Le Cercle InterElles fêtera ses 15 ans en 2016. Il représente plus de 10 000 membres travaillant dans 13 entreprises du monde scientifique et technologique. Lorsqu’ils se retrouvent comme lors de la conférence de mars 2015, elles (et de plus en plus ils) partagent les bonnes pratiques, échangent leurs questionnements et analysent les progrès accomplis et à réaliser pour favoriser la réussite au féminin.

 

Catherine Ladousse

Catherine Ladousse

 

La conférence 2015 avait pour titre « Réussir au féminin, une ambition partagée ? ». Une question qui illustre où en sont les actions en faveur de l’emploi et de la promotion des femmes fin 2015. Les titres des ateliers de la conférence rappellent que les enjeux de la mixité restent nombreux à relever : la mixité comme atout de performance. Je, tu ils, elles « réseautent » : les clés pour être efficace ensemble. Les femmes et le pouvoir, une relation ambiguë ?

 

Un enjeu collectif, un devoir de solidarité
La présidente du Cercle, Catherine Ladousse, a rappelé que la mixité est un enjeu collectif. « Au regard de la situation difficile de nombreuses femmes dans le monde, nous autres femmes du Cercle InterElles avons le devoir de poursuive dans la voie dans laquelle nous sommes engagées. C’est un devoir de solidarité. Nos avancées font progresser toutes les femmes ! » La présidente a aussi salué la présence, pour la première fois, de dirigeants des entreprises du Cercle InterElles à la conférence, « comme un signal fort des progrès accomplis depuis 14 ans par le Cercle et ses entreprises. Ils nous ont fait part de leur vision et témoigné de leur engagement en faveur de la mixité. » Dans les entreprises du Cercle, les femmes représentent toujours moins de 50 % des effectifs et elles ne sont que 21 % dans les métiers d’ingénieurs.

 

La mixité, levier de performance
L’objectif de féminisation des instances dirigeantes reste primordial pour le Cercle. « Il est largement reconnu que la mixité est un atout de performance. Une présence significative de femmes à des postes à responsabilité a un impact réel sur la performance financière, la croissance et la rentabilité des entreprises. »

 

Le réseau pour être visible à titre individuel et se faire entendre collectivement
Pour que cet impact se concrétise, le Cercle a appelé à s’engager dans les réseaux féminins, à faire entendre sa voix dans les initiatives, conférences et débats. L’enjeu à titre personnel est d’apprendre à « réseauter » à l’image des hommes. Le point commun de ceux qui ont réussi leurs carrières, étant qu’à un moment donné ils ont su nouer des relations professionnelles.Au plan collectif, le Cercle porte le message de « réussir au féminin, même si nous nous interrogeons sur le fait que cette ambition soit partagée. Car les stéréotypes perdurent, il faut les dépasser tout comme le tabou de la femme au pouvoir et de la relation des femmes au pouvoir qui reste marquée par l’ambiguïté. »

 

Oser aimer le pouvoir et le faire savoir
Le débat a en effet mis en lumière une certaine idéalisation du leadership féminin dont il faut se départir tout en acceptant l’imperfection. Conclusion : « si le pouvoir dans sa forme actuelle déplaît aux femmes, elles doivent s’affranchir de leurs doutes et vouloir l’exercer pour créer un autre modèle. » Les intervenantes ont appelé à cesser l’inhibition, à aimer le pouvoir et à le faire savoir, voire à se donner le courage de le vouloir. Ce courage prenant racine dans l’estime de soi et dans un certain désir de liberté. Connaître ses limites permet de se poser les bonnes questions face à un nouveau job, une promotion. Le doute est utile et pertinent mais ne doit pas être invalidant. La clé pour prendre confiance et se lancer : cerner ses limites et compter ses atouts.

 

A. D-F

 

Contact : www.interelles.com