Thierry Plègues

Thierry Plègues

La fonction contrôle de gestion devient un pilier de la transversalité au service de la stratégie et du processus décisionnaire. Le développement à l’international des entreprises nécessite d’intégrer les aspects liés, notamment, à la fiscalité et aux flux de trésorerie. Ces nouvelles missions d’expertise représentent un coût mais sont essentielles à la croissance, à la réduction de prise de risque et à la pérennité de l’entreprise. Pour les PME, il n’est pas question de faire l’économie de ces missions de contrôle de gestion, quitte à s’appuyer sur des structures de conseil externes afin de ne pas alourdir les coûts fixes.
Le contexte actuel difficile oblige toute entreprise à essayer d’anticiper l’évolution d’activité mais aussi à choisir des indicateurs pertinents pour alerter sur les dysfonctionnements internes et externes afin d’isoler les facteurs explicatifs et déployer les plans d’actions adéquats. La dernière enquête de la profession (DFCG) montre que 44 % des entreprises au cours de l’année 2012 ont renforcé la valeur ajoutée des indicateurs de pilotage pour essayer d’intégrer les difficultés du contexte économique. Selon la même enquête, 90 % des contrôleurs de gestion perçoivent l’évolution de chacune de leur activité, en hausse, tant en temps, qu’en intérêt et en valeur ajoutée de conseil auprès du top management. La fonction contrôle de gestion a acquis ses lettres de noblesse en gagnant en indépendance. Elle s’exerce à environ 60 % sur des cellules indépendantes de conseil d’état-major. L’évolution organisationnelle future va plaider en la création d’une fonction indépendante avec une vision sur les axes stratégiques, financiers, économiques et sociaux. L’ESGF prépare ses étudiants à cette transversalité nécessaire et permanente qui intègre l’ensemble des axes permettant d’étayer une stratégie solide et efficace.

 

Par Thierry Plègues,
Consultant Expert en Contrôle de Gestion, Professeur à l’ESGF