Loin de crier victoire, les professionnels du secteur se montrent tout de même plus confiants : une éclaircie se dessine dans l’audit et le conseil pour 2011. Une aubaine pour les jeunes diplômés d’écoles de commerce ou d’ingénieurs dont le profil est très apprécié.

Après avoir constaté un ralentissement voire un gel des embauches durant les années 2009 et 2010, la confiance est de retour : les projets redémarrent, mieux, ils s’accé- lèrent ! En tête de la reprise, les leaders du marché, les « Big Four » (Deloitte, Accenture, Ernst & Young et PricewaterhouseCoopers) qui comptent recruter des centaines de jeunes diplômés. Suivis dans leur sillon, par d’autres cabinets de conseil, d’audit et d’ex- pertise qui cherchent également à étoffer leurs effectifs.

Des experts très sollicités
Logiquement, la reprise de l’activité dans le secteur est en partie liée à des projets qui ont été relancés au sein de grandes en- treprises et qui nécessitent des prestations de conseil. Si le secteur bancaire a ainsi été le premier à faire appel à des cabinets pour résoudre des problématiques de réorgani- sation ou encore de contrôle de procédu- res, d’autres sociétés financières sollicitent à leur tour l’expertise des professionnels du secteur. Elles ont besoin de données chiffrées pour avoir une meilleure visibilité de leur activité, elles cherchent à optimiser leurs coûts, mieux gérer leur performance, etc.
Ajouté à cela, la création de nouvelles struc- tures, proposant des prestations directe- ment liées à la crise économique et qui ont encore à gagner des parts de marché.

Des chiffres encourageants
Résultat, les chiffres des prochaines campa- gnes de recrutements sont encourageants. KPMG table sur l’embauche de plus de 600 CDI, Deloitte annonce entre 800 et 1 000 recrutements. Quant à Ernst&Young, le cabinet devrait proposer près de 800 CDI. Enfin, PricewaterhouseCoopers recherchent quelques 400 jeunes diplômés. Hors du cer- cle de ces « Big Four », les recrutements sont également à l’ordre du jour chez Leyton & associés, Alma Consulting et bien d’autres encore. Tous ces chiffres sont néanmoins à considérer avec réserve puisque les cabi- nets comptent adapter leur recrutement en fonction de l’évolution de la situation éco- nomique.

Des profils très ciblés
Dans tous les cas, les jeunes diplômés Bac+5 d’écoles de commerce et d’ingénieurs conti- nuent d’avoir le vent en poupe : ils devraient représenter les deux tiers des embauches du secteur. Dans l’ensemble, les entreprises sont en quête de jeunes diplômés ayant ont déjà une expérience dans le monde de l’entre- prise. Il est donc important de multiplier les stages qui font sens par rapport à son projet professionnel.
A noter que certains profils expérimentés sont également très appréciés. Les entre- prises sont à la recherche d’une expertise ! Ainsi, le DCG (Diplôme de comptabilité et de gestion), le DSCG (Diplôme supérieur de comptabilité et de gestion) seront très pri- sés. La crise a également favorisé des niches : Risk Management, réduction des coûts, etc. La pénurie pourrait guetter certains métiers, comme les actuaires : ces professionnels sont très recherchés mais les formations pour cette spécialité encore trop rares ! Sans oublier que toutes les missions de conseils autour de la restructuration et du reclassement se portent encore bien.

Des exigences à la hausse
Précisons cependant que les exigences des recruteurs sont, elles aussi, à la hausse. Les entreprises du secteur recherchent des colla- borateurs ayant un esprit de synthèse et cri- tique, une fibre créative pour ne pas s’enfer- mer dans des schémas préconçus. Des atouts qui doivent être complétés par des qualités personnelles comme la curiosité, le goût d’apprendre, l’intégrité, le sens des respon- sabilités, l’aptitude au travail en équipe et le sens du service.
Mais bien conscients des difficultés de recru- tements auxquelles ils sont confrontés, les ca- binets cherchent également à fidéliser leurs recrues (prévention du stress, promotion de la parité et de l’équilibre vie professionnelle- vie privée, etc), avec tout de même un objec- tif final : mieux sélectionner les candidats !

CD