Brésil et République Démocratique du Congo, l’ICAM poursuit sa route à l’étranger. L’école, qui est présente dans 5 pays, réinvente également son parcours pour former des ingénieurs toujours plus ouverts vers l’innovation et l’international.

 

Depuis plus de 15 ans, l’ICAM s’internationalise : République Démocratique du Congo en 2002, Cameroun en 2004 puis Inde en 2010. Aujourd’hui, l’école entend ouvrir deux nouveaux campus à Recife (Brésil) et à Kinshasa (RDC) pour la rentrée 2019.

Cap sur l’Amérique du Sud

Et si l’ICAM a choisi ces deux destinations, ce n’est pas un hasard ! D’abord l’école mise plus que jamais sur l’Afrique. « L’Université Loyola du Congo nous a sollicités pour créer une école d’ingénieurs dans leur très jeune institution, agrégée en 2016. Nous avons y découvert une région à fort potentiel. La demande en techniciens est très importante. Nous allons donc proposer une formation d’ingénieurs via un Bachelor de 4 ans, en misant sur des profils généralistes avec une appétence pour l’informatique et les télécommunications, dès septembre 2019. Cette formation s’accompagnera également d’un Master en 2 ans », précise Olivier du Bourblanc, Head of International Programs de l’école.

Campus de l'ICAM à Kinshasa (RDC) © ICAM

Campus de l’ICAM à Kinshasa (RDC) © ICAM

Nouveauté pour l’ICAM, l’Amérique du Sud et plus particulièrement Recife. Une décision qui ravit Pedro Rubens, le directeur de l’université. « Nous souhaitions nous internationaliser et nous avons trouvé en l’ICAM, une école à la pédagogie intéressante. »  Ainsi, l’Institut Catholique des Arts et Métiers se développera au sein du centre des Sciences et Technologies et a pour objectif de former 2 500 ingénieurs. Ouverture prévue : août 2019.

Un ingénieur tourné vers l’autre

Pour former des étudiants toujours plus internationaux, l’ICAM propose des logements dans tous ses campus. Au sein de ces résidences, l’école prend grand soin de brasser les populations afin de confronter ses élèves à toutes les cultures qui font la beauté de l’Institut Catholique des Arts et Métiers.

Et pour aller plus loin dans l’acculturation, l’école a également pris le parti de faire vivre ceux qui choisissent le campus indien de l’ICAM, au sein de familles d’accueil. Une dimension internationale renforcée par le nouveau « Parcours Ouvert » de l’institution, qui impose aux étudiants de tous ses campus, 2 ans dans une des antennes étrangères du groupe.

Du nouveau côté ingé

Avec son nouveau programme « Parcours Ouvert », l’ICAM mise donc plus que jamais sur l’international, mais également sur l’esprit entrepreneurial. « Lancée dès la rentrée 2018, cette nouvelle formation entend diplômer un ingénieur capable de développer une pensée de rupture. Cela passe par une pédagogie innovante et très active », explique Carole Marsella, Directrice du Pôle Enseignement Supérieur de l’école.

Première innovation dans le cursus : le PBM, pour Problem Based Learning. Comme dans la vie active, les étudiants sont placés face à des problèmes complexes sur des thèmes pour lesquels ils n’ont pas toutes les connaissances. Résultat : les étudiants comprennent les applications réelles des compétences étudiées. « Dans les cursus scientifiques classiques, nous mettons les étudiants face à des problèmes pour lesquels il n’y a qu’une solution. Ce n’est pas la réalité du quotidien. Cela ne permet pas former pas des ingénieurs qui savent penser différemment. La méthode PBM confronte les étudiants de pays et de culture différents à un problème commun pour lequel il peut y avoir plusieurs solutions », précise Jean-Michel Viot, DG de l’ICAM.

Autre innovation notable, la réelle ouverture de l’ICAM avec cette nouvelle formation. Une ouverture qui passe par l’international, mais aussi dans le recrutement. En effet, l’ICAM entend désormais faire venir des lycéens issus de Bac ES ou L spécialisation maths.

Un développement continu pour l’ICAM