« Dans un marché mondial asymétrique et atomisé où les frontières disparaissent et où l’hybridation et la disruption techno-scientifique deviennent légion, la mission d’une école est d’aider son environnement à progresser ». C’est dans cette perspective que Bernard Belletante, directeur général d’emlyon business school a dévoilé le plan stratégique « early makers 2023 » le 19 janvier 2018. Coup de projecteur sur ses principales ambitions.

 

Un early maker : quèsaco ?

S’inspirant du mouvement américain des « makers », emlyon a pour ambition de s’imposer plus que jamais comme une école de « faiseurs », une école qui développe des modes pédagogiques reliant les mondes dans une pensée positive et bienveillante. Une école faite par et pour des jeunes « qui ont un temps d’avance et comprennent les ruptures, activent des communautés, collaborent, partagent, portent des valeurs, apprennent de l’action et privilégient le passage à l’acte ».

Donner les compétences pour saisir les opportunités

Alors qu’on « ne connait pas 85 % des jobs qui existeront dans 5 à 10 ans », emlyon mise sur l’évolution et l’hybridation des compétences. « Dans l’éducation de demain, la capacité à apprendre vite et à s’approprier les nouveaux savoirs et les nouvelles pratiques, sera cruciale », affirme Bernard Belletante. Dans son plan quinquennal, l’école s’est ainsi donné pour mission de « développer les compétences des individus pour qu’ils réussissent leur épanouissement personnel et professionnel tout au long de leur vie, en étant des acteurs influents et efficients au sein d’organisations responsables et compétitives ». Elle travaille pour cela sur deux dimensions : la transformation permanente des individus et des organisations et l’affirmation d’un « hub de plateforme de communautés apprenantes ».

 

« Non au pessimisme dans l’enseignement supérieur ! Nous ne sommes pas dans un gouffre mais face à d’extraordinaires opportunités. Changeons notre mindset et regardons avec les entreprises comment répondre à leurs besoins »

Bernard Belletante, directeur général d’emlyon business school

« The early makers mindset »

C’est d’ailleurs dans cette optique que l’école mise plus que jamais sur l’innovation pédagogique avec des projets ambitieux. En plus de faire évoluer son incubateur et de créer une BU early makers Development, elle projette en effet de développer un Fonds d’investissement EdJobTechs pour travailler sur l’influence de l’intelligence artificielle dans l’éducation et les RH (20 millions € investis d’ici 2023).

De nouveaux modèles de performance

Si l’école ne renie rien bien sûr de ses activités diplômantes historiques (qui lui permettent aujourd’hui de compter parmi les trois écoles françaises dans le Top 30 du THE), elle souhaite aussi innover avec de nouveaux programmes certifiants. Mixant présentiel et distanciel, ces derniers devraient entre autres permettre aux apprenants de construire en même temps leur formation et leur portefeuille de compétences. « Notre objectif : que 30 % de nos activités soient liées à ces nouvelles perspectives en 2023 », précise Bernard Belletante.

A emlyon business school, ça déménage !

Ancrée dans l’hybridation des compétences, emlyon va se doter d’un cadre plus que jamais propice à l’avènement de cette « nouvelle ère de la co-intelligence » et fêtera son 150e anniversaire dans des locaux flambants neufs au sud de Lyon. « A 15 min à pied de l’ENS, de l’ISFA, de l’Isara, de la Tony Parker Academy, et de Sciences Po, nous serons, comme un étudiant me l’a si bien dit il y a quelques jours, « Enfin connectés au monde » ! ».

De nouveaux locaux qui n’ont toutefois pas vocation à accueillir de façon pérenne la totalité de la communauté apprenante de l’école. « Dans un monde numérique, monde de la porosité par excellence, nous n’avons pas vocation à confiner les apprenants dans des zoos universitaires. L’école de demain, c’est un hôtel des intelligences. »

« La data, une nouvelle matière première »

Autre défi pour emlyon business school : dompter la révolution numérique et accélérer sa transformation digitale. C’est d’ailleurs dans cette optique que l’école développe en exclusivité mondiale le premier joint initiative agreement avec IBM. Ses axes prioritaires ? L’intelligence artificielle, l’employabilité, les EdTech, les HRTech, l’éducation personnalisée et la pédagogie digitale. « Le Spotify de l’employabilité ça sera nous ! », affirme Bernard Belletante.

Toujours plus d’international

L’école souhaite enfin affirmer sa trajectoire de globalisation en consolidant des hubs continentaux à partir de ses campus en France, en Asie et en Afrique. « En juillet 2018, nous ouvrirons un nouveau campus, la XAVIER-EMLYON Business School en Inde. En 2023, il devrait compter 1 300 étudiants, 30 professeurs, 5 programmes, un centre de recherche conjoint et un incubateur », conclut-il.

Objectifs 2023

Une communauté mondiale de 50 000 apprenants
170 millions € de CA
700 collaborateurs dont 170 à 180 professeurs
Une capacité d’autofinancement supérieure à 10 % de notre CA

 

Et pour 2030 ? Bernard Belletante nous dévoile ses ambitions pour l’école.

2030, l’Odyssée d’emlyon business school