Gérant l’ensemble de la filière des chevaux de trot français, mais aussi toutes les courses qui permettent d’améliorer en continu la race des trotteurs, LeTROT agit comme une fédération sportive qui brasserait des millions d’euros… bénévolement ! Un univers aussi particulier que motivant. Rencontre avec François Laurans (X 91, IFP 95) son Directeur Administratif et Financier.

François Laurans (X 91, IFP 95), Directeur Administratif et Financier de la société LeTrot.

François Laurans (X 91, IFP 95), Directeur Administratif et Financier de la société LeTrot.

La Société du Cheval Français fête cette année ses 150 ans. Quels sont aujourd’hui ses missions et objectifs ?
LeTROT (la marque de la S.E.C.F. sous laquelle nous communiquons aujourd’hui) poursuit trois missions. Améliorer la race des trotteurs en sélectionnant via les courses les meilleurs chevaux pour en faire des reproducteurs ; organiser et administrer l’ensemble des courses de trot en France et enfin organiser elle-même les grandes courses (telle le Grand Prix d’Amérique) sur les hippodromes phares : Vincennes, Enghien, Cabourg… L’objectif étant de faire progresser en continu le montant des sommes engagées qui font vivre une filière de 70 000 emplois, sachant que depuis 1930, c’est le PMU qui se charge de la prise des paris.

 

« Nous sommes
une structure aussi particulière qu’attachante »

Quel a été votre parcours jusqu’ici ? Qu’est-ce qui vous a incité à rejoindre cette entreprise et quelles spécificités apporte à votre mission le fait de travailler pour une association qui, bien que brassant des sommes très importantes, est à but non lucratif ?
Après l’X et l’IFP (première promo à partir au Colorado, un sommet tant éducatif qu’amical !), j’ai travaillé chez Esso comme ingénieur logistique, puis rejoint Veolia. A la direction de l’Environnement, j’ai aiguisé mon appétit pour le contact, participé au Grenelle, découvert le lobbying et appris à convaincre. J’ai ensuite été chassé par LeTROT que j’ai rejoint en 2009, passionné par le travail d’évolution de la structure qu’impliquait l’évolution réglementaire en cours (la fin du monopole des jeux). Ayant toujours rêvé de diriger une PME, c’est, de fait, ce à quoi ressemble ma mission. Dépendant directement du président (un des administrateurs bénévoles et visionnaires qui chapeautent cette association à but non lucratif qu’est LeTROT), je gère l’ensemble de cette structure de 250 personnes qui génère 5 milliards d’enjeux, réalise 800 millions de produit net et en redistribue 280 aux éleveurs et propriétaires. Un travail aussi prenant que diversifié qui me conduit des champs de courses le matin à Bercy l’après-midi.

 

Quels métiers sont à l’oeuvre au Trot et quels profils particuliers recherchez-vous pour renforcer vos équipes ?
En dehors des fonctions support classiques, nous gérons un système informatique spécifique et complexe, basé sur un fichier de 10000 membres auprès desquels nous jouons également un rôle bancaire. Et puis il y a le marketing et la communication, essentiels pour faire évoluer la marque, l’image même des courses de trot et dynamiser cet univers à l’heure digitale. Etant une petite structure, nous recherchons des gens polyvalents et plastiques, capables d’intégrer la dimension de service fondamentale et particulière de cet univers dans lequel nos membres sont à la fois nos clients et nos donneurs d’ordre. Nous appuyant sur une cinquantaine de cadres en tout, nous recrutons donc assez peu, mais de façon pointue.

 

Quels spécificités et atouts offre LeTROT qui puissent donner envie aux jeunes diplômés de vous rejoindre ?
Le travail en cours est passionnant qui consiste aujourd’hui à séduire les jeunes et non plus leurs parents. Intensif également puisque nous oeuvrons dans une industrie à flux continu (des courses chaque jour, l’informatique ne s’arrêtant que deux heures par nuit !). Et puis notre structure, dirigée par des bénévoles passionnés, mais disposant de moyens importants ainsi que d’une chaîne de télévision, est très fidélisante.

 

JB

 

Contact : dircom@letrot.com