Malgré la crise, la bancassurance reste le secteur privé qui recrute le plus de jeunes diplômés en France. Mais quels sont concrètement les rôles et la place des jeunes financiers dans cet écosystème aux multiples réalités ?

© Contrastwerkstatt - Fotolia

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UN CONTEXTE EN PROFONDES MUTATIONS
Secteur vital du paysage économique français, la bancassurance est aujourd’hui fortement impactée par l’accroissement des règlementations nationales et internationales, le développement des risques, la pression de la concurrence et des nouvelles technologies entre autres. En réaction à ces phénomènes, les jeunes cadres se tournent assez logiquement vers des leviers de création de valeur essentiels comme la satisfaction client, le contrôle interne, l’évaluation des risques, la déontologie, le conseil, l’expertise, l’innovation ou encore la conduite du changement. Si les commerciaux restent essentiels (il est indispensable de maintenir une relation de proximité avec le client), les financiers sont donc plus que jamais des fonctions pivots dans la bancassurance d’aujourd’hui.

 

DES CARRIÈRES ET DES STRUCTURES PLURIELLES
Un secteur qui concerne aussi bien la banque de détail et en ligne, que des géants mondiaux de l’assurance, des courtiers indépendants, des réassureurs, des professionnels de la protection sociale et des experts de la finance de marché (banque d’investissements, brockers, sociétés de bourse, sociétés de gestion,…). « Quand on évoque la bancassurance, on pense naturellement à une dizaine de grandes entreprises internationales incontournables. Mais il ne faut pas oublier la multitude de PME financières très actives à l’international et qui évoluent dans l’affacturage, le rachat de crédit, le courtage, la gestion d’actifs, la gestion de fortune,…» indique Vincent Picard, associé Fed Finance, Banque, Assurance et Finance de marchés. Des structures plus agiles aptes à répondre à l’émergence permanente de nouvelles activités, de nouvelles approches métiers ou de nouveaux produits comme les « pierre-papier » (placements financiers basés sur l’immobilier) ou le crowdfunding.

 

QUELS MÉTIERS ?
« Vendre et prendre soin du client est vital dans la bancassurance : la fonction commerciale reste donc le nerf de la guerre. Les phénomènes d’intensification et de complexification des règlementations ouvrent aussi à de beaux débuts de carrières dans les métiers liés à la compliance, au contrôle interne et au risque. » Passionnants, les métiers du risque gagnent en effet à être connus. Jouant une fonction d’expertise et de seconde opinion réputée pour son indépendance, les financiers professionnels du risque challengent les opérationnels et aiguillent la DG dans une optique de progression de l’entreprise. Ils questionnent les chiffres et les mettent en perspective pour en imprégner le business : ils sont une voix écoutée dans l’entreprise.

 

LES CLÉS POUR BIEN DÉBUTER SA CARRIÈRE
LA MOBILITÉ. Rejoindre la bancassurance c’est s’ouvrir à des carrières variées et évolutives dans un contexte économique et règlementaire mouvant : il faut faire preuve d’adaptabilité et d’agilité.
LES SOFT SKILLS. Les profils de niveaux Bac +4 et plus sont extrêmement nombreux dans la bancassurance : si un haut niveau de qualification est devenu la norme, « ce qui fait la différence d’un jeune diplômé c’est son envie de faire, d’apprendre et d’apporter » insiste Vincent Picard.
LES LANGUES. « Au-delà d’une langue, ce que cherchent les entreprises c’est une capacité à se confronter à d’autres cultures. Dans certains cas, elles ne demandent pas seulement à leurs collaborateurs de parler anglais mais aussi de penser en anglais. » Dans tous les cas, une seconde langue vivante (espagnol, allemand, chinois) est très appréciée.

 

CW.