La Bourse comme si vous y étiez. C’est ce que propose Apprendre la Bourse, une compétition financière étudiante européenne, relayée en France par l’Association Finances & Pédagogie. Tristan Baronnet, tout juste diplômé du CEFAM a fait partie des Power Rangers, équipe lyonnaise lauréate de la finale régionale de l’édition 2018. Portrait.

 

Dédramatiser la Bourse. Voilà ce qui a poussé Tristan et ses quatre acolytes du CEFAM à participer à ce jeu concours visant à inciter les étudiants à gérer leur argent et leur patrimoine. « En France, la Bourse reste un sujet tabou qui renvoie à beaucoup de préjugés négatifs. Au CEFAM, une business school franco-américaine, nous en avons une conception inspirée des US : elle fait juste partie du quotidien », indique Tristan. Sautant sur l’occasion de mettre en pratique ce qu’elle avait appris pendant cinq ans, son équipe est donc partie à l’aventure. Son nom : les Power Rangers. Sa mission : investir pendant trois mois un portefeuille virtuel de 100 000 € sur 175 produits financiers (actions, obligations…) et obtenir le meilleur retour sur investissement.

Le nerf de la guerre

Avec des étudiants en finance, l’équipe partait avec un avantage certain sur ses concurrents (le concours étant ouvert à tous les élèves âgés de 15 à 25 ans). « Nous avions déjà géré des portefeuilles et savions que notre succès reposerait sur deux piliers : un travail collectif quotidien et la prise de risques. Tous les jours pendant trois mois, nous avons eu les yeux rivés sur les marchés avec CNBC, Bloomberg et BFM Business en fond sonore. Grâce à notre expérience et à notre coloration business US, nous connaissions les mécanismes de la Bourse et n’avions pas peur d’acheter ou de vendre. » Une mécanique gagnante. L’équipe a en effet achevé le concours  avec 5 % de gains, loin devant ses concurrents qui n’ont pas dépassé 1 %.

La finance est partout !

Heureux d’avoir remporté la compétition, Tristan ne veut pas pour autant qu’on l’affuble de l’image du trader aux dents longues qui colle à la peau des jeunes financiers. « Ce n’est pas Le Loup de Wall Street qui m’a donné envie de faire de la finance », affirme-t-il. « Si j’ai toujours eu une relation aux chiffres assez aisée, j’ai surtout été motivé par la volonté de gérer mon argent de la meilleure façon possible. Je n’avais juste pas envie de galérer pour finir le mois ! La finance m’a aussi intéressé car c’est une discipline généraliste qui touche à beaucoup de domaines : l’industrie, le sport, l’éducation… La finance est partout et irrigue une grande partie de notre quotidien », ajoute-t-il, pragmatique.

De la salle de marché au piano

S’il se voit plutôt débuter sa carrière comme gestionnaire de fortune en Suisse (vous avez dit image d’Epinal ?), Tristan compte bien rapidement faire taire les clichés et monter sa boite. Dans les fusaqs ou l’equity ? Certainement pas. Son rêve à lui : c’est la cuisine. « Je suis un passionné de gastronomie et je voudrais créer quelque chose autour d’une orientation culinaire mixte. Cuisine française bien sûr (la base !), mais aussi des plats africains dont certaines spécialités de ma mère. J’ai aussi un petit faible pour la pâtisserie. » Et ses plats signatures alors ? « La tarte tatin et le guacamole : on ne m’invite quasiment que pour ça dans les soirées ! » conclut-il en souriant.

Where is Tristan ? Savoyard de Divonne-les-Bains, Tristan est né en Afrique du Sud et est parfaitement bilingue. Un atout quand on évolue dans la finance et que l’on étudie dans une école où pas moins de 35 nationalités sont représentées.

 Ma personnalité en 3 mots…

Bosseur acharné : je suis très exigeant avec moi-même, travailler très dur, c’est ma façon d’exister.

Ouvert : j’aime découvrir des choses et rencontrer des gens.

Impatient et perfectionniste : quitte à perdre beaucoup trop de temps et d’énergie sur des détails.