Communiqué de presse:

La remise de prix du Trophée Excellencia 2016 a eu lieu ce mardi 18 octobre au Centquatre-Paris, à l’occasion du Day Click et en présence d’Axelle Lemaire, Secrétaire d’État chargée du Numérique et de l’Innovation.

Parmi les lauréates dans la catégorie « Étudiantes » : Amélie Xavier, 17 ans : Lors de son inscription sur le portail APB, Amélie se préoccupait, en premier lieu, du financement de ses études : « Les études d’ingénieur m’intéressaient tout particulièrement, mais ce sont des écoles dont l’inscription peut représenter un certain coût et dans ma famille, nous nous demandions comment financer de telles études. » Amélie compte des ingénieurs parmi ses proches, et bien qu’aucun n’exerce dans le secteur du numérique, c’est pourtant ce domaine qui l’intéresse très tôt : « J’ai découvert la programmation sur internet, d’abord par l’intermédiaire de forums et j’ai vite été fascinée par tout ce que l’on pouvait faire avec un simple programme, par toutes les façons de l’écrire aussi. Pour moi, la programmation n’avait pas de genre et je ne savais même pas que les filles étaient moins présentes en école d’ingénieurs ! En faisant des recherches sur l’imagerie médicale, je suis arrivée rapidement sur le Laboratoire INSH de l’ESIEA à Laval, alors je me suis rendue sur place pour le Séminaire du Concours Alpha. Le fait d’avoir été informée de l’existence du Trophée Excellencia lors de ce Séminaire a été un paramètre non négligeable dans mon choix. Je n’aurais peut-être pas sauté le pas sans cette incitation » L’ESIEA, école d’ingénieurs du monde numérique possède deux campus : l’un à Paris et l’autre à Laval ; ce dernier est reconnu notamment pour son expertise en matière de réalité virtuelle, de cybersécurité, et pour son Laboratoire INSH, dont les recherches et leurs applications visent à mettre les nouvelles technologies au service de la santé. « L’accueil réservé par l’école, la conviction des enseignants et de l’encadrement, sont certainement ce qui a compté le plus dans ma décision d’intégrer l’ESIEA sur le campus de Laval. Tous les gens étaient tellement sympathiques, l’ambiance si bonne que je ne m’imaginais absolument pas dans une autre école. »

Inventer l’imagerie médicale de demain

Le projet professionnel d’Amélie rencontre idéalement l’une des orientations des enseignements de l’ESIEA puisqu’il se situe au croisement des nouvelles technologies et du secteur de la santé. Elle souhaite en effet se spécialiser dans la programmation liée à l’imagerie médicale.

« J’aimerais énormément pouvoir contribuer à créer un jour, un IRM beaucoup plus précis et performant que ce qui existe, un outil qui permette d’obtenir des résultats sous la forme d’hologrammes 3D, manipulables. Cela permettrait aux médecins de voir jusqu’aux connections entre les cellules, simplement en zoomant sur celles-ci ! Mais aussi j’aimerais y associer une machine capable de détecter la moindre anomalie dans le corps. Grâce à ce système holographique, un médecin pourrait, par exemple, comparer les images de l’examen du patient avec un hologramme préinstallé, conçu à partir d’une base de données qui regrouperait les IRM de personnes en parfaite santé, Ce genre de dispositif permettrait d’accéder un diagnostic fiable, même à ceux qui se trouvent loin des pôles d’excellence. Cela permettrait de mettre en évidence plus rapidement les maladies connues et donc, de les traiter plus tôt ; cela permettrait peut-être aussi d’identifier de nouvelles maladies. »

Son projet a convaincu le jury et Amélie a remporté 5 années d’études dans l’école de son choix. « Je ne pensais pas être lauréate en 2016, mais c’est vrai que je l’espérais fortement. Lorsque l’on m’a annoncé la nouvelle par téléphone, j’ai été très surprise, puis rapidement très heureuse et très fière ! »

Née en Martinique avant de venir vivre en Bretagne, Amélie conserve des attaches dans les deux régions, ce qui ne l’empêche pas d’avoir aussi très envie de découvrir d’autres lieux, d’autres cultures et d’y vivre de nouvelles expériences : « J’aimerais beaucoup vivre des expériences académiques et professionnelles à l’étranger. Aller voir ailleurs ce qui se fait dans le domaine qui m’intéresse, comment, etc., cela me paraît une excellente façon d’appréhender les innovations technologiques à l’international. C’est également un excellent moyen de perfectionner ma pratique des langues. Je parle anglais et espagnol mais j’aimerais apprendre le japonais ou le coréen. »

Dans l’idéal, Amélie aimerait effectuer un stage professionnel aux Etats Unis et en Corée du Sud, et pourquoi pas, effectuer un double-diplôme, voire une thèse, l’ESIEA offrant aussi ces possibilités ; mais avant tout, elle se concentre aujourd’hui sur la confirmation de son projet professionnel et apprécie son nouvel environnement d’études : « Depuis mon arrivée à l’ESIEA, moi qui suis d’une nature parfois trop discrète, je suis entourée de gens qui m’incitent à prendre la parole et c’est devenu beaucoup plus facile. »

Œuvrer à la parité dans les professions du numérique.

Premier à récompenser les femmes des nouvelles technologies, le Trophée Excellencia, organisé depuis trois ans par Femmes du Numérique, Commission de Syntec Numérique et Pasc@line (association réunissant 75 établissements d’enseignement supérieur du numérique), vise à promouvoir le numérique auprès des femmes, à mettre en avant la réalité de ses métiers mais aussi à combattre les stéréotypes en œuvrant à plus de parité dans ce secteur.

Selon Syntec Numérique, le taux de féminisation du secteur numérique est de 33% contre 53% tous secteurs confondus.*

Fatiha Gas, Directrice du campus parisien de l’ESIEA et Présidente de QFDN (Quelques Femmes du Numérique) souligne l’importance d’une action en faveur des jeunes femmes : « Aujourd’hui 18% de nos étudiants sont des femmes. Ce score est supérieur à celui d’autres écoles mais encore loin de la parité souhaitée ! En participant à ce Trophée, l’ESIEA souhaite combattre les stéréotypes et œuvrer à la féminisation du monde numérique. Les jeunes femmes, elles-aussi rêvent de nouvelles applications des sciences informatiques, elles ont beaucoup à apporter ! »