Réduire les consommations d’énergie, utiliser des énergies ayant moins d’impact sur l’environnement…   Dans le périmètre d’intérêt de la chaire développement durable, à CPE Lyon, les 2 filières de formation et de recherche (chimie et procédés d’un côté, sciences du numérique d’autre part) sont engagées dans la mise au point d’expérimentations et d’innovations perpétuelles : comment mettre au point de nouveaux carburants à partir de plantes ou de végétaux ? Comment concevoir des  batteries de plus en plus autonomes, alors qu’elles sont de plus en plus petites ? Des équipes de chercheurs travaillent sur ces questions qui pourraient demain, révolutionner le marché de l’énergie…

 

Travail sur les circuits intégrés @ Romain Etienne / Itemcorporate

Travail sur les circuits intégrés @ Romain Etienne / Itemcorporate

La sciure de pin : nouveau matériau pour les carburants de demain ?
La chimie et les procédés permettant d’obtenir des carburants de seconde génération à partir de ressources renouvelables, issues des parties non alimentaires des plantes ou des végétaux non comestibles, sont en plein développement. A ce titre, la mise au point de procédés biologiques ou chimiques permet déjà l’obtention de carburants de bonne qualité. Toutefois, ces procédés nécessitent l’utilisation de réacteurs complexes, ce qui rend leur application industrielle onéreuse et difficile.

Pour travailler sur cette problématique, une start-up a choisi d’installer ses chercheurs R&D à CPE Lyon, en collaboration avec un des laboratoires de recherche. Sa mission : développer de nouveaux catalyseurs pour la transformation directe de la matière « lignocellulosique » (à base de cellulose, très présente dans les végétaux) en carburant de composition compatible avec les technologies actuelles.

Les catalyseurs développés par cette start-up font l’objet d’un brevet d’extension mondiale. Ils permettent par exemple de transformer directement la sciure de pin en un liquide ayant la même capacité calorifique que le diesel ! Les recherches continuent pour appliquer cette technologie innovante aux déchets de l’industrie du bois, dont la valorisation présente un plus grand intérêt écologique et économique que le bois lui-même.

 

En micro-électronique, l’enjeu principal est de réduire la consommation d’énergie dans les circuits intégrés
Les téléphones portables se sont complexifiés ces dernières années. Parallèlement, les faibles avancées de la capacité des batteries a fortement réduit l’autonomie de ces objets nomades. Mieux gérer la consommation est donc nécessaire pour répondre à la demande croissante de fonctionnalités intégrées dans ces objets dont on ne pourrait plus se passer dans notre société ultra-connectée.

Les équipes de chercheurs de CPE Lyon du côté informatique-électronique-télécommunications s’attachent à minimiser la consommation des circuits intégrés par millions de Watt dans tous les objets nomades. Car quelques millièmes de Watts* économisés pour chaque appareil peut sensiblement réduire la facture énergétique à l’échelle de la planète !
Des travaux sont donc menés autour de la récupération de l’énergie ambiante pour recharger les batteries, la gestion intelligente de l’alimentation de chaque fonction et le développement de circuits de faible consommation.
Les chercheurs de CPE Lyon ont proposé de nouvelles architectures de conversion de micro-énergie. Le but ? Réduire les pertes énergétiques dans la distribution d’énergie de la batterie aux différentes fonctions des systèmes embarqués (microprocesseur, GPS, haut-parleur…).

*unité mesurant la consommation

 

Par Alessandra Quadrelli
Professeure et titulaire de la Chaire développement durable à CPE Lyon
alessandra.quadrelli@cpe.fr