La réputation de l’EDHEC Business School n’est plus à faire, et son excellence se reflète dans les classements mondiaux. Michelle Sisto, directrice du PGE et des MSc, lève le voile sur quelques secrets de cette performance.

 

Si la stratégie de l’EDHEC n’est pas orientée vers les classements, l’institution en tient compte comme tous les acteurs du supérieur. La valeur de figurer dans un palmarès est limpide pour la directrice : « c’est une confirmation d’un rang international, et tel un premier filtre, il nous fait entrer dans le spectre de considération des candidats à travers le monde ». L’EDHEC est positionnée mondialement depuis des années en finance (en 2018, 5 écoles françaises trustent d’ailleurs le top 5 du FT pour les Masters en finance) mais aussi pour son Master en management, et dans d’autres disciplines comme le droit des affaires et l’entrepreneuriat.

Nécessité ne signifie pas manque de vigilance

Aucune ambiguïté donc sur la nécessité de figurer dans ces hit-parades du sup’ ! Chaque année l’école (ou l’un de ses programmes) est classée plus de 50 fois. Une personne est dédiée aux palmarès depuis 2015. Mais Michelle Sisto prévient, « nous sommes très attentifs à ce que ce soient des classements qualitatifs. Et il nous est arrivé de refuser de répondre pour des raisons éthiques (visées commerciales) ».

Une référence au-delà du monde académique

« Le classement du FT est important pour l’EDHEC en vue de se positionner comme une des meilleures business schools et d’attirer les meilleurs candidats étudiants et chercheurs du monde, et même des entreprises. » La directrice a même constaté que deux fonds utilisent les classements comme critère pour attribuer des financements. Le fonds arménien de la Luys Foundation, accorde des bourses sur la base du classement de Shanghai, tandis que le fonds Prodigy Finance s’appuie sur le nouveau classement du FT pour accorder prêts pour des MBA.

Ne pas se tromper de critère

Michelle Sisto insiste sur le fait d’être conscient des critères de ces palmarès. Par exemple, ceux du FT portent à 50 % sur les salaires des diplômés. « Or, notre mission n’est pas de former des personnes qui gagnent bien leur vie ! L’EDHEC est d’abord mue par l’ambition de former des esprits agiles et épanouis au niveau pro comme perso. » Et d’insister, « les accréditations sont des labels qualitatifs bien supérieurs pour nous, et parfois d’ailleurs aussi pris en compte dans les classements, comme celui du FT ».

Les classements, reflet d’une stratégie gagnante pour SKEMA