La Chimie en plein renouveau

 

Située en amont de nombreux secteurs industriels, la chimie se caractérise par une grande diversité d’activités. Omniprésente dans notre vie quotidienne, elle est tournée vers l’innovation et fait appel à des profils de plus en plus qualifiés. Gros plans sur les secteurs les plus porteurs.

 

L’industrie chimique est le quatrième employeur industriel en France avec 7 % de l’emploi industriel. Si elle fait appel à tous les niveaux de qualification, les ingénieurs représentent 27 % des salariés de la branche. Un taux qui a plus que doublé en vingt ans. « La chimie est fortement demandeuse d’experts de niveau Bac+5 à Bac+8, assure Bernard Bigot, Président de la Fondation de la Maison de la chimie. Cela concerne la fabrication, l’environnement (gestion des déchets, eco-toxicologie), l’analyse (respect des normes), la réglementation (brevet et contrôle) et le secteur technico-commercial. » La filière doit faire face à de nouveaux défis en raison des matériaux de plus en plus complexes et de la compétition internationale. Pour Bernard Bigo, pas de doute, « des révolutions sont en train de s’accomplir. »

 

 

Les cosmétiques
L’hygiène et la cosmétologie appartiennent à un secteur à forte valeur ajoutée. Cette filière compte 175 000 salariés dont environ 20 % de cadres, des scientifiques pour l’essentiel. Elles recrutent notamment des ingénieurs développement-formulation qui cherchent des formules nécessaires à la création d’un produit et savent élaborer un protocole de recherche en épidémiologie et en recherche clinique. Ce secteur est friand d’ingénieurs du suivi technique des produits à la production.

 

 

Chimie verte, énergie et environnement
La chimie verte veille à l’équilibre entre l’environnement, l’économie et le social. Elle est en plein essor en raison de la raréfaction des énergies fossiles et va bientôt devenir l’axe prioritaire de la recherche et de l’industrie. Aujourd’hui, 5 % des matières premières en France sont d’origine renouvelable. D’ici à 2015, la chimie végétale représentera 15 % du secteur. Selon l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie, le nombre d’emplois dans le secteur des énergies propres (éolien, solaire photovoltaïque et thermodynamique, biomasse, énergies marines…) est passé de 120 000 en 2007 à 520 000 en 2012. Parmi les innovations fortes du secteur : les biocarburants dérivés de la biomasse (maïs, colza…), les bioplastiques (à partir de plantes biodégradables) et les matériaux isolants améliorés pour créer des habitations et des bâtiments à efficacité énergétique.Enfin, dans la filière environnement, les entreprises sont très demandeuses d’experts aux compétences multiples capables de contrôler l’impact de la production industrielle sur l’environnement et de faire respecter les réglementations sur la pollution. L’ingénieur environnement peut travailler au sein d’entreprises privées chimiques, pétrolières ou agroalimentaires, qui, sous le poids des nouvelles législations, développent leur département environnement.

 

 

L’industrie pharmaceutique
C’est une industrie extrêmement consommatrice de chimistes et d’hommes de procédés, notamment biotechnologiques. Les débouchés passent par des fonctions d’ingénieur de recherche ou de chimiste de recherche qui doivent notamment mettre au point des molécules nécessaires à la fabrication de médicaments.

 

La chimie en Chiffres
– 200 000 salariés dans ce secteur
– 2800 ingénieurs et cadres recrutés chaque année
– La France est le 2e pays producteur en Europe après l’Allemagne

 

F.B.