Le Time vient d’en faire sa couverture et n’est pas le seul à le penser : la consommation collaborati ve, selon la quelle l’usage à temps partiel d’un bien va progressivement remplacer son acquisition serait l’une des 5 grandes idées qui vont changer le monde dans les années à venir. Petit tour d’hori zon d’une gala xie en formation…

« La ruche qui dit oui », connaissez ?
C’est la success-story internet du moment, qui illustre bien les avancées constantes de ce que l’on appelle la « consommation collaborative », cette nouvelle forme de consommation reposant sur un principe vieux comme le monde : « l’union fait la force » et qui explose à présent qu’internet, lien potentiel entre tous, a mis à notre disposition sa phénoménale puissance fédératrice. Dans le cas de la ruche, on se réunit entre consommateurs d’un même coin et on achète directement aux producteurs locaux. Avec tous les gains économiques, qualitatifs et écologiques que cela implique. Il existe déjà 379 ruches en France et il s’en ouvre de nouvelles chaque semaine. Un exemple parmi des centaines.

 

Tous ensemble ! Tous ensemble !
Le terme « consommation collaborative » ou « CC » est apparu pour la première fois en 2007 pour qualifier les sites basés sur les échanges p2p (pear to pear, du consommacteur au consommacteur) tels eBay. Le phénomène connaissant une croissance quasi exponentielle, a rapidement été théorisé par des économistes tels Rachel Botsman qui distinguent 3 grandes formes de CC :
1) Les « product service systems » à travers lesquels un bien est mis à notre disposition sous forme de partage ou de location. C’est le Vélib chez nous ou encore l’automobile en « temps partagé » aux Etats-Unis, marché représentant déjà plusieurs dizaines de millions de dollars. C’est encore zilok sur lequel on peut louer plus de 200.000 objets différents.
2) « Les systèmes de redistribution » qui organisent le changement de propriétaire d’un bien : ebay et, pour la France, l’une des réussites majeures de ces dernières années : le bon coin.
3) Les systèmes purement collaboratifs enfin où sont mis en commun des ressources immatérielles au premier rang desquelles l’argent (pour investir ou effectuer des achats groupés), mais aussi le temps, les compétences, l’espace… et qui débouchent sur des aventures comme les réseaux d’hospitalité gratuite, le covoiturage, etc.

 

Vous avez dit crowdsourcing ?
Relayé par cette génération Y qui a appris, s’est distraite et désormais travaille en réseau sur le mode collaboratif, cette nouvelle forme de consommation gagne tous les secteurs d’activité, avec une tendance 2012 nettement orientée vers le crowdsourcing, mot encore confidentiel voici quelques mois que l’on voit à présent éclore chaque jour. Le crowdsourcing ? C’est le recours à la communauté des internautes, pour trouver des sous : ulule et Cie, un logo pas cher, des produits ou compétences rares, des objets et prestations à prix imbattable (l’internaute trouvant le meilleur filon étant rétribué), voire… ce qui n’existe pas encore ! Partant du principe que « les meilleures idées sont dans la tête des clients », quirky fait fabriquer des inventions nées du consommateur et… cartonne ! La commercialisation s’effectue via le net mais également la distribution classique, Auchan, en France, par exemple.

 

Bilan des courses ?
Durant l’année 2012, 60 % des Français ont acheté au moins un produit d’occasion, 50 % emprunté du matériel ou des produits culturels, 37 % pratiqué l’achat groupé et 19 % loué un produit autre qu’une voiture. Tous chiffres en nette augmentation.

 

JB