Avec environ 15 000 postes à pourvoir dans les banques en 2011 et à peu près autant dans l’assurance, le monde de la finance est riche d’opportunités pour les jeunes diplômés. Et si tous les métiers ne recrutent pas à même échelle, il y a incontestablement de belles carrières à y faire…

Coralie Rachet, directeur associé chez Robert Walters

Coralie Rachet, directeur associé chez Robert Walters

Amateurs des activités de risque, allez postuler dans les grandes banques, il y a de quoi faire ! Avec les nouvelles réglementation de type Bäle III et autres Solvency II, les besoins en techniciens sont forts pour les grands établissements financiers confrontés à des pressions réglementaires sans cesse plus exigeantes. C’est en tout cas ce qu’explique Antoine Biot, directeur associé au sein du cabinet de recrutement spécialisé Robert Walters : «Les métiers du risque sont en très fort développement. Avec de vrais ouvertures pour les jeunes diplômés et pour longtemps. Autres gisements, le conseil, les fusions et acquisitions ou encore les financements structurés.»

 

La reprise des embauches depuis neuf mois, un mouvement durable

Choc réglementaire, choc démographique aussi qui libère de nombreuses opportunités, développement commercial, les possibilités sont donc nombreuses pour les jeunes diplômés. « Les embauches ont globalement repris au début du second semestre 2010, reprend Antoine Biot. Et le mouvement de croissance semble durable. » Il n’y a qu’à voir les campagnes de recrutement de la Société Générale ou encore de BNP Paribas faites d’annonces pour des centaines de postes pour s’en convaincre. Aujourd’hui, la priorité est de nouveau de garnir les agences comme les salles de marché, même si les volumes dans ce domaine restent sensiblement inférieurs. Le défi technologique avec la montée en puissance continue d’internet et de la banque en ligne est également important qui rend indispensables les jeunes informaticiens aguerris aux techniques bancaires. Terminé les petits génies de l’informatique, bien connaître le monde de la finance est indispensable pour tirer son épingle du jeu.Pensez risque, pensez audit, les places sont à prendre.

Antoine Biot, directeur associé chez Robert Walters

Antoine Biot, directeur associé chez Robert Walters

L’audit interne, l’audit externe, d’excellents points de départ

Côté entreprises, les possibilités sont également nombreuses. « Parmi les fonctions qui recrutent, l’audit interne, souligne Coralie Rachet, également directeur associé chez Robert Walters. Pépinière classique des grands groupes, l’audit interne forme aux métiers, méthodologies et process, pour permettre ensuite de rejoindre de nouvelles fonctions. » Autres fonctions en quête de talents, la consolidation, la trésorerie, et l’environnement normatif. « Il faudra avant tout bien choisir son premier poste et savoir débusquer les opportunités qui donneront une vraie visibilité en interne et des possibilités d’évolution. » Outre les grands groupes, les PME sont aussi des options prometteuses pour les jeunes diplômés qui ont retrouvé le chemin des petites structures quand les grands groupes ne recrutaient plus. « Les PME ont réussi à attirer de nouveaux candidats qu’elles ne pouvaient pas faire venir vers eux auparavant. Elles ont aussi fait les efforts suffisants en ce sens. »
Autre point de départ prometteur, les postes en cabinets d’audit qui permettent par la suite de véritables carrières en banque ou au coeur des fonctions financières des grandes entreprises. Au fait, ne vous interdisez pas à penser à l’international. Si franchir la Manche, l’Atlantique, voire l’Asie entière ne vous effraie pas, tentez votre chance. Comme le souligne Antoine Biot : «la proportion de recrutement entre Paris et Londres est de 1 à 10.»

 

AT