La direction des services Informatiques et Télécoms d’EDF a su embrasser pleinement le virage numérique pour devenir « The Place to Be » pour les jeunes diplômés. Égalité femmes-hommes, QVT et innovation managériale, Martine Gouriet (X 86), directrice des services informatiques et télécoms, revient pour nous sur tous les atouts de son entreprise.

 

Quels sont vos leviers managériaux pour fédérer vos équipes ?

Je les fédère autour des piliers de notre stratégie : fiabilité et performance d’une part, innovation et agilité d’autre part. Pour être agile, j’ai opté pour une méthode managériale décentralisée, chacun étant responsable de ses objectifs. Nous avons également favorisé un management horizontal. Nous évitons la culture de présentéisme en généralisant le télétravail jusqu’à 2 jours par semaine. Ce dispositif a mené à une hausse de la productivité et de l’efficacité de nos équipes et une bien meilleure qualité de vie au travail.

Vous vous êtes dotés de nouveaux locaux fin 2017, quel impact sur la QVT ?

L’objectif était de décloisonner un maximum pour pouvoir être dans le collaboratif. Cette organisation est propice aux nouvelles méthodes managériales mais également à l’innovation. Nous avons mis en place des sujets autour de l’intrapreneuriat, de l’intelligence artificielle, de la blockchain ou du développement applications mobiles. Grâce à ces dispositifs, nos équipes ont par exemple récemment développé une solution visant à faciliter le travail des juristes. Il s’agit d’un chatbot qui permet aux collaborateurs de se renseigner eux-mêmes sur les questions de législation et jurisprudence.

Quels sont les dispositifs mis en place pour attirer les femmes ingénieures au sein d’EDF ?

C’est à l’école et aux parents de susciter des vocations et de ne pas empêcher les jeunes filles de s’orienter vers ces formations d’ingénieures. Chez EDF, nous attachons une grande importance à l’égalité salariale. Nous avons mis en place un plan d’égalité professionnelle pour veiller à ce qu’il n’y ait pas de discrimination au sein de nos équipes. Nous vérifions que les parcours professionnels sont les mêmes pour les femmes et les hommes, que celles-ci ne soient pas désavantagées au retour de congés maternité, et qu’il n’y ait pas de décrochage de carrière.

Quel cliché sur la femme ingénieure souhaitez-vous mettre à mal ?

Les étudiantes en filière ingénieure ont tendance à penser que les services informatiques et télécoms sont des métiers très techniques, qu’elles ne vont faire que du code et parfois s’ennuyer si elles ne sont pas nées dans les sujets techniques. Je suis la preuve que c’est faux, car, malgré mon bagage d’ingénieur, je suis aujourd’hui avant tout une manager. Notre métier se fait davantage dans la relation client et dans la compréhension de ses besoins. Sur ce terrain, les femmes ont énormément à apporter, tout comme les hommes d’ailleurs !. Ici, nous proposons de nombreuses opportunités en tant que chefs de projets, ou dans le management d’équipes.

Quel conseil aux étudiantes de l’X ?

N’ayez peur de rien, tout est ouvert, tout est possible ! Il ne faut pas penser qu’une carrière professionnelle réussie entraîne des sacrifices dans la vie personnelle. J’ai moi-même 4 enfants. Je pense que les générations futures vont permettre aux femmes d’être mieux représentées dans les strates élevées des entreprises et notamment les COMEX.

Quelles qualités vous intéressent particulièrement chez les jeunes X ?

Ils doivent être capables d’être synthétiques, mais également d’avoir regard ouvert sur le monde et savoir se remettre en question. Ce que l’on apprend en cours n’est qu’une étape, on continue à apprendre tout au long de sa vie. Il est aussi important d’avoir des collaborateurs qui ne font pas que réfléchir mais qui savent aller de l’avant, même s’ils commettent une erreur. Il vaut mieux aller de l’avant en se trompant que de faire du surplace.

Chiffres clés : 1 800 collaborateurs

 

Contact : https://www.edf.fr/edf-recrute