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Dans une économie dont la croissance se fonde de plus en plus sur les technologies et l’innovation, les ingénieurs performent dans tous les secteurs de l’économie et dans tous les types de responsabilités, du chef de projet à l’expert technique jusqu’au DG. Gérard Duwat, Président de l’Observatoire des Ingénieurs (IESF) nous en dit plus.

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Un portrait aux multiples visages
L’ingénieur français du 21ème siècle est assurément un ingénieur en 4D !  » On le trouve partout : dans tous les secteurs économiques, dans toutes les responsabilités (de l’expertise technique la plus pointue aux responsabilités managériales les plus élevées), dans tous les coins du globe et dans toutes les structures (de l’entreprise individuelle aux plus grandes groupes).  » Cette multiplicité des carrières, Gérard Duwat l’attribue notamment à la formation dispensée dans les écoles d’ingénieurs qui permettent à leurs élèves de se construire une compétence indiscutable au plan scientifique et technique tout en s’ouvrant à de nombreuses disciplines permettant à chaque ingénieur d’aller à la rencontre d’opportunités métiers tous azimuts.

 

Conduire l’innovation sous toutes ses formes
Un élargissement des compétences qui va de pair avec une préparation résolument tournée vers l’innovation et l’international.  » Les ingénieurs sont les plus grands transformateurs du monde. Non seulement parce qu’ils sont porteurs de connaissances techniques et technologiques importantes, mais aussi parce qu’ils sont préparés à conduire toutes les phases du processus innovant. Les écoles les inscrivent de plus en plus dans un environnement de travail multiculturel et pluridisciplinaire. Certaines d’entre elles ont par exemple mis en place des ateliers de co-design où les élèves travaillent en collaboration étroite avec des experts en design, marketing, architecture,… Des outils qui leur permettent d’apporter des solutions globales à la transformation du monde. « 

 

Le succès de la formation à la française
Est-ce à dire que le succès de l’ingénieur français résiderait dans sa polyvalence ? Pour Gérard Duwat, il serait en effet du à l’ouverture qui imprègne de plus en plus les formations.  » La France propose une formation unique au monde qui allie un socle de compétences techniques et technologique très fort et une ouverture réelle et concrète à l’entreprise. C’est sans aucun doute cette capacité,acquise très en amont, de compréhension, d’analyse et de résolution de problèmes complexes qui est appréciée des recruteurs en France et à l’international.  » Une ouverture considérable qui devrait d’ailleurs être favorable à une plus grande féminisation du métier d’ingénieur.  » Même si IESF s’engage profondément pour casser les stéréotypes, ce n’est malheureusement pas encore assez le cas « , attendent avec impatience dans tous les métiers, du centre de recherche à la chimie en passant par l’informatique et les services.  » De quoi susciter des vocations !

 

Chiffres clés
La France diplôme près de 37 000 ingénieurs chaque année
1 ingénieur sur 2 a moins de 37 ans
1 jeune homme sur 17 de moins de 30 ans et 1 jeune femme sur 48 de moins de 30 ans est ingénieur
Les femmes représentent 21 % des ingénieurs
15.5 % des ingénieurs travaillent à l’étranger (57 % en Europe)
100 000 ingénieurs ont été recrutés en 2013
Le salaire médian annuel s’élève à 55 200 €, avec une moyenne brute annuelle des salaires de 66 350 €
Les ingénieurs avant tout présents dans : l’étude / recherche / conception (35.1%), la production et les
fonctions connexes (21.2 %) et les SI (14.7 %)

 

CW.

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