Mathilde Siccardi, 21 ans, est élève-ingénieur à l’ICAM apprentissage de Toulouse en 2ème année de cycle ingénieur. Cette brillante demoiselle qui, en plus de son accent du Sud n’a pas sa langue dans sa poche, nous a expliqué son ressenti par rapport à la vie associative. Un parcours qui l’a amenée aujourd’hui à présider le Bureau Régional des Elèves Ingénieurs de Midi-Pyrénées.

 

Mathilde, peux-tu nous raconter les débuts de ton engagement dans le tissu associatif de ton école et le parcours effectué depuis ?

Mathilde Siccardi
Mathilde Siccardi

J’ai tout d’abord débuté mon engagement dans le milieu associatif quand j’étais étudiante à l’IUT Génie Mécanique et Productique, où je me suis occupée d’organiser les Journées Portes Ouvertes ainsi que les stands de mon établissement sur les salons et dans des lycées. Cela m’a beaucoup plu de pouvoir rencontrer des gens et de me sentir utile pour d’autres étudiants ou lycéens. Puis quand je suis entrée à l’ICAM apprentissage, j’ai tout de suite voulu faire partie du Bureau Des Elèves (BDE) afin de pouvoir contribuer à la vie du site mais également pour répondre aux demandes des étudiants. Entre temps, le chemin n’a pas été de tout repos ! J’ai pris connaissance de l’existence du Bureau Régional des Elèves Ingénieurs (BREI) de Midi-Pyrénées il y a maintenant un an et demi. L’idée d’aller à la rencontre des étudiants d’autres écoles et de mutualiser nos idées et nos connaissances entre les différents BDE m’a énormément plu. Le Bureau National des Elèves Ingénieurs (BNEI) m’a également donné l’occasion de le faire avec ceux de toute la France étant donné qu’une Assemblée Générale de l’association était organisée à ce moment là. C’est à partir de ce week-end que je me suis investie dans le BREI.

 

Cet engagement t’a-t-il déjà servi dans d’autres situations au cours de tes études ou lors de ton apprentissage ?
Mon expérience associative me sert beaucoup dans les périodes où je suis à l’école. Dans l’associatif, on acquiert très vite une assurance lors des prises de parole en public. Mais plus généralement, l’expérience acquise grâce à mes différents mandats m’aide énormément dans chaque travail où je dois exercer un rôle de manager. De plus, le BNEI nous donne la chance de nous former régulièrement afin que l’on soit compétent dans ce domaine.

 

Etre une femme dans l’associatif : est-ce un avantage ou un inconvénient ?
Etre une femme dans l’associatif ingénieur n’est ni un avantage ni un inconvénient ! Généralement, les discussions sont plus calmes lorsqu’une femme y est impliquée. De plus, dans certains milieux d’ingénieurs, les femmes étant « rares », les personnes extérieures sont surprises mais apprécient néanmoins que le monopole ne soit pas détenu uniquement par les hommes. Cependant, certaines fois il est difficile d’être une femme dans le milieu associatif, notamment ingénieur, puisque malheureusement nous ne sommes pas toujours prises au sérieux par certains de nos collègues…

 

As-tu des souvenirs inoubliables grâce à l’associatif ? T’imagines-tu toujours dans une structure associative après la fin de tes études ?
Je citerai sans hésiter l’anniversaire des 150 ans d’utilité publique d’Ingénieurs Et Scientifiques de France (NDLR : IESF est l’association regroupant les ingénieurs et scientifiques actifs ou retraités). Cela a eu lieu à Matignon en novembre 2010 où j’ai eu la chance de représenter les élèves ingénieurs via le BNEI. Sinon, lorsque je finirai mes études, je pense m’investir dans l’association des Anciens de l’ICAM afin d’apporter ma voix de jeune diplômée et de travailler sur des sujets qui me tiennent à coeur ! Je suis déjà en train de réfléchir aux possibles thématiques à aborder !

 

Contact :

B.N.E.I : Bureau National des Elèves Ingénieurs
Président : Guillaume PERRIN
14, Passage Dubail, 75010 Paris
Tel : 06.82.20.74.02
Mail : contact@bnei.org
Nombre d’élèves ingénieurs : 130 000