Membres de l’Institut Mines-Télécom, les écoles des Mines de Nantes et Télécom Bretagne ont décidé de s’unir. Une nouvelle école naîtra de leur fusion en 2017. Leur association fait sens au regard des enjeux du 21e siècle par le mariage de leurs expertises. Leurs directeurs Anne Beauval et Paul Friedel, font le point pour nous.

Télécom Bretagne © cc by Télécom Bretagne

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« 3 ans après la création de l’Institut Mines-Télécom, nous croyons en l’association de nos écoles sur leur territoire, explique Paul Friedel, directeur de Télécom Bretagne. « Nous entendons apporter les meilleures réponses aux besoins des entreprises et aux évolutions de l’enseignement supérieur » ajoute Anne Beauval, directrice de Mines Nantes.

 

Créer une école attractive
« Plus qu’une fusion, c’est la création d’une nouvelle école qui est en jeu » insiste Paul Friedel. Une école avec une notoriété renforcée sur le concours commun Mines-Ponts. « Ce recrutement la rendra plus lisible, espère Paul Friedel. L’école recrutera pour un même cursus ingénieur et un seul diplôme. » « Elle sera dotée d’un réseau de diplômés plus puissant », poursuit Anne Beauval. Les écoles vont aussi marier leurs relations entreprises/industriels et avec des universités internationales, « qui ne se recoupent pas, et c’est bien là tout l’intérêt de ce mariage », souligne la directrice.

 

Pluri et transdisciplinaire
Que ce soit en matière de formation ou de recherche, la nouvelle école est présente sur un large spectre et va marier les approches. Mines Nantes apporte les sciences et technologies de l’information côté logiciel, robotique, automatique ou productique ; de l’énergie, de l’environnement, les sciences sociales et la gestion. Télécom Bretagne apporte son expertise dans le numérique : systèmes de communication, traitement de l’information, génie logiciel, sécurité, imagerie médicale et satellitaire.

 

Positionnée sur les trois enjeux du 21e siècle
L’attractivité de la nouvelle entité sera renforcée pour les étudiants de CPGE pour Paul Friedel. « Ils ne sont pas encore décidés quant à leur orientation. Notre école généraliste leur ouvrira des perspectives et cursus plus riches. » Ce sera la première école positionnée sur les trois enjeux techniques et sociétaux du 21e siècle ayant un fort impact sur les métiers des ingénieurs. La transformation par le numérique « qui est en train de changer le monde et pour laquelle il y a tout à inventer », la transition énergétique et la question environnementale « pour lesquelles les ingénieurs doivent trouver les solutions de la pérennisation de nos modèles. L’école s’appuiera sur deux fils rouges : son expertise en sécurité/sûreté et sur les systèmes en réseaux (communication, énergie, sociaux et leurs interconnexions.). » L’école formera des ingénieurs généralistes dotés d’un socle scientifique et technique et d’un cycle d’approfondissement. « Ils seront aptes à évoluer avec une forte conscience des enjeux et de leurs responsabilités », précise Anne Beauval.

 

« Nous avons tout à gagner à être ensemble »
Un autre atout de la fusion a été soulevé par les partenaires économiques. « Les entreprises ont souligné l’intérêt d’apprendre à travailler en équipe à distance pour nos étudiants au sein d’une école multi-sites, explique Anne Beauval. Car c’est ainsi qu’elles travaillent aujourd’hui et c’est une compétence qu’elles recherchent. » L’école incarnera un espace d’enseignement et de recherche plus fort dans le Grand Ouest. « Cela va susciter une nouvelle attractivité pour les métropoles concernées, affirme Anne Beauval. C’est essentiel, car le développement économique est au coeur de nos missions. » « Notre école va libérer les forces, renchérit Paul Friedel. Nous avons tout à gagner à être ensemble ! »

 

La nouvelle école en chiffres
1 400 élèves-ingénieurs, 300 doctorants, 300 masters
650 diplômés par an
780 personnels, dont 250 enseignants-chercheurs
8 000 diplômés
3 sites : Nantes, Brest, Rennes
• Janvier 2017 : Création administrative de l’école
• Septembre 2018 : Intégration de la première promotion

 

A. D-F