Frank Bostyn, directeur général de NEOMA Business School, dresse un premier bilan de la nouvelle entité issue de la fusion de Reims Management School et de Rouen Business School. Une nouvelle Ecole qui prend progressivement ses marques…

Frank Bostyn, DG de NEOMA Business School

Frank Bostyn, DG de NEOMA Business School

Les professeurs s’adaptent-ils facilement à l’idée qu’ils appartiennent à une école unique située sur trois campus français (pédagogie, appartenance…) ?
En ce qui concerne les professeurs et plus globalement le staff, j’ai réalisé rapidement en rejoignant les écoles que leurs cultures étaient très proches et cela a fortement contribué à une bonne intégration. Je dirais donc que dans l’ensemble, les staffs des trois campus s’adaptent bien à cette  nouvelle organisation. Je pense que cela s’explique également par le fait que les deux écoles fondatrices collaboraient depuis de nombreuses années ensemble, au sein d’ECRICOME ou plus récemment avec le lancement de Paris Executive Campus. Bon nombre de collaborateurs se connaissaient donc déjà. Nous en avons d’ailleurs eu la confirmation lors du passage des auditeurs EQUIS sur nos campus, qui ont pu apprécier l’appropriation rapide de la nouvelle identité par les collaborateurs. Cet enthousiasme avéré, seulement quelques mois après la fusion, a été perçu comme remarquable.

 

Quel est l’impact de la fusion sur les élèves ?
Pour ce qui est des étudiants, nous prêtons attention à multiplier les initiatives communes sur l’un ou l’autre des campus pour favoriser la création d’une communauté étudiante commune. La vie associative est d’ailleurs une excellente occasion pour faire émerger cela. Enfin, nous souhaitons vraiment que les étudiants de chaque campus puissent échanger ensemble sur des problématiques communes. C’est dans ce sens que nous avons créé le «Student Forum». L’occasion pour eux d’échanger leurs idées et les informations sur la vie des campus et dans les programmes. Les étudiants, choisis pour leur représentativité (un étudiant par programme et par campus), organisent ainsi des groupes de travail au sein de leur programme afin de formuler des propositions et des recommandations.

 

Comment s’organise la recherche ?
Notre recherche se veut à la fois rigoureuse et pertinente. Elle doit impérativement répondre aux meilleurs standards académiques internationaux, car elle sera l’un des leviers dans la construction de notre réputation. Mais nous sommes attentifs à ce qu’elle soit aussi au service des entreprises et des organisations en répondant à leurs problématiques, et en anticipant leurs enjeux. Pour cela, nous nous appuyons sur un corps professoral de plus de 200 professeurs permanents. Notre faculté s’articule autour de 7 départements académiques avec une approche à la fois multidisciplinaire et transdisciplinaire. Nos enseignants-chercheurs rouennais et rémois travaillent d’ailleurs ensemble sur de nombreux projets de recherche communs et les Chaires se sont enrichies de nouvelles expertises avec ce rapprochement.

 

La visibilité à l’international a-t-elle été modifiée ?
C’est un peu tôt aujourd’hui pour le dire, nous fêtons à peine le premier anniversaire de la fusion. Cependant, quelques indicateurs nous laissent à penser que notre visibilité à l’international reste aussi forte. Le nombre d’étudiants et de professeurs internationaux aujourd’hui sur les campus de l’Ecole en témoigne. Je pense également aux retours de nos équipes dédiées au développement international de NEOMA BS qui constatent que l’Ecole jouit toujours de la même attractivité auprès des étudiants internationaux. Je pense enfin à l’une de nos actualités récentes : l’ouverture sur notre campus rouennais du premier Institut Confucius for Business de France (le 7e au monde), en partenariat avec la prestigieuse université de Nankai. C’est une très belle reconnaissance de l’excellence de notre Ecole et l’illustration que notre rayonnement à l’international est toujours aussi fort. Aujourd’hui, nos objectifs sont de continuer à développer des collaborations innovantes sur le plan international pour participer au développement de notre visibilité et de notre reconnaissance.

 

Patrick Simon