Plusieurs secteurs de l’économie relancent leur politique de recrutement envers les jeunes financiers : la banque, les assurances, la grande distribution, le conseil et l’immobilier. Profils très recherchés : les super experts et les cadres commerciaux.

L’immobilier, en quête de jeunes financiers

Après une forte chute des embauches, 2010 a montré des signes de reprise et 2011 la confirme avec de nouveaux plans de recrutements réalisés par les entreprises du secteur comme Poste Immo, Axa Real Estate ou BNP Paribas Real Estate. La demande de spécialistes est soutenue dans les métiers de la gestion et de la valorisation d’actifs immobiliers pour compte propre ou compte tiers. Les profils demandés concernent des diplômés en finance ayant un 3e cycle spécialisé, type Master « management de l’immobilier » de Paris-Dauphine. Le fund management (structuration et gestion des fonds immobiliers) et l’asset management sont très porteurs en termes de recrutement ainsi que la quête d’experts en gestion des risques et en contrôle de gestion. Chez BNP Paribas Real Estate, l’arbitrage a aussi le vent en poupe.

Conseil, assurance et grande distribution

Trois secteurs d’activité intéressants pour les jeunes diplômés en finance. Le conseil recrute fortement, surtout pour toutes les nouvelles problématiques bancaires. Un segment d’activité commence à bien prendre : la finance solidaire (investissement socialement responsable, finance carbone, finance au service du développement durable, micro-crédit…). L’assurance est actuellement un des secteurs les plus friands de jeunes diplômés surtout de jeunes financiers issus des filières scientifiques. Ce sont surtout dans les compagnies d’assurance de taille moyenne ou spécialistes de segments de marchés que les offres envers les jeunes abondent. La grande distribution recherche quant à elle des cadres commerciaux ouverts à la mobilité géographique et très tournés vers l’international.

 

S.G

 

Appel d’air dans les mutuelles
La crise donne des ailes aux mutuelles, face à une demande accrue en produits d’épargne et de protection et aux mutations du marché. « Le foisonnement des gammes de produits et l’extension des segments de clientèle obligent les mutuelles à recourir à des spécialistes, cadres confirmés ou jeunes diplômés ayant une spécialisation », confirme un des rapporteurs de l’Observatoire des métiers de l’assurance. Les jeunes diplômés sont donc encore chouchoutés par les groupes mutualistes qui cherchent à étoffer leurs équipes commerciales, comptables et marketing. La MGEN recrute des statisticiens alors que des mutuelles du BTP réclament des analystes crédit, des responsables « intelligence économique » et des ingénieurs en travaux publics pour faire du risque industriel. Quant aux mutuelles de santé leurs besoins s’expriment pour des fonctions de marketing online. Dans les métiers du back-office, la majorité des mutuelles proposent des postes de gestionnaires de contrat sinistres pour des niveaux Bac + 4/5 et toutes priorisent deux métiers : commercial pour développer et gérer le portefeuille clients et gestionnaire du risque.