Afin de comprendre les aspirations de ses futurs diplômés ingénieurs, l’ISEP a interrogé 6 de ses élèves du cycle ingénieur, qui ont tous réalisé au moins un stage en entreprise.

 

© ISEP

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William Ruggiero, actuellement président de JuniorISEP, la junior entreprise de l’école, conscient de la réalité d’une économie en crise, est pragmatique dans sa vision de la vie après l’école.
« Etant donné la conjoncture économique actuelle de notre pays, je dirais que le rêve de tout ingénieur, pas seulement ISEPien, serait de trouver rapidement un travail stable en sortie d’école. Le contact avec les entreprises, au cours notre cursus à l’ISEP, nous fait nous poser les bonnes questions et permet ainsi de comprendre la signification du mot « métier » et bien évidemment de comprendre le fonctionnement des entreprises. Ma carrière idéale allierait les différentes compétences qui m’attirent le plus aujourd’hui, à savoir les systèmes d’informations, la finance et l’audit. En somme, un métier que j’aurais choisi, en France, à proximité de ma famille et de mes proches, car la vie privée est très importante à mes yeux, un gage d’équilibre et de stabilité. »

 

Jean-Baptiste Watenberg, consultant pour JuniorIsep, s’oriente vers une carrière technique.
« Je pense suivre une carrière orientée vers l’expertise technique en ingénierie logicielle. J’envisage de commencer ma carrière au sein d’un grand groupe international afin de développer des compétences de gestion de projet d’envergure et en technique de développement pouvant impacter plusieurs milliers d’utilisateurs. Je souhaiterais rester en France si possible mais je n’hésiterai pas, si cela est nécessaire, à postuler à un poste aux Etats-Unis par exemple. Ces décisions ne devront cependant pas empiéter sur ma vie privée. »

 

Fiona Hodzic, actuellement présidente du BDE (Bureau des Elèves) et en stage comme ingénieur d’études chez VisionIT, rêve d’entreprenariat à l’échelle internationale.
« Mon but clairement est de créer mon entreprise. Je l’ouvrirais à l’international ce qui signifie que je serai continuellement en déplacement et donc que je voyagerai énormément. C’est un critère très important pour moi, plus que la vie privée que je considère secondaire pour le début de ma carrière car c’est dans nos premières années d’expérience professionnelle qu’il faut tout donner. »

 

Loïc Divad, consultant pour Junior ISEP et apprenti ingénieur Business Intelligence à la Société Générale, vise un poste de consultant pour tester plusieurs environnements de travail rapidement.
« J’aimerais beaucoup commencer ma carrière dans un cabinet de consulting. Le statut de prestataire permet de voir énormément de sujets en peu temps et donc une montée rapide d’expérience pour les nouveaux. Ce sont des entreprises où l’on bouge beaucoup, car je ne veux pas, après toute ces études, tomber dans une routine. En ce qui concerne mon lieu de travail, j’aimerais commencer en France et rejoindre par la suite un groupe international, en espérant, après un certain temps, avoir des opportunités de missions à l’étranger. »

 

Kevin Liagre, en apprentissage chez DCNS depuis novembre 2012, souhaite aussi devenir entrepreneur.
« Je souhaite devenir entrepreneur dès la sortie de l’ISEP. Bien que la France ne semble pas le pays idéal pour entreprendre, je pense malgré tout rester ici pour des raisons personnelles.
 Mes 3 années d’apprentissage au sein d’une grande entreprise, DCNS, m’ont montré que ce cadre ne me convenait pas, d’où mon choix de ne pas me faire embaucher en sortie d’école mais plutôt de monter ma boîte. Concernant le ratio vie privée/vie professionnelle, je ne me fais pas d’illusion sur les sacrifices que je devrai faire pour réussir ».

 

Nils Haëntjens, qui revient d’un stage sur la goélette scientifique Tara, rêve de faire de la recherche en lien avec sa passion, les océans.
« Je souhaite lier ma passion pour les océans et mon intérêt pour les systèmes embarqués et les nouvelles technologies. Mon but est d’appliquer mes compétences d’ingénieur dans la recherche en océanographie. Je pars d’ailleurs bientôt à l’Université du Maine (États-Unis) pour y effectuer un Master en océanographie en tant qu’étudiant chercheur avec une bourse de la NASA. »

 

Les élèves ISEPiens interrogés sont tous conscients que le monde du travail qui les attend est exigeant et que les premières années de leurs carrières sont décisives. Ils n’ont cependant pas de souci à se faire, étant donné que l’école a un taux d’insertion record puisque 100 % de ses diplômés trouvent un emploi en moins de 3 mois, la plupart encore plus rapidement. Trouver un bon équilibre avec la vie privée ne semble pas les inquiéter outre mesure, l’envie de réussir prenant le dessus.
Chaque année, l’ISEP observe chez ses élèves une montée de l’envie d’entreprendre et des dizaines de startups, lancées par des ISEPiens, ont vu le jour et réussissent. L’école n’y est pas pour rien puisqu’un véritable circuit dédié à la création d’entreprise est proposé en parallèle de leurs études d’ingénieurs (grâce notamment à un module sur le sujet, le partenariat avec l’incubateur d’Arts et Métiers ParisTech et l’accès à ISEP Business Angels).

 

Par Emmanuelle Vatel, Chargée de communication / ISEP