Olivier Le Fournier, Directeur général, Paris Executive Campus

Olivier Le Fournier, Directeur général, Paris Executive Campus

Comment vont évoluer les relations de NEOMA Business School avec les entreprises ?
NEOMA Business School est issue d’entités existantes qui entretenaient déjà des liens étroits avec les entreprises. Avec cette fusion, ces relations évolueront de manière significative car nous en profiterons pour revisiter nos modes opératoires avec les entreprises. En effet, lorsqu’on aborde la problématique de la relation avec les entreprises, on pense le plus souvent aux stages, à la progression de l’apprentissage, aux enseignements dispensés par des professionnels, au tutorat, aux partenariats de recherche ou encore au premier emploi. Avec notre nouvelle Ecole, nous souhaitons aller encore plus loin, notre ambition étant véritablement d’être reconnue comme le partenaire privilégié des entreprises.

 

Pourquoi les entreprises sont-elles prépondérantes dans la stratégie de l’Ecole ?
Il existe des interfaces nombreuses qui font que chacune des écoles se trouve dans une relation parcellaire. L’enjeu d’une telle fusion est de faire fonctionner l’ensemble de nos services de façon harmonieuse. A partir du moment où nous avons trois campus bien spécifiques – Reims, Rouen et Paris –, il est nécessaire de les mettre en transversalité afin d’offrir une palette complète de services aux entreprises. In fine, c’est l’entreprise qui achète notre capacité à former des leaders fiables, compétents, responsables et capables de s’adapter aux évolutions du monde de demain en manageant avec succès les entreprises qui les emploieront. Dans ces conditions, nous leur offrons des leaders qui accompagneront les changements organisationnels de leurs entreprises quels que soient les situations rencontrées.

 

« Avec ses trois campus et sa dimension internationale, NEOMA Business School place les entreprises au coeur de sa stratégie, pas seulement comme un partenaire classique mais dans le cadre d’une offre globale de services interactifs entre l’Ecole et les organisations. »

Quels sont les axes majeurs que vous allez développer dans ce type de relation ?
La dimension que nous souhaitons apporter à la relation entreprise sera couplée avec l’Executive Education. Pour ce faire, nous allons travailler en collaboration avec nos collègues directeurs généraux-adjoints à l’aide d’un outil CRM dédié à la relation entreprise. L’objectif sera de bien comprendre et maitriser les cycles de vie des relations entreprises pour adapter notre comportement et notre offre de services et de formations avec chacune d’entre elle. Les équipes de chaque campus travaillent depuis plusieurs mois ensemble. C’est un point essentiel car la réussite de notre Ecole passera aussi par le management qui se bâtit sur des relations humaines. En effet, nous allons continuer à échanger et coopérer afin de se mobiliser autour du même objectif. La première façon de démontrer que nous sommes des éducateurs du management consiste à placer les entreprises au coeur de notre stratégie et d’acquérir nous-mêmes un comportement d’entrepreneur. Il y a 5 ans, les écoles avaient peur de la concurrence des cabinets de consulting. Aujourd’hui, si  les écoles de commerce ont acquis les bonnes pratiques des consultants, elles maîtrisent également le terrain académique et la recherche qu’elles doivent être capables d’appliquer aux enjeux actuels de l’entreprise pour que le challenge soit gagnant.

 

Le campus parisien de formation est-il un vecteur important de cette démarche ?
Si notre implantation parisienne a été considérée lors de sa création comme un site d’executive education, elle devient aujourd’hui le campus parisien de l’Ecole. Ainsi, les deux MBA full time, dont les enseignements sont jusqu’à présent dispensés l’un à Reims, l’autre à Rouen vont fusionner à Paris dès 2014.

 

Un exemple…
…de l’entreprise « au coeur » de la stratégie de NEOMA Business School : le credo de notre Directeur général, Frank Bostyn, est d’affirmer que, dans l’Ecole, les axes de recherche n’ont de sens que s’ils sont au service de l’entreprise.

 

Patrick Simon