Faits ou fake news ? Courage, bienveillance, écoute, éthique, empathie, exemplarité, vision, conviction, quête de sens, vision 360… : des termes sur les lèvres de tous les top managers aujourd’hui. Renouveau du management, réponses aux attentes des Millennials,  réel engagement des managers : quelle est leur véritable signification ?

 

Nouveau, vous avez dit nouveau ? Si tous ces termes sont devenus des incontournables du management. Ils sont avant tout intimement liés à un effet de com’. « Chaque génération de manager a le sentiment qu’elle redécouvre tout et que rien n’existait avant », introduit Maurice Thevenet, professeur de Management à l’ESSEC Business School et auteur du Que sais-je – Les 100 mots du management. Ainsi, si chacun apparait pour des raisons différentes, tous ces « nouveaux termes » ont en commun un souci d’accompagnement au management autour de valeurs partagées. Retour sur quelques incontournables.

Entreprise libérée 

« Si la coopération, l’autonomie ou la responsabilisation sont des enjeux mis en œuvre très concrètement dans certaines entreprises (startups et IT principalement, 70 % d’entreprises fonctionnent encore sur un mode hérité du 19e siècle ! Aujourd’hui, tout le monde cherche un moyen de s’épanouir dans son travail et les entreprises disposent, de fait, de réservoirs de performance latente énormes », indique Lionel Prud’homme, Directeur de l’IGS-RH Paris. Si ce volet humaniste est réel, l’inclure dans un système où l’autorité verticale s’avère donc plus que complexe. Mais alors qu’est-ce qui pousse les entreprises à se lancer dans la valorisation du sens ? L’efficacité et la performance plus que l’altruisme pur ! », précise-t-il.

Millennials

Qui sont donc ces jeunes du 21e siècle ? Poser la question en ces termes révèle déjà une vision biaisée de cette génération. « On parle d’eux comme si c’était une population homogène avec les mêmes goûts, les mêmes habitudes… mais, dans l’entreprise comme ailleurs, c’est un groupe très hétérogène ! », affirme Lionel Prud’homme. Difficile alors pour l’entreprise de répondre à leurs attentes ? Mais « est-ce vraiment le rôle de l’entreprise, de répondre à leurs attentes ? » s’interroge Maurice Thévenet. « Si vous interrogez un collaborateur le jour de son arrivée et 3 ans après sur ce qui lui plaise ou non dans son entreprise, ses réponses seront forcément différentes.  Ce discours sur les attentes c’est du marketing. Ce n’est pas là-dessus qu’on peut fonder un mode de management. Donner la possibilité aux gens de découvrir au fil du temps des choses qu’ils n’imaginaient pas : voilà comment répondre à leurs attentes », précise le professeur de l’ESSEC.

Talents

Aux « hauts potentiels » et autres « fast trackers » des années 90, les entreprises réfèrent désormais les « talents ». Un terme qui renvoie à celui de « guerre des talents », à cet environnement éminemment concurrentiel dans lequel les entreprises se battent désormais pour attirer les meilleurs. « Cela sous-entend l’idée de compétence rare, que les entreprises ne recherchent pas que des compétences mais bien des combinaisons de compétences rares. Un talent c’est quelqu’un qui ne peut pas se comparer aux autres, une pépite qui a quelques chose de spécial et d’unique », affirme Maurice Thévenet. Une notion qui s’avère aussi être un excellent booster d’ego pour des candidats de plus en plus singularistes, attendant des autres qu’ils reconnaissent ce en quoi ils sont uniques. Le professeur de l’ESSEC y voit aussi une  « référence à la Parabole des talents de l’Evangile. « Le talent se développe par soi-même, on ne peut pas développer le talent de quelqu’un. Le message des entreprises devrait donc plutôt être le suivant : c’est à vous de développer vos talents et à nous de créer le contexte favorable à le nourrir.»

Soft skills

Pas si neuves que ça les compétences douces ! Si avant on parlait plus de « développement personnel et professionnel », l’idée de nourrir ses compétences humaines, cognitives transverse et transférables est apprécié depuis longtemps en entreprise. « On observe toutefois un changement de paradigme. Si hier, les connaissances et les compétences dures restaient le critère dominant lors d’un recrutement, les soft skills ont depuis quitté cette image de « cerise sur le gâteau » indique Laure Bertrand, enseignant-chercheur et directrice Soft skills et Services pédagogiques transversaux du Pôle Léonard de Vinci. La faute au Nouveau Monde ! Car s’il y a encore quelques années, tout paraissait encore prévisible, on sait aujourd’hui que la rapidité des changements organisationnels et pédagogiques ne nous permettent plus de nous reposer sur ses lauriers de connaissances. S’adapter est essentiel, et pour ça il faut des soft skills ! ». Des talents naturels à travailler ou des compétences peu familières à adopter.

 Vision 360

La vision 360 implique que le manager a conscience d’agir dans un écosystème de pairs, de supérieurs hiérarchiques et de collaborateurs. Totalement aware, il regarde dans toutes les directions pour voir comment il est perçu de tous les côtés. Une notion liée à « l’idée qu’on n’est pas manager tout seul. Il s’avère donc essentiel de mieux se connaitre à travers la perception des autres », indique Maurice Thévenet. « Le manager n’est alors plus uniquement dans l’uniforme d’une fonction mais aussi dans le rôle d’une personne engagée dans sa fonction. »

Courage et exemplarité

Les vertus de la Grèce antique ! Un rappel fait à celles et ceux qui dirigent : c’est dans la manière dont ils se comportent que se joue le rôle du manager. Manager, ce n’est pas seulement mettre une casquette de chef, c’est aussi, si ce n’est surtout, incarner une ligne de conduite personnelle.

Bienveillance

Une notion intimement liée au bien-être au travail pour contrer les dysfonctionnements managériaux qui ont pu émailler ces dernières décennies. « C’est l’élément qui contre balance toutes les transformations, les nouvelles technologies et l’anxiété qu’elles ont généré chez les collaborateurs. L’art de manager devient indissociable du fait de vouloir du bien à ses équipe », précise Lionel Prud’homme. Attitude louable bien sûr, mais « à toujours prôner la bienveillance, on finit par développer des postures qui ne sont pas forcément souhaitables. Etre à l’écoute de ses collaborateurs vaut mieux que de vouloir la bienveillance à tout prix. Le bon manager est celui qui fait découvrir ses propres aptitudes à un individu. Et pour cela, il faut savoir l’écouter plus qu’il s’écoute lui-même. »

Manager, comment je m’y retrouve ?

Pour s’adapter à ces (plus ou moins) nouvelles attentes vis-à-vis du management, la clé est de « ne pas perdre pieds avec la réalité, de continuer à être en contact avec les gens qui font l’entreprise, tous les jours. Le « management walking around » s’avère en effet particulièrement vertueux. Flâner dans les lieux où se trouvent les équipes permet de prendre le pouls de l’entreprise, de connaitre ses acteurs et ainsi d’anticiper et de se sortir plus vite des situations de crise lorsqu’elles surviennent », conclut Lionel Prud’homme, directeur de l’IGS-RH Paris.

Ces expressions qu’on ne veut plus JA-MAIS entendre au bureau « T’as pris ta demi-journée » ? Une expression exaspérante (car souvent ironique) pour 93 % des salariés interrogés par l’agence d’intérim en ligne Qapa en avril dernier. Au top des expressions insupportables, on compte également : « asap », « je suis charrette », « mettre la pression » ou encore « prendre le lead ». En revanche, indifférence totale face aux « je te mets dans la boucle » et « je reviens vers toi », qui ponctuent désormais traditionnellement tout bon mail pro. Autres incontournables du bureau : « Bon courage » et « vivement le weekend »… pas très flatteur pour les employeurs !

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