Mercredi 19 sept. au Théâtre Essaïon, Paris.
21h30! La troupe The Improfessionals Show monte enfin sur scène. Ici, pas de décor. 4 chaises suffisent. Seul un musicien – posté derrière un écran d’ordinateur – accompagne avec brio les sept comédiens dans leur jeu d’improvisation. Tour à tour, les spectateurs sont transportés à bord d’un cockpit, dans une église japonaise (oui oui ça existe!), chez le dentiste… comme si vous y étiez! Après 1h30 de show non-stop et des applaudissements chaleureux, l’occasion était trop belle pour ne pas échanger quelques mots avec Mark Jane, comédien passionné et heureux fondateur de la troupe.

Petite particularité: veillez à réviser vos bases d’anglais avant de venir car le spectacle se déroule entièrement dans la langue de Shakespeare!


Mark, comment ça marche l’improvisation? Un tel spectacle, avec autant de situations et de personnages différents, est-il préparé en amont ?
Nous testons ici plusieurs formes d’improvisation, mais non rien n’est préparé! On se fait avant tout plaisir! La troupe a été créée il y a 11 ans, on se connaît tous. L’improvisation s’apprend bien sûr, il existe des techniques, des outils, il est nécessaire d’avoir un grand sens de l’observation par exemple. Mais il ne faut surtout pas venir sur scène avec une idée.

L’improvisation est-elle donc accessible à tous ?
Parfaitement! Il ne faut pas nécessairement être drôle et avoir beaucoup d’imagination pour faire de l’improvisation, bien au contraire. Pour que ça marche, il est important d’avoir une présence scénique et pour ça rien de mieux que de prendre des cours de théâtre.

Souvent l’improvisation fait peur, vous comprenez pourquoi ?
Les gens ont surtout peur du « blanc » mais en improvisation c’est impossible. C’est un travail d’équipe, il y aura toujours quelqu’un pour vous aider. Il faut juste apprendre à dire ce qui est évident, et c’est d’ailleurs ce qui faire rire le public: raconter ce qu’il voit.

Vous avez commencé l’improvisation très jeune, dès l’âge de 13 ans. Qu’est ce qui vous plaît particulièrement dans cet exercice ?
Ce que j’aime avant tout, c’est le jeu. Petit déjà, j’aimais beaucoup joué et cela continue encore aujourd’hui! Il y a une très grande liberté avec les autres comédiens et le public.

Chaque comédien de la troupe représente un pays différent. On y retrouve le Canada, le Danemark, l’Allemagne, la Suède, les États-Unis… Cela fait-il partie du scénario où vous venez vraiment des quatre coins du monde ?
Non c’est entièrement vrai! Nous sommes tous des expatriés qui vivent à Paris. Moi, par exemple, je suis originaire de Grande-Bretagne. Il y a 10 ans, nous faisions tous à notre façon un travail d’impro et c’est tout naturellement que nous nous sommes connus. Et aujourd’hui, nous voici encore tous réunis!

Pour conclure, une  petite anecdote ?
Un soir, mes parents sont venus me voir jouer alors que cela faisait plus de 10/15 ans que je ne les avais pas vus. J’avais la pression! Très investi dans mon personnage, j’ai commencé à parler de ma mère en de très mauvais termes… celle de mon personnage bien sûr! Mais j’y suis tellement allé à fond qu’en retrouvant ma propre mère après le spectacle, j’étais très gêné. Heureusement elle a compris que ce n’était qu’un jeu et non la réalité!

 

Renseignements et réservations:

01 42 78 46 42
www.essaion.com
Un mercredi sur deux à 21h30
Du 19 septembre 2012 au 26 juin 2013