Lancé en 2014, le programme Erasmus + a pour objectif que plus de 2 millions d’étudiants européens puissent vivre une expérience de mobilité à l’étranger d’ici 2020. Quels sont les apports d’un parcours à l’étranger dans un cursus universitaire ? Thierry Villemin, 1er vice-président chargé des relations interna tionales de l’université Savo ie Mont Blanc, insiste sur l’importance de se forger un profil international pour maximiser son employabilité.

 

Accueil des étudiants étrangers devant la mairie de Chambéry © Université Savoie Mont Blanc

Accueil des étudiants étrangers devant la mairie de Chambéry © Université Savoie Mont Blanc

Un facteur de différenciation
Les apports d’une expérience internationale ne sont pas toujours quantifiables. Mais elle reste bénéfique pour la formation professionnelle d’un étudiant à condition de l’inclure dans une perspective de développement personnel. De l’apprentissage d’une langue à l’ouverture culturelle en passant par une spécialisation académique à l’université, cette mobilité doit être raisonnée. « Il ne s’agit pas seulement de partir dans un pays étranger, décision extrêmement courante chez les étudiants. En choisissant de suivre un parcours international, ils doivent d’abord se demander ce que cette expérience va leur apporter et en quoi elle diffère du cursus de leurs camarades. C’est ainsi qu’ils bonifieront leurs profils en évoquant cette aventure lors d’un processus de recrutement. »

 

Coopérer pour mieux se développer
Forte de ses 1 400 étudiants étrangers de 108 nationalités différentes, l’université Savoie Mont Blanc souhaite renforcer la mobilité étudiante « sous convention » en concevant de nouveaux programmes académiques avec des partenaires russes ou encore québécois. Un modèle de développement basé sur la coopération plutôt que sur la concurrence internationale, au bénéfice de l’employabilité des étudiants. « Une expérience à l’étranger élargit les opportunités d’embauche d’un étudiant. Par exemple, la proximité de notre université avec la Suisse et l’Italie permet à nos élèves de débuter leur carrière audelà des Alpes. »
Sans oublier qu’expérience internationale peut rimer avec implication locale. « Se lancer dans un projet humanitaire ou associatif avec des étudiants étrangers en France est une façon différente d’appréhender la relation aux autres cultures. Se construire un profil international suppose de travailler sur des sujets qui dépassent les frontières d’un pays. »

 

JBN.

 

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Sources : enseignementsup-recherche.gouv.fr / univ-smb.fr