Crédit Agricole CIB occupe une place de leader en matière de financements structurés. Une activité passionnante, multisectorielle, exercée par des professionnels dont l’expertise est reconnue dans le monde entier. Rencontre avec Alain Fanaie, co-responsable mondial de l’activité Ressources naturelles, infrastructures et électricité au sein du pôle « Structured Finance »

Alain Fanaie, co-responsable mondial de l'activité Ressources naturelles, infrastructures et électricité au sein du pôle « Structured Finance »

Que recouvrent vos activités au sein du pôle « Structured Finance » chez Crédit Agricole CIB ?

La population mondiale augmente chaque année de 70 millions d’êtres humains. Or, les hommes ont besoin de se nourrir, se loger, se chauffer, se soigner, se déplacer… Cela nécessite la construction d’hôpitaux, d’universités, d’autoroutes, de ponts, de ports, de centrales électriques, de raffineries… Notre activité consiste à financer ces gigantesques projets pour permettre leur réalisation. Nous sommes acteurs de l’économie réelle et contribuons ainsi à l’amélioration de la qualité de vie. Nos métiers consistent à structurer ces opérations qui peuvent atteindre plusieurs centaines de millions de dollars. Pour cela, nous devons étudier l’ensemble des paramètres de risques afin de juger de la faisabilité des projets et ensuite proposer les meilleures solutions de financement.

Quels sont vos principaux atouts ?

Historiquement, Crédit Agricole CIB a une implantation internationale très forte grâce à sa présence dans plus de 50 pays dans le monde. Les financements structurés sont une activité que nous exerçons depuis trois décennies, ce qui nous permet de garantir une réelle expertise ainsi qu’une continuité dans l’accompagnement des entreprises et de leurs projets. Nous sommes reconnus pour notre fiabilité et notre leadership. En effet, nous sommes 1er chef de file mondial en nombre de transactions réalisées en financement de projets en 2010 (Source Project Finance International).

Vous avez l’air passionné par votre métier, comment expliquez-vous cet engouement ?

Ce qui est passionnant, c’est que nous sommes au cœur de tous les enjeux économiques et géopolitiques. L’analyse des risques est la clé de voûte de notre métier, qu’ils soient politiques, climatiques ou liés à l’évolution des prix des matières premières, aux variations de taux… Pour appréhender notre exposition aux risques et celle de nos clients, nous sommes connectés en permanence à l’actualité du monde. Par exemple, quel sera l’impact de l’instabilité politique des pays du Moyen-Orient sur la raffinerie que nous finançons en Arabie Saoudite, un projet de 13 milliards de dollars ? Quelles sont les répercussions des récentes inondations en Australie sur le prix des matières premières comme les céréales et le charbon ? Il faut être toujours en veille, suivre les risques « comme du lait sur le feu », c’est très stimulant !

Quelle est la place des juniors dans ces métiers d’experts ?

Nous accordons une réelle place aux jeunes dans nos équipes. Nous sommes 160 collaborateurs au sein du département Ressources naturelles, infrastructures et électricité et accueillons actuellement 22 stagiaires, alternants et VIE. Pour vous donner un exemple concret, en 2010, nous avons recruté 4 stagiaires et un VIE qui avaient démontré leur implication et leur motivation au cours de leurs missions.Et quels sont les profils que vous recherchez ?

L’idéal est de conjuguer une formation technique, d’ingénieur ou de mathématicien, et une formation ouverte aux cultures comme Sciences Po par exemple. Il faut avoir un esprit analytique, savoir se montrer patient, être curieux et maîtriser plusieurs langues, l’anglais étant un prérequis. Il s’agit d’un métier mondial, qui peut offrir de réelles possibilités de mobilités. Quand un jeune diplômé intègre notre département, c’est généralement en qualité d’analyste. Il devient ensuite « Associate », puis, après quelques années, il peut évoluer vers des fonctions plus commerciales, devenir chef d’un projet dans un pays donné.

« On touche à tous les aspects d’un projet en tant que junior»

Jérémi Martin, "Associate" (HEC 2009)

Jérémi Martin (HEC 2009) a été engagé en octobre 2009 comme «Associate» dans l’équipe « Electricité » au sein du pôle « Structured Finance » chez Crédit Agricole CIB. « J’ai choisi cette banque pour sa po- sition de leader dans le secteur des ressources naturelles, des infrastructures et de l’électricité. J’avais également eu de bons échos sur l’ambiance qui règne dans ce département. Ici, on investit sur les juniors grâce à une réelle politique d’intégration et d’évolution. Les managers sont très disponibles et on apprend beaucoup au contact de véritables experts du métier. Mes deux années d’expérience acquises grâce à mon stage de césure en financement de projet et mon VIE à Dubaï dans le secteur de l’énergie m’ont par ailleurs permis de travailler rapidement sur divers aspects des projets financés par la Banque. Même s’il faut des années d’expérience pour pouvoir être totalement autonome sur une transaction, ici on touche à tous les aspects d’une opération en tant que junior : modélisation financière, technique, juridique, etc. Nous avons beaucoup de libertés tout en étant toujours bien encadrés. C’est à nous de faire nos preuves. »

« Si je devais donner un conseil à des étudiants, je les encouragerais à tester des secteurs différents au cours de leurs stages et à ne pas s’arrêter aux métiers qui sont traditionnellement mis en avant comme le conseil ou les fusions et acquisitions. Avant de m’intéresser au Financement de projets, je n’en avais jamais entendu parler dans mon école. Il faut bien se documenter, c’est primordial ! Et puis, si vous êtes déterminé, il ne faut pas hésiter à faire acte de candidature spontanée, c’est comme cela que j’ai été recruté ! »

eve.troja@ca-cib.com
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