Face à un monde socio-économique en pleine mutation, l’entreprise doit aujourd’hui plus que jamais entamer un réel processus de modernisation, dans lequel le Directeur Général s’illustre comme un acteur moteur. Et dans ce nouvel environnement où aléas, réactivité et rapidité sont devenus les maitres-mots, il dispose d’un outil désormais incontournable : la créativité managériale.

Un monde de plus en plus complexe
Le monde de l’entreprise est aujourd’hui résolument différent. Economies, sociétés et administrations sont en effet de plus en plus interconnectées et interdépendantes alors même qu’elles évoluent dans un environnement volatile, incertain et complexe. Alors qu’il y a encore quelques années, les évolutions de cet environnement relevaient quasi exclusivement de facteurs liés aux marchés et à la compétitivité, celles-ci trouvent également aujourd’hui leurs origines dans des facteurs plus aléatoires comme la technologie, l’humain, la règlementation ou la RSE. Cette complexification est d’ailleurs un des enjeux du DG de demain. Selon l’Etude IBM Global CEO Study 2010, 79 % des CEO prévoient en effet un accroissement significatif du niveau de complexité d’ici 2015 alors même que 50% d’entre eux ne sentent pas leur organisation prête à y faire face. Ne pas éviter la complexité est pourtant la seule solution pour pouvoir la surmonter.

 

La nécessaire modernisation du DG
Et c’est là que la fonction de DG prend toute son ampleur. Pour répondre à cette complexification du monde, ce créateur de business gérant à la fois quotidien et avenir doit en effet savoir se renouveler et mener, en parallèle, des démarches responsables couplant intérêts économiques, sociaux et éthiques. Pilote du changement mêlant polyvalence et créativité, il est celui qui impulse le renouveau de l’entreprise grâce notamment à l’ouverture aux marchés internationaux et à la stimulation de l’innovation. Qu’il soit à la tête d’un grand groupe ou d’une PME, il est donc essentiel qu’il entame un processus de modernisation, lui même intimement lié à un facteur de compétitivité essentiel : la créativité managériale.

 

Le leadership créatif pour faire face à la complexité
Selon l’étude IBM Global CEO Study 2010, 60 % des CEO interrogés considèrent en effet que la créativité managériale est la qualité Numéro 1 pour répondre à cette complexité. Celle-ci pousse notamment le DG à encourager l’expérimentation, promouvoir des modifications profondes des modèles économiques, prendre plus de risques calculés et innover dans ses façons de diriger et de communiquer. Cela implique donc tout d’abord un leadership créatif qui privilégie des décisions rapides bousculant les business models existants, un management de persuasion et d’influence et une communication plus virale que descendante. Cela implique également de réinventer la relation client. Le DG a ainsi pour rôle de développer l’intimité client en favorisant les échanges continus et bilatéraux et en encourageant la co-création des produits et des services par ces clients devenus facteurs de différenciation. Cela implique enfin de développer une certaine dextérité opérationnelle. Pour gagner en rapidité et en complexité, le DG doit en effet repenser et simplifier ses stratégies opérationnelles, qui tout en optimisant les opportunités offertes par la mondialisation, sont résolument glocales. Ainsi, si cette modernisation entraine bien sûr un changement personnel du DG, elle ne peut se réaliser que par le biais de changements plus collectifs. Il est donc indispensable que la culture d’entreprise évolue dans le même sens et que l’ensemble des interlocuteurs de l’entreprise (clients, équipes, fournisseurs,…) y adhère. La créativité managériale est donc résolument une affaire d’entrepreneur.

 

CW.