La psychologie positive est une invitation à cultiver les bons moments et à savourer notre vie au quotidien. On vote pour !

La théorie du bien vivre
La psychologie positive envisage le bonheur dans trois dimensions : le sens, l’engagement et l’émotion positive. Pour Martin Seligman*, fondateur de la discipline, « il ne s’agit pas d’afficher un grand sourire du matin au soir, ni de vous transformer en smiley, mais de choisir un plan d’épanouissement à très long terme ». En premier lieu, fixez-vous des objectifs : trouver un job, partir à l’étranger en année de césure, trouver l’âme soeur… Comme le dit Tal Ben Shahar**, Professeur à l’Interdisciplinary Center d’Herzliya d’Israël, « se fixer un but à atteindre, c’est engager sa parole. Et la parole a le pouvoir de créer un meilleur avenir. Les objectifs enracinent en nous et en ceux qui nous entourent, la conviction que nous sommes capables de surmonter les obstacles. » Concrètement, faites la liste de vos objectifs sur une feuille de papier et concentrez-vous sur la manière de les réaliser.

 

Exprimez votre gratitude
Martin Seligman a mené des milliers d’études qui vont toutes dans le même sens : la gratitude insuffle plus de bonheur dans notre vie. Premier exercice : écrivez une lettre dans laquelle vous exprimez votre reconnaissance à une personne dont les actes où les propos ont amélioré votre vie. L’idée est de la lui remettre en main propre et de la lui lire. « Cette démarche vous rendra plus heureux et vous serez moins déprimé dans le mois qui suit, assure-t-il. » Second exercice : consacrez dix minutes tous les soirs de la semaine, avant l’heure du coucher, à noter trois bonnes choses qui se sont passées dans la journée (la réussite d’un partiel, le stage obtenu dans une grande entreprise, les retrouvailles avec un ami d’enfance…) Résultat ? Des changements de vie positifs et concrets. Pour Florence Servan-Schreiber***, Professeur de bonheur qui organise régulièrement des ateliers d’inspiration au bonheur, « la gratitude, est un muscle, C’est comme le jogging, c’est fatigant, mais ça fait du bien ! C’est ce qu’il y a de plus transformant. Plutôt que d’offrir des cadeaux à la noix, j’écris des lettres de gratitude ! ». La psychologie positive mise aussi sur la valeur forte du moment : la gentillesse. C’est prouvé, rendre service sans rien demander en retour est payant. Cela peut consister à aider une femme à traverser la rue, distribuer à vos voisins le reste de cookies que vous avez cuisiné, aider un collègue à déménager ou donner des cours à des enfants de votre quartier. Toutes les études s’accordent à dire qu’aider les autres vous met dans un état de bonne humeur. Et pas besoin d’attendre le 13 novembre, date de la journée de la gentillesse, pour s’y mettre.

 

Jouez collectif
Dans son livre, Martin Seligman pose La question : « Pouvez-vous téléphoner à 4h du matin à une personne de votre entourage pour lui raconter vos problèmes sans être gêné ? Si oui, vous avez des chances de vivre plus longtemps. » Les scientifiques ont montré que les relations personnelles exercent une influence sur le bien-être puisqu’elles s’accompagnent d’émotions positives, d’engagement ou de sens. Que vous ayez ri au cinéma ou fêté votre anniversaire, vous l’avez fait entouré d’autres personnes qui vous aiment. Pour vivre heureux, faites donc  fonctionner vos réseaux.

 

*Martin Seligman, S‘épanouir, Éd. Belfond, 2013. ** Tal Ben-Shahar, L’Apprentissage du bonheur, Éd Belfond, 2008. *** Florence Servan-Schreiber, Trois kifs par jour, Ed. Marabout, 2011

 

F.B