La FNEGE (Fondation Nationale pour l’Enseignement de la Gestion des Entreprises) qui oeuvre au service des 80 établissements de gestion de France, a mis au point le BSIS (Business School Impact Survey), un outil pour mesurer l’impact économique, social et sociétal des écoles sur leurs territoires, et surtout le faire savoir !

Qu’est le BSIS ?
Le BSIS a été mis au point en réponse à un questionnement collatéral de l’internationalisation des établissements : cette ouverture s’est-elle faite aux dépens de leur contribution locale ? « Cette préoccupation des parties prenantes des écoles est légitime, explique Michel Kalika, créateur et responsable du BSIS. Le BSIS démontre qu’il n’y a pas d’antinomie entre l’engagement local et international des établissements. » « Il est important que les parties prenantes prennent conscience de l’utilité sociale, économique et sociétale des établissements, insiste le délégué général de la FNEGE, Pierre-Louis Dubois. Le point fort du BSIS est de valoriser cette contribution via une méthodologie rigoureuse et avec la légitimité de deux organismes extérieurs, la FNEGE et l’EFMD. » L’EFMD s’est en effet vite intéressée à l’outil « très complémentaire des accréditations » et Michel Kalika, aidé de Gordon Shenton, un des fondateurs d’Equis au sein de l’EFMD qui exerce à EMLYON, l’a adapté pour permettre l’évaluation d’établissements étrangers.

 

Quels sont les critères pour évaluer l’impact des business school ?
Les 100 critères sont classés en trois familles :
L’impact financier et économique. Ce critère intègre les dépenses réalisées par l’établissement apport au tissu économique. « Au travers des stages, de l’apprentissage, des années de césure, des missions internationales, de la recherche partenariale, etc…», illustre Michel Kalika.
L’impact social. C’est l’apport des collaborateurs qui irriguent le tissu social par leurs activités économiques, politiques, associatives. « Les enseignants-chercheurs, les équipes de direction participent à des colloques, des clubs professionnels ; les écoles organisent des conférences, ajoute Michel Kalika. Une collectivité locale ou une cellule d’entrepreneuriat peut aussi solliciter de manière informelle le conseil d’un directeur ou d’un enseignant sur un projet. »
L’impact d’image. La présence d’un établissement est un élément d’attractivité pour l’installation d’entreprises, de commerces à proximité. « Les ménages aussi sont attirés par la dynamique intellectuelle de l’école, ajoute le responsable du BSIS. Dans la durée, la présence d’étudiants étrangers génère du tourisme voire des affaires. »

 

Quels usages font les écoles de cette étude ?
Certaines l’utilisent en amont de l’accréditation pour mener la réflexion qui va nourrir leur rapport académique. D’autres l’utilisent après avoir obtenu l’accréditation. Dans les deux cas, l’ambition du BSIS de communiquer et valoriser l’impact local des écoles est atteinte. « Il révèle des atouts plus inattendus, se réjouit Michel Kalika. Il provoque une prise de conscience en interne du rôle de l’école et chacun y trouve une valorisation de sa contribution personnelle. » « En janvier nous allons remettre une plaque BSIS lors d’une cérémonie symbolique aux premières écoles qui l’ont utilisées », annonce Pierre-Louis Dubois. On peut anticiper que le BSIS devrait être repassé tous les 3 ou 5 ans, car les choses évoluent rapidement dans l’enseignement supérieur. Le succès du dispositif n’a pas échappé à des écoles d’autres spécialités qui pourraient s’en inspirer pour valoriser leurs établissements.

 

11 établissements ont passé le BSIS
• IAE Lyon • EM Normandie
• Groupe Sup de Co La Rochelle
• IAE Grenoble • TBS • Audencia Group
• Groupe ESC Troyes • IAE Bordeaux
• Corvinus University of Budapest (Hongrie)
• Universität St. Gallen (Suisse)
• Instituto Internacional San Telmo (Espagne)
6 autres sont engagés dans le processus.

www.fnege.org/nos-programmes/bsis
www.efmd.org/bsis

 

A. D-F