Avec la fusion de BEM, Euromed Marseille et ESC Pau, la naissance de France Business School (Sup de Co Amiens Picardie, ESC Bretagne Brest, ESC Clermont et l’ESCEM), ou encore la création de Paris Executive Campus, filiale commune de Rouen Business School et Reims Management School dédiée à l’Executive Education, 2012 restera dans les esprits l’année où les écoles de commerce ont défrayé la chronique. Pour elles, la tendance à l’union s’est accélérée, et n’est probablement pas prête de s’arrêter.
Une tendance au regroupement pas si récente que cela si l’on jette un coup d’oeil en arrière et que l’on se remémore la naissance des PRES (Pôles de Recherches et d’Enseignement Supérieur) il y a déjà six ans, dont l’idée était la suivante : permettre la collaboration, l’échange et le travail en commun des différents acteurs de l’enseignement supérieur et de la recherche. En 2012, il sont désormais 23, comme, par exemple, le PRES héSam qui regroupe entre autres ESCP Europe, l’ENA, et les Arts et Métiers ParisTech. Alors, le PRES représenterait-il le stade ultime de collaboration ? Non ! Paris-Saclay a vu plus grand et plus loin encore en créant dès 2008 un campus commun qui accueille en son sein deux PRES et 21 autres acteurs prestigieux (universités, organismes de recherche, écoles d’ingénieurs ou de commerce, etc.).
Mais si nombreux sont les établissements qui pensent que l’union fait la force, certains semblent encore réticents à entrer dans une démarche collective, à l’image de l’ESSEC qui, pour l’instant, fait encore cavalier seul.

 

Claire Bouleau