Emploi du temps de ministre, grosse charge de travail, mini vie sociale : la prépa c’est que pour les warriors ? S’il est certain que ce n’est pas une expérience à faire en dilettante, la prépa reste une aventure exceptionnelle pour ceux qui ont su l’anticiper. Alexandra Devillers, coach d’orientation et experte chez Yapuka vous donne les clés pour savoir si vous êtes prêt pour la prépa.

 

#1 Se conditionner mentalement

Pour faire une classe préparatoire, il faut avoir une grosse capacité de travail et un bon niveau scolaire bien sûr, mais aussi l’envie de consacrer 2 ans de sa vie à l’enrichissement intellectuel et à la préparation de concours. Cela implique de s’investir à 100% : impossible de sortir tous les soirs ou d’avoir un job étudiant. Une rencontre avec un coach d’orientation peut vous aider à mesurer votre motivation.

#2 Se ménager des temps morts

Quand c’est possible, n’hésitez pas à retrouver le cocon familial pendant le weekend et les vacances. Il est en effet important de rentrer dans son univers et de continuer à voir ses proches et ses amis pour se ressourcer. Ménagez-vous des temps de pause et faites-vous plaisir. Le créneau idéal : le samedi soir entre 18h et 22h.

#3 Penser long terme

On voit souvent la prépa comme 2 ans de sacrifices. Pensez plutôt épanouissement intellectuel ! Vous y trouverez une dimension de réflexion exceptionnelle et une équipe enseignante très investie pour ses élèves. C’est aussi l’occasion de découvrir une « nouvelle famille » et de rencontrer celles et ceux qui deviendront sans doute vos meilleurs amis. Aujourd’hui les classes prépa ne jouent plus systématiquement sur la compétition à tout prix. Elles prennent aussi de plus en plus en considération le facteur humain dans la réussite de leurs élèves.

Il y a prépa… et prépa !

De plus en plus de lycéens optent pour des formules « petites prépa ». Ils travaillent ainsi tous les mercredis ou pendant les vacances scolaires pour affronter le concours de Sciences Po ou des concours d’écoles de commerce post-bac. Un atout de taille. En plus de vous faire profiter de méthodes adaptées aux épreuves, ces préparations constituent un rendez-vous pour vous mettre au travail avec des gens qui ont le même objectif que vous.

#4 Réagir face aux mauvaises notes

Même si on est parmi les meilleurs de sa classe en Terminale, on sait qu’on va prendre la tasse arrivé en prépa. Les débuts sont parfois difficiles mais pas insurmontables rassurez-vous ! Il faut se mettre dans une optique de progression continue et à petits pas en travaillant sur ses difficultés. Pour cela, misez sur l’entraide et le travail d’équipe. L’accompagnement des enseignants est aussi un bel atout : aujourd’hui, ils sont quasiment devenus des profs coachs.

#5 Ne pas négliger sa condition physique

Une prépa c’est une épreuve d’endurance, réussir un concours, c’est un marathon. La règle n°1 est donc : non au bachotage ! Et pour ne pas avoir à travailler la veille d’une échéance jusqu’à 3h du matin, il est impératif d’avoir : un bon équilibre de vie, une alimentation correcte, de dormir son téléphone et de faire du sport. Videz-vous la tête régulièrement : sortez, jouez d’un instrument si c’est votre passion, partagez un bon diner en famille… bref, oxygénez-vous !

#6 Toujours garder on objectif en ligne de mire

Vous avez un objectif ambitieux : affichez-le. Écrivez-le sur une feuille que vous accrochez là où vous travaillez. Si vous avez envie de sortir faire la fête jusqu’à 3h du matin regardez cette feuille, elle vous rappellera qu’atteindre votre objectif demande des sacrifices.

#7 Surmonter les coups de blues

Si vous êtes au bord de l’épuisement psychologique, faites un gros break (même une journée s’il le faut) et faites ce qui vous éclate. En refusant de vous arrêter, vous êtes moins efficace et vous prenez du retard. Vous pouvez aussi discuter avec une personne ressource, une personne bienveillante qui vous rassure : bouffée d’oxygène.

Je dois encore réfléchir si…

Je ne me sens capable de bien travailler que sur un lapse de temps très court
J’hésite à bosser non-stop quand je vois mes copains profiter de leur temps libre
J’ai peur de l’échec ou de ne pas décrocher une bonne école
Je ne suis pas prêt à sacrifier une partie de ma vie sociale pendant 2 ans