» J’ai un rêve : que chaque femme ose dire  » oui « .  » Oui, je peux rendre le monde meilleur car j’en ai la motivation, les capacités, et je  suis pleinement consciente de mes différents pouvoirs.  » C’est ainsi que débute l’ouvrage que consacre Valérie Lorentz – Poinsot (Université de Bourgogne 91), DG Déléguée des Laboratoires Boiron, à celles qu’elle appelle les Wonder Women. Rencontre avec une top manager de passion et d’engagement.

 

Valérie Lorentz - Poinsot (Université de Bourgogne 91), Directrice Générale Déléguée des Laboratoires Boiron

Valérie Lorentz - Poinsot (Université de Bourgogne 91), Directrice Générale Déléguée des Laboratoires Boiron


Une rencontre maternelle puis  professionnelle avec l’homéopathie
Représentant 0.1% du marché mondial du médicament, le médicament homéopathique présente un rare potentiel de développement. Acteur historique et incontournable du traitement homéopathique en France mais aussi à l’international, les Laboratoires Boiron font d’ailleurs résider leur leadership dans une passion sans faille pour ces médicaments pas tout à fait comme les autres.  » L’homéopathie est une chance pour les patients et la médecine car elle apporte des solutions pertinentes dans certaines situations cliniques sans engendrer de risque pour la santé publique. Elle aide aussi des patients à supporter les effets secondaires de traitement très invasifs comme les traitements contre le cancer.  » Un vrai plus pour un système de santé impacté par un nombre croissant d’hospitalisations engendrées par la iatrogénie du médicament et pour des patients qui plébiscitent ce traitement pour son efficacité. C’est d’ailleurs en tant que patiente que Valérie Lorentz – Poinsot a découvert l’homéopathie.  » Je l’ai connue grâce à un médecin allopathe qui, face à ses limites pour soigner des problèmes ORL récurrents chez deux de mes enfants, m’a dirigée vers un médecin homéopathe. Moi qui travaillais depuis 7 ans dans un laboratoire allopathique, je me suis peu à peu passionnée pour ce médicament et c’est naturellement que j’ai postulé chez Boiron lorsque j’ai du déménager dans la région lyonnaise. « 

 

« Un seul élément
peut changer tout
un système : soyez
cet élément »

Investie d’une mission de transmission et de partage
Une passion qui anime aujourd’hui plus que jamais cette femme d’engagement devenue top manager.  » J’ai le sentiment de ne pas être là par hasard. Ce qui me challenge ? Apporter quelque chose de différent aux patients et à la médecine, savoir qu’il y a dans le monde des mamans, des papas, des personnes âgées qui, comme moi à une certaine époque, ne connaissent pas ou n’ont pas accès à ces traitements, qui certes ne peuvent pas tout soigner, mais qui peuvent les aider. L’homéopathie coule dans mes veines et je me sens pleinement investie d’une mission de transmission et de partage.  » Un engagement profond et sincère pour l’homéopathie mais aussi pour une entreprise dont l’actuel dirigeant Christian Boiron n’a pas caché voir en sa Directrice Générale Déléguée son successeur naturel.  » Je suis très flattée de cette annonce mais ni lui, ni moi ne sommes pressés de voir arriver ce jour ! Et si Christian, avec qui je forme une super équipe, pense que j’ai les qualités et l’énergie pour diriger seule l’entreprise, il ne faut pas oublier que c’est le Conseil d’Administration qui désignera, en temps voulu, son successeur « , insiste-t-elle.

 

S’autoriser à dire  » oui  » et bannir les  » oui mais … « 
Une annonce marquante qui incarne une conviction de l’entreprise et de ses dirigeants : être une femme n’est ni un obstacle, ni un avantage pour faire carrière, ce qui compte, ce sont les compétences et la personnalité.  » Dès leur création, les Laboratoires Boiron comptaient 80 % de femmes dans leurs équipes. Si elles ont d’abord été plus présentes dans la production, elles sont aussi aujourd’hui très nombreuses parmi les cadres et ce pour une seule raison : elles étaient les meilleures candidates à leurs postes.  » Et si le plafond de verre n’existe pas chez le leader de l’homéopathie, Valérie Lorentz – Poinsot constate la persistance de blocages chez certaines femmes de talent qui devraient pourtant  » s’autoriser à se voir à des postes à responsabilités.  » C’est pour cela qu’elle développe dans son livre  » Wonder Women, dites oui à vos pouvoirs  » une démarche tête / cœur / corps très constructive.  » Il faut avant tout savoir qui on est, réfléchir à ce qu’on veut faire et se bâtir un plan d’action en bannissant les  » oui mais  » qui veulent dire non. Tout est une question de choix, de priorités, d’organisation et de délégation.  » Car c’est bien cela qui fait de chaque femme une  » Wonder  » prête à participer pleinement au monde et qui s’autorise à être elle même.  » Etre une Wonder, c’est être une excellente amie, un bon père et une bonne mère pour vous même. C’est vous considérer comme votre meilleure alliée pour cheminer sur votre route. Pour cela, il faut savoir honorer et assumer son potentiel et ses talents.  » Avis aux super-héroïnes qui s’ignorent encore…

 

Femmes et top management : les choses progressent
 » Si entre Olympe de Gouges et 1945, aucune évolution n’a vraiment impacté la vie des femmes, je constate depuis un vrai phénomène d’accélération qui me rend assez optimiste pour l’avenir. Nous bénéficions aujourd’hui d’un dispositif législatif étoffé qui, même s’il peut être critiquable (être obligé de passer par la loi pour que les femmes atteignent des postes à responsabilités peut parfois être contreproductif), permet de faire évoluer les mentalités sur les vertus de la mixité. Et si le législateur contribue à cette évolution, si des hommes, à l’image de Christian Boiron, s’engagent pour la parité, il faut aussi aider les femmes à se faire confiance. Quand on a eu la chance d’être aidée pour gravir les échelons dans l’entreprise, il ne faut pas oublier de tenir l’échelle à celles qui veulent vous suivre. Et surtout, il faut que les femmes arrêtent de douter de leurs compétences. Pour candidater à une annonce qui présente 10 critères, une femme ne se sent légitime à répondre que si elle remplit 9 voire 11 de ces critères. Il suffit à un homme d’en remplir 3 pour se lancer. « 

 

J’ai senti qu’être une femme faisait la différence quand…
 » Ici, mes patrons ne m’ont jamais fait sentir qu’être une femme faisait de moi un manager différent. Même s’il semblerait que l’écoute et le goût du collectif soit l’apanage des femmes, je crois plus au management au quotidien qu’au management au féminin. Les choses évoluent : les femmes laissent de plus en plus le fameux tailleur pantalon au vestiaire et la féminisation des titres est en marche : je suis fière de dire que je suis Directrice et non Directeur ! « 

 

Pourquoi rejoindre les Laboratoires Boiron ?
Travailler pour les Laboratoires Boiron c’est défendre une cause et être passionné chaque jour un peu plus par son métier. C’est rejoindre une entreprise familiale à taille humaine, dont les dirigeants sont à l’écoute et proches de leurs collaborateurs. C’est s’ouvrir à un secteur doté d’un énorme potentiel qui vous offre des opportunités de carrières et des parcours très riches en France comme à l’international.

 

Mon message aux jeunes diplômées
 » Prenez 10 minutes pour respirer, réfléchir à ce dont vous avez envie et dites vous  » je vais faire un pas ou changer une chose « . Un seul élément peut changer tout un système : soyez cet élément. « 

 

CW.

 

Contact :
Retrouvez Valérie Poinsot sur son blog : http://wonderwomenditesouiavospouvoirs.com/