La signature par l’Ecole Centrale de Lyon de la convention de création d’un Laboratoire International Associé (LIA) avec l’Université de Sao Paulo (Brésil), ainsi que la création d’une Unité Mixte Internationale (UMI) avec l’Université de Sherbrooke (Canada) renforcent son réseau international. Caractérisée par l’adossement formation-recherche dans son cursus d’ingénieurs de haut niveau scientifique, l’École Centrale de Lyon privilégie une ouverture internationale affirmée. Engagée dans une politique dynamique de partenariats de recherche avec l’étranger, l’Ecole a adopté en 2008, un projet stratégique sur 10 ans qui fixait un objectif de mise en place de 5 LIA. Dès ce mois de juin, cet objectif est atteint ! Ces structures collaboratives de recherche couvrent les thématiques d’excellence prioritaires de l’Ecole : transports aériens et terrestres, énergie, environnement, nanotechnologies et sciences pour le vivant. Nourrir la formation des étudiants et le développement technologique des entreprises partenaires constitue le but premier des recherches conduites dans ces structures collaboratives qui sont aussi le berceau d’une formidable aventure humaine, à l’image du LIA ElyT Lab (Japon).

 

 

 

L’Ecole Centrale de Lyon impliquée dans un nouveau Laboratoire International Associé au Brésil et dans une Unité Mixte Internationale au Canada

 

Le Laboratoire International Associé Maxwell (Brésil)

Le Laboratoire International Associé Maxwell (LIA-Maxwell) intervient dans le domaine des méthodes numériques appliquées au Génie Électrique. Formé de trois équipes de recherche brésiliennes et de deux françaises qui entretiennent des relations étroites depuis 20 ans, le LIA Maxwell implique en France l’École Centrale de Lyon, le CNRS, l’INSA de Lyon, l’Institut Polytechnique de Grenoble et les Universités Claude Bernard Lyon 1 et Joseph-Fourier Grenoble I, et au Brésil les Universités Fédérales de Santa Catarina et de Minas Gerais, et l’École Polytechnique de l’Université de São Paulo.

L’Ecole Centrale de Lyon met à disposition du LIA les forces d’AMPERE, laboratoire de génie électrique. Caractérisé par une synergie étroite avec la biologie, les travaux du laboratoire sont largement consacrés au vivant. A titre d’exemples, l’influence de la foudre sur l’évolution des êtres vivants ou l’utilisation des bactéries des stations d’épuration pour la production d’énergie constituent deux de ses sujets de recherche.

Les principaux thèmes de recherche du LIA Maxwell concerneront les modèles numériques pour l’électromagnétisme et les interactions champs-vivant, les méthodologies de conception et d’optimisation des dispositifs du Génie Électrique, et le développement correspondant des modèles fins des matériaux (y compris biologiques) impliqués dans ces simulations.

Ces travaux auront des applications innovantes dans des domaines à fort impact sociétal, comme par exemple :

– la santé : utilisation de l’électromagnétisme pour améliorer l’efficacité de chimio-thérapies anti-cancéreuses ; apports scientifiques au débat sur les effets (négatifs ou positifs) des champs sur la santé,

– l’environnement et énergie: dépollution bactérienne des sols et effluents, avec possible production directe d’électricité … ; conception optimisée de micro-éoliennes destinées à des fermes isolées en France (Drôme-Ardèche) comme au Brésil,

– les transports : véhicules hybrides peu polluants adaptés aux mégapoles ; amélioration de la fiabilité des véhicules terrestres et des avions, et diminution des durées et des coûts de développement  des nouveaux modèles, par prise en compte dès les premières maquettes numériques de la compatibilités électromagnétiques (CEM) entre tous les systèmes embarqués.

 

L’Unité Mixte LN2-Laboratoire International de Nanotechnologies et Nanosystèmes (Canada)

Dépassant les objectifs que s’est fixés l’Ecole Centrale de Lyon, le Laboratoire International Associé LN2 – Laboratoire Nanosystèmes et Nanotechnologies, accède au statut d’Unité Mixte Internationale. Ce nouveau statut consacre l’efficacité du dispositif d’échanges scientifiques et technologiques entre les deux pays. Les partenaires associés à cette réussite sont avec l’Ecole Centrale de Lyon, l’Université de Sherbrooke (Canada), l’INRS (Canada), les Universités Lyon 1 et Grenoble 1, l’INSA de Lyon, l’INPG et le CNRS.

Pour l’Ecole Centrale de Lyon, deux membres permanents vont conduire des axes de recherche de l’UMI, épaulés dans un premier temps par  trois doctorants en cotutelle et cinq membres permanents du site ECL. Ce sont donc dix chercheurs de l’Ecole qui seront pour l’instant directement affectés ou associés à cette Unité Mixte Internationale, et il faut préciser que ces forces bénéficieront du soutien de l’Institut des Nanotechnologies de Lyon, Laboratoire qui regroupe, sur les campus de Centrale Lyon, de l’INSA de Lyon et de l’Université Lyon 1 plus de 200 personnes.

L’UMI-LN2 affiche trois champs de recherche :

– l’axe Packaging & 3D dont l’objectif est de réaliser des composants et des systèmes micro/nanoélectroniques à haute valeur ajoutée, d’initier de nouvelles filières technologiques et d’adresser de nouveaux domaines d’applications potentielles.

– l’axe BioMEMS investit le secteur de la thérapeutique visant une nouvelle génération de médicaments (tels que « des puces soignantes » par exemple) et le développement de capteurs et biocapteurs pour les analyses biomoléculaire et cellulaire dédiés à la santé et l’environnement.

– l’axe Récupération d’Energie visant la gestion d’énergie sur puce.

Les Sciences Humaines et Sociales sont totalement intégrées à l’ensemble des projets développés en lien étroit avec l’étude des impacts sociétaux et des usages des technologies développées.

Les échanges tissés au sein de l’UMI-LN2 concernent aussi bien la recherche, la formation que la valorisation industrielle. Sur ce dernier point, les travaux s’appuient sur des partenariats solides avec le milieu socio-économique canadien et européen : IBM Canada, Teledyne DALSA, STMicroelectronics, Établissement Français du Sang…

La masse critique de chercheurs et d’industriels favorisera le lancement de projets d’envergure internationale intégrant à de nombreux niveaux des problématiques industrielles essentielles. Un exemple : en partenariat avec ST Microelectronics en France et IBM au Canada, le projet SEDIMOS vise à réduire la consommation d’énergie des puces microélectroniques et devrait aboutir à la fabrication de puces de mémoires ultrarapides.

 

L’ouverture à l’international, une dimension ancrée à l’Ecole Centrale de Lyon

Avec de nombreux échanges d’étudiants, une recherche reconnue à l’étranger et son implication dans maintenant 4 Laboratoires Internationaux Associés et 1 Unité Mixte Internationale, l’Ecole Centrale de Lyon confirme son ouverture affirmée à l’international. Cette stratégie répond à des objectifs majeurs : enrichir la formation de l’ingénieur, anticiper les besoins des entreprises en ressources mais aussi les accompagner dans leur développement technologique et économique et leur ouverture sur le monde. Dans le cadre de son projet stratégique sur 10 ans, l’Ecole Centrale de Lyon a intensifié sa stratégie de développement de la recherche dans un contexte collaboratif international. Outre le LIA-Maxwell, et l’UMI avec Sherbrooke qui complètent aujourd’hui le dispositif, l’Ecole a déjà formalisé 3 partenariats autour de Laboratoires Internationaux Associés :

Corée : LIA CPN – Center for Photonics and Nanostructures en partenariat avec CNRS / INL / UJF- Corée / KIST / KAIST,

Japon : LIA ElyT Lab – Laboratoire international associé Engineering and Science Lyon Tohoku Laboratory en partenariat avec INSA de Lyon / CNRS / Tohoku University.

Chine : LIA 2MCIS – Laboratoire international associé en Mécanique, Contrôle et Science de l’Information en partenariat avec les Ecoles Centrales Françaises, l’Université Beihang, le CNRS et l’Ecole Centrale de Pékin

Porteuse d’une politique de réseau sélective et volontariste, l’Ecole Centrale de Lyon bénéficie d’une visibilité et d’une reconnaissance internationale qui positionnent l’Ecole en acteur majeur de l’attractivité de l’Université de Lyon.

 

Données chiffrées :

1968 l’Ecole signe son 1er accord d’échanges

160 accords d’échange avec des universités partenaires dans le monde

48 accords de doubles diplômes

40 nationalités différentes

20% des élèves-ingénieurs français préparent un double diplôme

9 langues enseignées à l’Ecole

3 mois obligatoires à l’étranger

 

L’Ecole Centrale de Lyon solidaire avec le LIA ElyT Lab (Japon)

Un Laboratoire International Associé c’est bien-sûr une histoire de science et de technologie, mais c’est aussi, et peut-être avant tout, une aventure humaine. Des relations qui se nouent entre chercheurs de cultures différentes qui apprennent à se connaître et bâtissent de forts liens d’amitié. Et qui sont au rendez-vous de la solidarité lorsque le destin vient frapper.

Ainsi, dans le cadre du LIA ELyT Lab qui l’associe à l’Université du Tohoku, l’Ecole Centrale de Lyon vient-elle de débloquer des crédits exceptionnels de solidarité pour accueillir à Lyon des doctorants dont les installations expérimentales à Sendai ont été détruites par le tremblement de terre, afin qu’ils puissent poursuivre leurs recherches et passer leurs thèses dans de bonnes conditions. Trois doctorants ont déjà rejoint l’Ecole, d’autres arriveront en juillet, puis en septembre. L’INSA de Lyon accueillera également des doctorants de Sendai et l’ensemble de l’opération bénéficie d’un soutien financier de la Région Rhône-Alpes et du CNRS.

L’Ecole Centrale de Lyon souhaite à ces jeunes scientifiques, dont le courage tout comme celui de leurs ainés, a été exemplaire, un fructueux séjour en France.

 

A propos de l’Ecole Centrale de Lyon
Fondée en 1857 pour répondre aux besoins de l’industrie en pleine croissance, l’Ecole Centrale de Lyon diplôme chaque année plus de 350 élèves-ingénieurs et une cinquantaine de docteurs. Dans un esprit d’ouverture commun à l’ensemble des établissements du Groupe des Ecoles Centrales, son enseignement généraliste de très haut niveau en a fait une école reconnue au niveau national et international par de nombreuses entreprises comme par des universités prestigieuses avec lesquelles elle a signé des accords de doubles diplômes.

 

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