JP Hautier

Jean-Paul Hautier, directeur d'Arts et Métiers ParisTech

Question compétences
La formation de nos étudiants aux projets les oblige à travailler en équipes, en mode pluridisciplinaire, ce qui les amène à échanger avec des personnes d’obédiences diverses et à renforcer ainsi leurs facultés d’adaptation et d’autonomie.

La panacée !
Pratiquement le quart de nos anciens travaillent dans le secteur des transports qui demeure un domaine très attractif, un peu « magique ». Ils y exercent en particulier le métier d’ingénieur d’affaires qui sert d’interface entre le client, le bureau d’études et les fournisseurs ; il s’agit en quelque sorte d’un maître d’œuvre.

 

« Le secteur de l’énergie recouvre tous les domaines de ce type d’activité »

Si certains ont été embauchés dans des entreprises émergentes qui fabriquent par exemple un type d’éolienne particulier, la plupart sont recrutés par sociétés multinationales comme EDF, Suez ou Areva. Nos diplômés affectionnent particulièrement les postes en R&D et maintenance.

 

12% pour le  BTP
Il constitue le troisième grand secteur de nos diplômés. Leur formation Arts et Métiers les amène le plus souvent à être ingénieur d’affaires car le BTP est très pluridisciplinaire.

 

Le Conseil à 7,5%, c’est nouveau !
Contrairement à autrefois, les ingénieurs intègrent beaucoup tôt les cabinets conseil. Embauchés comme juniors, ils apprennent le métier en assistant un senior, ce qui tonifie leur carrière.

 

Commentaire
S’il l’on trouve un grand nombre de PME intégrés par nos ingénieurs de fabrication dans le secteur sciences du vivant, la grande distribution les accueillent au niveau des centrales d’achat.

 

« Les ingénieurs Arts et Métiers reçoivent une formation très concrète assortie d’une dimension scientifique de haut niveau en  relation avec les grands défis du monde à venir, ce qui les met immédiatement  en situation de devenir  des ingénieurs experts dans les projets  innovants à dimension internationale »

La finance également
En dernière année, certains de nos étudiants choisissent de suivre une formation à la « gestion des risques et à la décision en situation incertaine », ce qui leur offre des débouchés dans le secteur de la banque et de l’assurance qu’ils peuvent également intégrer dans le cadre des marchés financiers.

 

A noter
– 22% de nos diplômés travaillent hors de France. (emplois et VIE)
– 1/5ème des ingénieurs travaillent en R&D, tous secteurs confondus.

 

Au plus haut de l’échelle
Si les diplômés trouvent un emploi dans les 4 mois qui suivent leur sortie, une partie d’entre eux complète leur formation par des MS ou MBA en management. De fait, on en trouve dans les postes de direction de toutes les grandes sociétés comme EADS, ou EUROCOPTER, par exemple. Une étude est en cours pour dénombrer les diplômés qui accèdent à ce niveau de hiérarchie.

 

A savoir
Nous menons une politique forte d’entrepreneuriat, notre filière d’expertise « Création et reprise d’activité » y étant dédiée. Chaque année, une vingtaine d’étudiants créent leur start-up en sortant de l’école.

 

Patrick Simon