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Une avalanche de données
Aujourd’hui, la plupart de nos activités quotidiennes – la visite d’un site internet, une transaction bancaire, un appel téléphonique, des achats au supermarché, … – laissent des traces sous la forme de données. En 2011, des études ont montré que la quantité de données générées était de 1.8 zetabytes (1 800 milliards de gigabytes), et ce volume double tous les deux ans ! Devant cette avalanche de données, le défi est maintenant de transformer ces données « brutes » en informations pertinentes et utilisables.

 

Une nouvelle manière de faire du business
En effet, certains observateurs parlent des données comme du pétrole du 21e siècle. Des entreprises pionnières dans ce domaine telles qu’Amazon et Google en ont depuis longtemps compris le potentiel et ont construit autour des technologies liées aux données un véritable avantage concurrentiel. Le modèle économique de ces organisations repose entre autres sur la mise en place d’une activité « Business Analytics » performante, l’analyse de données à des fins métiers. Mais pour mettre en place ces activités, il faut pouvoir disposer de talents analytiques et adapter le développement de l’organisation dans son ensemble.

 

« Digital Architect », un métier d’avenir
Le Digital Architect est un consultant ou un employé au sein d’une organisation qui excelle dans l’art d’analyser et de valoriser les données. Son métier consiste à découvrir dans de grands volumes de données des tendances cachées, des corrélations inconnues et d’autres informations utiles afin d’améliorer le processus décisionnel et les plans d’actions commerciaux ou opérationnels. Le job de Digital Architect a plutôt le vent en poupe et les projections quant aux besoins de compétences dans ce domaine sont pour le moins prometteuses : rien qu’aux Etats-Unis, il a été estimé à 1.5 millions le nombre d’analystes de la donnée nécessaires pour les années à venir. En l’état, on estime à un nombre situé entre 140 000 et 190 000 le manque de Digital Architects. Et les salaires sont donc très attrayants pour des profils de ce type…

 

Le dirigeant du 21e siècle ? Un profil mi-ingénieur mi-manager !
Mais quelles sont donc ces compétences si recherchées ? Puisqu’il s’agit d’analyser de grandes bases de données, il faut évidemment pouvoir disposer de compétences informatiques et statistiques avancées. Mais le métier de Digital Architect ne s’arrête pas là. Afin de pouvoir mettre en place les solutions identifiées, il faut comprendre la mécanique de l’entreprise et surtout pouvoir communiquer ces solutions aux différentes parties prenantes : les projets Business Analytics étant typiquement transversaux, mêlant informatique, marketing, finance et opérations. Il faut donc pouvoir développer quatre axes de compétences : informatique, statistique, métier et communication. Le Digital Architect, appelé à être le dirigeant de demain, sera à la fois un manager et un ingénieur.

 

L’ESSEC lance en partenariat avec Accenture un Master et une filière Grande Ecole Business Analytics
C’est armé de cette conviction que l’ESSEC lance en partenariat avec Accenture un Master et une filière Grande Ecole en Business Analytics. Notre approche combine méthodologie et applications : les cours sont assurés par le corps académique de l’ESSEC et alimentés par l’expérience des praticiens et consultants de différents secteurs. Au coeur du développement du savoir sur ces sujets, la Chaire Accenture Strategic Business Analytics de l’ESSEC, qui a été lancée ce jeudi 12 décembre, articulera recherche de pointe et questions pratiques. De plus, l’alliance de l’ESSEC avec Centrale-Supélec permet de renforcer la combinaison des compétences du manager et celles de l’ingénieur. Intéressé par un métier d’avenir combinant technologies, sciences et business ? Si vous vous sentez l’âme d’un Digital Architect, le monde s’ouvre à vous !

 

Les Chaires et les Instituts de recherche de l’ESSEC Business School
Les 18 chaires et les instituts de l’ESSEC offrent d’importants canaux à travers lesquels l’école transfère ses connaissances vers les entreprises. Sous la responsabilité de membres du corps professoral, chaque chaire crée un flux important de données et d’analyses de marché, mais aussi la recherche académique. Une chaire associe étroitement l’ESSEC et des entreprises soucieuses de développer des compétences innovantes dans leur secteur. Elle a pour objectif de faire évoluer la science et la pratique du management face aux nouveaux défis de l’environnement international. Un institut peut regrouper plusieurs chaires autour d’une thématique sectorielle ou fonctionnelle.

 

Par Martine George, docteur en sciences et Directeur Exécutif de la Chaire Accenture Strategic Business Analytics de l’ESSEC et par Nicolas Glady, docteur en économétrie, Professeur Associé à l’ESSEC et titulaire de la Chaire Accenture Strategic Business Analytics.

 

Visitez le site des Chaires et des Instituts ESSEC :
www.essec.fr/professeurs-et-recherche/les-chaires-et-les-instituts/les-chaires-essec.html

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