Jean-Pierre Cariou, finaliste du Prix Chéreau Lavet 2011

Lundi 17 janvier 2011. Paris 16e, 19 heures.

L’Hôtel d’Iéna, siège de la Société des Ingénieurs Arts et Métiers depuis 1925, ouvre ses portes à l’occasion de la cérémonie du 10e Prix de l’Ingénieur Inventeur Prix Chéreau Lavet. Il récompense chaque année des ingénieurs dont les « innovations majeures constituent une rupture technologique et commerciale reconnue » et dont l’objectif est de « susciter de nouvelles vocations et faire découvrir au jeune public les carrières exceptionnelles que peuvent offrir les filières techniques et scientifiques » souligne Julien Roitman, président des Ingénieurs et Scientifiques de France.

Quatre finalistes à l’honneur

Présidée par Cédric Villani, mathématicien de grande renommée et lauréat de la Médaille Fields 2010, la cérémonie met à l’honneur 4 finalistes : Jean-Pierre Cariou (développement de la technologie LIDAR pour mesurer la vitesse du vent dans l’atmosphère à des fins de sécurité aéroportuaire), Yanis Caritu (micro-capteurs de mouvement, de la médecine rééducative au multimédia grand public), Philippe Laurent (guidage inertiel pour l’aviation civile), et Christian Wittrisch (solutions de « puits horizontaux » pour l’industrie parapétrolière). C’est dans une salle comble et devant un public conquis que cette année est remis de façon exceptionnelle deux Prix. « Nous avons eu beaucoup de mal à départager les finalistes » précise le jury. C’est ainsi que le 2e Prix est attribué à Christian Wittrisch et le Grand Prix Chéreau Lavet à Jean-Pierre Cariou.

«Les deux lauréats ont un rapport direct avec l’énergie, c’est le Challenge de notre siècle.»

A la question, qu’est ce qui a fait la différence par rapport aux autres finalistes, Julien Roitman répond : « Les deux lauréats ont un rapport direct avec l’énergie, c’est le Challenge de notre siècle. » Emu par cette reconnaissance, Jean-Pierre Cariou témoigne : « J’ai eu la chance de trouver le bon problème et de saisir les bonnes opportunités ».

Au tour de Cédric Villani de conclure : « Le travail de Jean-Pierre Cariou l’a prouvé une nouvelle fois : il est important de se placer au bord de son domaine, de connecter les différentes sciences entre elles. Le mathématicien et l’ingénieur ont le même rôle, comprendre le monde qui nous entoure et faire reculer les savoirs de la connaissance. »

AF