Arrivé à l’ESCP Europe en 2002 en tant qu’adjoint au responsable des sports, Thierry Simon est devenu, en septembre 2004, responsable des sports de ce bel établissement, poste qu’il occupe encore aujourd’hui. Il revient sur ses principales missions et sur le rôle que joue le sport dans une école de commerce telle que l’ESCP Europe.

Entre calendriers, feuilles de papier et ballons de volley
A l’ESCP Europe, rares sont ceux qui ignorent l’existence de Thierry Simon et de son assistant, David Laroque. Logés au fond de la cour dans un petit bureau orné de médailles, de trophées et de photos des équipes d’hier et d’aujourd’hui, encombré de nombreux sacs de ballons que les capitaines d’équipe ont entreposés là dans l’idée de les récupérer pour l’entraînement du jeudi, David et Thierry sont les deux interlocuteurs incontournables pour les étudiants sportifs de l’école.
Leur mission, c’est d’assurer un rôle de coordinateur qui, comme l’explique Thierry Simon,
« n’existe pas dans toutes les écoles ». Alors que souvent le responsable des sports est également un enseignant, qui délègue donc une grande part des tâches d’organisation aux élèves, à l’ESCP comme à HEC ou encore à l’EMLyon, le responsable des sports possède un rôle très spécifique, bien distincte de celle des professeurs de sport.
« Moi, je suis vraiment administratif, je n’enseigne pas du tout », précise Thierry Simon. « Avec David, on gère les professeurs, les emplois du temps, les notes… Je trouve que c’est bien adapté à une école parisienne où les élèves sont davantage de passage, s’impliquent un peu moins dans l’organisation parce qu’ils passent moins de temps à l’école. Avoir des permanents à l’ESCP, c’est important pour gérer efficacement le réseau avec les différents interlocuteurs du monde sportif. Des élèves qui ne sont là qu’un semestre ou un an ne peuvent pas créer ce genre de relations. » Et en effet, la spécificité de l’ESCP Europe, c’est bien celle d’être une école au coeur Paris, sans campus et donc sans infrastructures sportives… « Il n’y a pas d’installations donc tout est compliqué. Tous les ans, nous dépendons de la bonne volonté de la ville de Paris. »

 

Donner l’envie d’avoir envie
Malgré ce handicap cependant, les étudiants de l’ESCP Europe s’investissent au moins autant dans le sport que leurs camarades des établissements concurrents. « Quand je suis arrivé au service des sports, on était à 550 inscrits. Aujourd’hui, on en est à 1 100. » Les raisons de ce succès ?
1. Une offre de sports riche et variée. « On a mis en place une dizaine de disciplines supplémentaires. A mon arrivée, il y avait trois jours de sport par semaine, aujourd’hui il y en a six. »
2. L’accueil chaleureux du bureau des sports, connu et apprécié de tous. « Pratiquer le sport à l’ESCP, c’est facile : il suffit de passer au bureau des sports. C’est vrai que c’est notre mission d’être accueillants, mais pour nous, c’est un plaisir et c’est naturel. On ne se force pas. Notre but, c’est que les élèves évoluent dans les meilleures conditions possibles, malgré les problèmes que nous rencontrons. »
3. Des infrastructures et des professeurs de qualité
4. Le rôle crucial des deux journées de présentation pendant lesquelles les nouveaux entrants découvrent, au tout début de leur scolarité à l’ESCP, le panel de sports à leur disposition. « Avoir une présentation faite par des professeurs et des élèves, cela donne tout de suite envie de pratiquer. A ma connaissance, nous sommes les seuls à l’organiser sous cette forme-là. »

 

 

Fort de ce succès, le bureau des sports se fixe trois buts à atteindre :
1. L’intégration des étudiants : « A l’ESCP, le sport est très important, c’est le meilleur moyen de s’intégrer », remarque Thierry Simon.
2. Le développement du corps : « L’objectif, c’est vraiment de redonner goût aux étudiants et de leur faire comprendre que c’est bon pour leur santé. »
3. La préparation à la vie en entreprise : « Leur donner le réflexe dans la vie active de pratiquer un sport, parce qu’il s’agira d’un véritable équilibre pour eux. S’ils n’ont pas pris l’habitude de pratiquer un sport, ce n’est pas quand ils seront submergés par le travail qu’ils franchiront le pas. »

 

Claire Bouleau