Quel dirigeant n’a jamais rêvé d’avoir une boule de cristal pour identifier LA niche qui lui donnera plusieurs longueurs d’avance sur ses concurrents et lui assurera croissance et pérennité ? Mais la réalité nous rattrape vite et nous rappelle à quel point nous évoluons tous dans un univers imprévisible… et celui de l’enseignement supérieur n’échappe pas à la règle ! Entre évolutions réglementaires et quête de nouveaux modèles économiques, quels sont les enjeux de 2019 pour les Grandes Ecoles ?

 

Diriger une grande école de commerce c’est comme piloter une ETI (*). Entre la concurrence nationale et internationale, les changements réglementaires et l’exigence de croissance, nous sommes en permanence obligés de trouver des ressources complémentaires et de surveiller nos coûts tout en innovant. Des caractéristiques somme toute assez classiques, mais nous supportons une contrainte supplémentaire de taille : assumer une mission de service public et des règles académiques de très haut niveau. Ce qui n’est pas si simple.

Surmonter les chocs

Les grandes écoles de commerce ont plutôt bien traversé la crise de 2008 en anticipant les besoins des entreprises et en adaptant leur organisation. Mais indéniablement, la baisse des ressources publiques et consulaires nous a imposé un nouveau modèle économique pour continuer d’investir. Fort heureusement, nos institutions sont encore considérées comme un refuge pour les familles et les professionnels avec qui nous avons créé des relations durables. Reste qu’en 2019, nous serons encore plus tributaires de l’état de la France et plus précisément de la santé économique des entreprises et des ménages. Sans compter que nous restons tous dans l’expectative sur la situation britannique avec son Brexit.

Outre Atlantique, le bras de fer Chine-USA est aussi assez préoccupant tout comme les annonces par les experts d’un possible krach financier. Nos années de croissance nous rendent malgré tout optimistes et nous ont permis de créer les conditions d’une vision à long terme. Le développement de nos offres et notre surface financière nous assurent de surmonter les chocs.

 

Vigilance maximum

Mais nous sommes surtout en plein bouleversement réglementaire. L’un des points d’interrogation porte sur l’alternance, pilier de l’EM Normandie qui compte chaque année plus de 750 jeunes en contrat de professionnalisation ou en apprentissage. Si la réforme ouvre de nouveaux espaces, nous demeurons en vigilance maximum et mettons tout en œuvre pour nous adapter et assurer l’essor continu de cette filière d’excellence.

Autre chantier majeur pour les Grandes Ecoles : la formation continue. Nous espérons simplement que les fonds de la formation ne seront pas exclusivement fléchés vers les faibles qualifications. Les cadres ont aussi besoin de se perfectionner. Une partie de la solution réside sans doute dans la conquête de marchés internationaux comme l’EM Normandie le fait au Vietnam ou en Chine par exemple.

Enfin, Parcoursup représente indéniablement un enjeu considérable. Comment l’algorithme va-t-il prendre en compte les Grandes Ecoles comme les nôtres tout en respectant nos spécificités ? Les échanges avec le Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation ont tendance à nous rassurer mais nous devons soigner cette transition, certes utile pour les usagers, mais complexe à appréhender pour nos « maisons » habituées à sélectionner leurs candidats via leurs propres procédures.

Notre univers est en perpétuel changement et le mouvement s’accélère. Il nous faut donc être encore plus exigeants avec nous-mêmes et intraitables sur la qualité. Nous recherchons tous un modèle économique qui nous portera et favorisera notre capacité à investir dans des nouveaux locaux, la digitalisation, la faculté, la recherche, l’international… A nous de saisir en 2019 tous ces challenges en satisfaisant nos premiers clients, à savoir les étudiants et les entreprises.

 

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