; toute expérience est positive dans la mesure où elle reste cohérente dans le parcours. L’enjeu pour l’étudiant est de savoir exprimer, au moment des recrutements, la cohérence qu’il a souhaité donner à son parcours en valorisant ses différentes expériences. Le PPI encourage les étudiants dans ce questionnement : pourquoi tel ou tel stage est bon pour moi, et sur quels critères. »

Fort de ses partenariats industriels et de son réseau d’anciens élèves (7 000 ingénieurs INSA de Rennes en activité), l’INSA de Rennes fait du lien entre ses étudiants et les entreprises. Mis en ligne en octobre dernier, le site http://entreprises.insa-rennes.fr propose 15 offres d’emplois et de stages par jour et accueille plus de 600 entreprises.

Les associations étudiantes participent elles aussi au développement des relations industrielles, à l’instar de Synergie Ouest et de la junior entreprise Ouest INSA, qui organisent chaque année le Forum du Grand Ouest (rencontres étudiants – recruteurs) pour l’une et la journée CLEE – Créer du lien entre étudiants et entreprises (simulations d’entretiens d’embauche) pour l’autre.

 

Interview de Sarah Quenehervé, élève-ingénieure en 5e année de Génie Mécanique et Automatique à l’INSA de Rennes

S.Quenehervé

S.Quenehervé

Parlez-nous de vos différents stages en entreprise…
J’ai choisi d’effectuer mon premier stage en Allemagne afin d’améliorer mes connaissances linguistiques. Au sein d’un institut de recherche spécialisé en machines-outils et techniques de formage, j’ai pu découvrir les différentes machines des halles d’usinage mais aussi m’informer sur les dernières technologies et procédés métalliques. Ce stage a été primordial dans la mesure où il a déterminé mon choix d’intégrer le département de Génie Mécanique et Automatique. Pour mon second stage, j’ai profité d’une opportunité dans un domaine différent du génie mécanique pour découvrir un secteur de l’énergie qui m’intéressait. J’ai ainsi travaillé dans un bureau d’études à Valence (Espagne) spécialisé dans les panneaux solaires photovoltaïques et thermiques.
Le PPI vous a-t-il aidé dans la construction de votre projet professionnel ?
A travers l’action découverte des métiers et les rencontres avec des ingénieurs en activité, j’ai pu confirmer mon choix vers le département de spécialité. J’hésitais alors avec Electronique et Informatique Industrielle ; parler avec des professionnels du milieu m’a aidé à y voir plus clair.
Qu’attendez-vous de votre stage de fin d’études ?
Au cours de mon projet de fin d’études (PFE) chez un équipementier automobile, je souhaite non seulement prendre des repères dans le monde du travail mais aussi appréhender l’industrie automobile et ses problématiques, et définir plus concrètement les applications du Génie Mécanique dans lesquelles je souhaite travailler. Enfin et surtout, il s’agit pour moi d’un investissement personnel dans un projet qui touche mon domaine de spécialisation et m’apporte une satisfaction intellectuelle.

 

Contact : Emilie Lejas, Chargée de communication, INSA de Rennes
communication@insa-rennes.fr