Jean-Michel Blanquer DG ESSEC

Directeur général de l'ESSEC depuis septembre, Jean-Michel Blanquer a présenté le 11 février sa stratégie pour l'établissement d'ici à 2020.

Jean-Michel Blanquer a présenté le 11 février sa stratégie pour l’ESSEC qu’il dirige depuis la rentrée. Son ambition : revitaliser l’esprit pionnier de l’établissement en matière  d’innovation, d’implication et d’internationalisation. Il a également annoncé un renforcement de son alliance avec Centrale Paris.

Faire se rencontrer les différences

C’est une vision partagée de l’avenir de l’ESSEC qu’a souhaité son directeur général Jean-Michel Blanquer. Depuis 6 mois, des groupes de travail composés d’étudiants, alumni, professeurs et personnels, ont planché sur un projet participatif pour définir une voie. Il est fondé sur trois forces historiques de l’ESSEC : innovation, implication et internationalisation, qui ont donné le nom de cette stratégie dite « 3i » pour 2014-2020. « 200 personnes ont travaillé à notre projet dans une dynamique participative. Notre histoire, l’identité de l’ESSEC est aussi notre avenir et il tient en deux mots : l’esprit pionnier. Nous accorderons toute son importance à notre capacité à faire se rencontrer les différences qui produisent l’étincelle qui crée l’innovation. »

Renforcer l’alliance avec Centrale

La présence du directeur de Centrale Paris et de Supélec Hervé Biausser à la conférence, place au premier plan cette alliance stratégique entre les établissements « qui étaient faits pour se rencontrer, tant nos valeurs pédagogiques sont communes et nos complémentarités fortes, a souligné Jean-Michel Blanquer. L’objectif est d’avoir une influence mutuelle pour  former des digital managers. » Les collaborations vont s’intensifier pour le double diplôme, les recherches en business & technology, l’intervention de professeurs des deux institutions dans la formation continue et la formation initiale. « L’alliance ESSEC Centrale a aussi un sens à l’international par notre complémentarité pour nos partenaires académiques et entreprises. Notre ambition à moyen terme est de partager nos réseaux internationaux, notamment les implantations à l’étranger. »

L’ESSEC cultivera aussi ses alliances territoriales à Cergy et bilatérales avec d’autres institutions comme Paris Descartes ou Panthéon-Assas. A Cergy se profile un projet de campus à l’américaine et inspiré de la Cité universitaire internationale à Paris, sur les bords de l’Oise. « Un lieu prestigieux qui devrait avoir un impact sur le Grand Paris, un futur pôle universitaire d’Ile-de-France. »

Notre histoire, l’identité de l’ESSEC est aussi notre avenir et il tient en deux mots : l’esprit pionnier.

Un fab-lab de l’innovation scientifique et pédagogique

Situé au cœur du campus, un fab-lab ouvrira en septembre. « Il sera un lieu névralgique qui fera le pont entre étudiants, professeurs, chercheurs et entreprises. Ils disposeront des outils et ressources pour interagir et innover. A la pointe de la technologie, il sera relié au Digital Institute de Centrale. »

Des centres d’excellence

La transversalité est aussi au centre du projet de rassembler des Chaires et instituts pour former des centres d’excellence sur les points forts de l’ESSEC comme l’entrepreneuriat. « Deux nouvelles chaires vont ouvrir, dont une sur la complexité qu’a accepté de codiriger Edgard Morin. » A Partir de son hub vers l’Asie-Pacifique à Singapour dont le nouveau bâtiment sera livré fin 2014, l’ESSEC lance une série de conférences sur internet intitulées Good morning Asia. Ces projets témoignent de l’ambition de porter une recherche de qualité dans le débat public.

Vivre une expérience

« Nos étudiants ne viennent pas uniquement chercher un diplôme à l’ESSEC, nous voulons leur offrir une expérience, un cursus qui va leur permettre de se transformer. Notre projet pédagogique de l’implication renouvelle le principe de construction de parcours individualisés. Car l’ESSEC, c’est la liberté académique des professeurs et des étudiants dans la définition de leur parcours.» Ce principe de design learning doit apporter cohérence et responsabilisation en accompagnant la liberté. Chaque élève se référera à une carte cognitive qu’il remplira au fil de son cursus pour définir qui il est, quelles sont ses forces et faiblesses, quels sont ses projets et le chemin académique et les expériences pour les réaliser. Un système de mentorat par des alumni va aussi voir le jour.

Une autre nouveauté pédagogique sera expérimentée en septembre et généralisée à la rentrée 2015. En dernière année, durant une semaine de l’innovation et de la recherche, en s’appuyant sur un travail de recul sur leurs apprentissages et expériences, les élèves pourront demander la création d’un cours nécessaire pour parachever leur parcours. Le cours sera créé en 6 mois.

Institution engageante

L’ESSEC va enfin accentuer une autre thématique dont elle fut le pionnier, management & society, dans ses formations, sa posture d’institution et en matière d’ouverture sociale. « Nous créons une semaine de l’engagement durant laquelle les étudiants vont découvrir toutes les possibilités de s’engager durant leur cursus et assister à des conférences d’alumni et professeurs. » Le créateur du programme GEPPM (Une grande école pourquoi pas moi) prépare un colloque sur « Comment donner un second souffle à l’ouverture sociale dans les grandes écoles ? » L’ESSEC s’engage à développer sa politique de bourses, l’apprentissage et des MOOC de préparation au concours ouverts au plus grand nombre.

A. D-F