Christian Lerminiaux, directeur de Chimie ParisTech et président de ParisTech nous livre sa vision alors que le groupement fête ses 20 ans. Il évoque ce qui unit les membres : formations d’excellence à la française, rayonnement à l’international, relations avec les entreprises, recrutements d’élèves, engagement en faveur de la diversité. Une communauté d’intérêts qui donne tout son sens à ParisTech.

 

Christian Lerminiaux © Chimie ParisTech

Christian Lerminiaux © Chimie ParisTech

Le ciel s’éclaircit pour ParisTech ?

Longtemps, le débat a été de savoir si ParisTech était un établissement. Aujourd’hui la réponse est claire, c’est non ! L’EPCS a été dissout en 2015, ParisTech est abrité par la Fondation ParisTech. Nos écoles font par ailleurs partie d’établissements, Université Paris-Saclay, PSL, Hesam, Université Paris-Est, IPParis, pour lesquels l’organisation géographique a primé. ParisTech devient une association d’écoles d’ingénieurs qui recrutent au meilleur niveau et participent à des regroupements régionaux.

L’international, un grand atout de ParisTech ?

Nous avons 45 accords de coopération actifs dans nos pays cibles : Brésil, Colombie, Chine et Russie. En 2018, nous avons aussi signé 4 accords avec des universités iraniennes. Depuis 20 ans, ParisTech s‘est affirmé comme un puissant levier pour rayonner à l’international et recruter des profils de haut niveaupour nos formations.

Mais aussi au travers d’implantations à l’étranger ?

ParisTech est impliqué dans trois Instituts franco-chinois à Shanghai, Pékin et Wuhan. Ils sont la manifestation de l’attractivité de la formation d’excellence d’ingénieurs à la française. Nous réfléchissons à d’autres implantations sous la marque ParisTech.

Et d’un dispositif de mobilité, les semaines ATHENS ?

Le réseau ATHENS existe depuis plus de 20 ans et réunit 15 partenaires européens. Deux fois par an, 2 000 étudiants vont passer une semaine dans un autre établissement. Les écoles de ParisTech en accueillent 800.

Vous venez justement dévoiler un projet d’université européenne avec des partenaires d’ATHENS ?

4 écoles de ParisTech et 5 institutions du réseau ont déposé le 27 février 2019 le projet d’université européenne EELISA (European Engineering Learning Innovation Science Alliance). L’objectif est de créer un diplôme d’ingénieur européen, de favoriser la diversité et la mobilité.

Comment se manifeste l’engagement de ParisTech en faveur de la diversité ?

En allant à la rencontre des jeunes, en montrant que c’est possible, en accompagnant. Cela dans le cadre de l’Institut Villebon-Charpak dont 25 % des élèves intègrent une école de ParisTech, et de nos dispositifs labellisés Cordées de la réussite. Notre enjeu est de changer d’échelle pour accélérer l’ouverture sociale, et cela se fera ensemble. Nous partageons aussi nos pratiques en direction des jeunes-filles en faveur de plus de mixité ou contre le harcèlement.

Vous échangez aussi sur le recrutement d’étudiants ?

Au-delà de l’appartenance à des banques de concours communes (Mines-Ponts, CentraleSupélec et Polytechnique), nous réfléchissons ensemble aux formats de concours pour recruter en L3 et M1, et sur les universités cibles.

Au plan pédagogique enfin, que faites-vous ensemble ?

Nous évoquons les contenus de demain, par exemple tout ce qui concerne la RSE et l’éthique, la place de la recherche et la poursuite en thèse. Nous avons monté le programme Racine de formation sur les pédagogies innovantes pour nos enseignants-chercheurs. Nous formons 100 enseignants par an à la gamification, la conception de QCM, la classe inversée… Nous échangeons sur un autre aspect commun et force de nos écoles, les relations entreprises et leur impact sur la pédagogie, les stages, les projets. Nous avons enfin une convention d’échange intra ParisTech qui a concerné une centaine d’élèves en 5 ans.

 

Les écoles de ParisTech en 2019

Chimie ParisTech

Ecole des Ponts ParisTech

ESPCI

Institut d’Optique Graduate School

Arts et Métiers ParisTech

AgroParisTech

MINES ParisTech

Les 3 écoles membres d’Institut Polytechnique de Paris quittent le groupement

ENSTA

Télécom

ENSAE