La Cité internationale Universitaire de Paris est une fondation. Créée par des mécènes, c’est aussi grâce aux dons qu’elle poursuit son développement aujourd’hui. Carine Camby, sa déléguée générale, nous en dit plus sur les grands projets de la Cité U et sur les généreux donateurs.

Quelle est la place du mécénat dans le modèle de la Cité Internationale ?

La Cité internationale est la propriété des universités parisiennes et une fondation de droit privée. Sa construction a été financée par des États, associations, écoles et  mécènes. Ce sont des particuliers qui ont les premiers donné de l’argent pour concrétiser ce projet né de l’idéal humaniste suite à la première guerre mondiale. Nous recevons aussi des subventions de la Ville de Paris, de l’État, de la Région Ile-de-France car nous remplissons une mission de service public en accueillant des étudiants autres que nos résidents au restaurant universitaire, à la bibliothèque, pour le sport.

 

Quels sont les objectifs de votre campagne de collecte de fonds lancée en 2010 ?

En renouant avec notre tradition de philanthropie, l’objectif est de collecter entre 6 et 8 Me en 5 ans. Nous faisons appel à des entreprises, des particuliers anciens résidents (ils sont 200 000 dans le monde) ou amis de la Cité. En 18 mois, nous avons déjà récolté  2,5 Me, signe que notre ambition et nos projets sont porteurs d’avenir et de sens.

 

Quels sont les axes de développement de la campagne ?

L’entretien et la rénovation de notre patrimoine, de nos Maisons, constitue le plus gros de nos budgets de développement. L’objectif de la fondation n’est pas uniquement d’héberger des étudiants internationaux, mais aussi d’offrir des activités et services permettant de favoriser le dialogue entre les cultures et la tolérance. C’est notre axe de mise en valeur culturelle avec la rénovation des salles de spectacles, des infrastructures sportives, de notre parc de 35 hectares.Enfin, l’axe de solidarité concerne nos 40 % de résidents déjà boursiers de leur pays ou de la France. Nous avons créé l’an dernier 14 bourses, avec pour objectif d’en proposer 100 à terme, correspondant au montant du loyer de leur logement pour un an, à des étudiants sélectionnés sur des critères de ressources et d’excellence académique. Nous développons par ailleurs notre service d’aide d’urgence en cas de « pépin » ponctuel.

 

A quels projets les donateurs ont-ils déjà contribué ?

L’un des plus illustres de nos anciens, et donateurs, Patrick Decambourg, préside le groupe Mazars ainsi que notre comité de campagne. Michel David Weill, petit-fils d’un de nos mécènes historiques, a offert 500 000 e pour rénover la bibliothèque, développer son fonds numérique. Nos donateurs témoignent tous d’un grand attachement à la Cité et d’une sensibilité à sa contribution, par sa mission, au rayonnement culturel et économique de la France et plus largement de l’économie de la connaissance. Des entreprises font aussi du mécénat de compétences ou des dons en nature. Ainsi, Lainé Delau a réalisé des travaux d’assainissement dans le cadre de la rénovation du salon asiatique de la Maison de l’Asie du Sud-Est pour laquelle la Fondation du Patrimoine a aussi financé 200 000 e pour le compte du groupe Total. AXA réalise des campagnes de prévention santé sur le campus, Microsoft nous fournit des licences de logiciels. Nous sollicitons par ailleurs des États dans le cadre de la construction de trois Maisons d’ici à 2016. La Chine, la Russie, l’Algérie, la Corée du Sud sont intéressées. Nous construirons également trois Maisons multipays en propre. In fine nous passerons de 6 000 à 7 500 lits.

 

A. D-F

 

Contact :
www.ciup.fr