Equipe de France universitaire lors des 26e Universiades de Shenzhen en Chine en août 2011

Equipe de France universitaire lors des 26e Universiades de Shenzhen en Chine en août 2011

Comment la FFSU est-elle organisée ?
Association loi de 1901, nous sommes sous tutelle du ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche et en convention avec le ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Vie Associative. Dans le cadre du Conseil d’administration, l’Association est gérée à parité avec les étudiants. Les salariés de la Fédération sont des fonctionnaires d’Etat, détachés pendant 3 ans. Organes déconcentrés, des Comités régionaux existent dans chaque académie.

 

Que signifie « Le sport pour tous » ?
Nous couvrons tout l’enseignement supérieur qu’il s’agisse des universités, des grandes écoles ou des établissements post-Bac comme les BTS. Développer la pratique sportive de masse quel que soit le sexe, l’âge et les filières fait partie des priorités que la Fédération s’est donnée pour les trois ans à venir. Nous proposons 52 sports référencés dans notre programme. Les résultats des équipes de France universitaires sont excellents, que ce soit aux Universiades d’été et d’hiver (véritables JO étudiants) ou aux Championnats du Monde universitaire qui ont lieu tous les deux en alternance. En termes de représentation, nous sommes également bien perçus au niveau mondial car nous organisons de nombreux évènements internationaux sur notre territoire.

 

Quelle est votre stratégie de croissance ?
Nous nous situons sur une base d’augmentation de 5 % de licenciés supplémentaires chaque année. Nos 100 000 licenciés sont des compétiteurs avec 2 à 3 % de sportifs de haut niveau. Nous visons les 120 000 adhérents pour 2015. Nous avons 420 associations sportives au total, au sein desquelles les étudiants qui souhaitent faire de la compétition prennent une licence. De fait, nous menons une intense activité de promotion avec des étudiants qui pour certains découvrent le sport à l’université et pour d’autres pratiquent déjà en club en parallèle. Nos relations avec les Fédérations unisport sont souvent très étroites afin de développer chaque discipline et de créer des passerelles entre le monde universitaire et le monde fédéral. « Notre financement est complexe » L’aide de l’Etat comprend les salaires des 37 cadres de la FFSU, donc 6 au siège national, et une dotation de fonctionnement du MESR. Une convention signée avec le ministère des Sports, finance des publics ciblés (handicap, sport féminin) et la partie haut-niveau. Le reste de nos ressources provient de fonds propres constitués par les licences et les partenariats privés (adidas, BNP Paribas…). En dehors des infrastructures universitaires, nous sommes amenés à utiliser des installations municipales en passant des conventions avec les différents partenaires institutionnels que sont les mairies, les conseils généraux et les conseils régionaux.

 

Pourquoi le slogan « le sport U, le sport à l’état pur » ?
Nous nous considérons comme une fédération militante et citoyenne avec des étudiants engagés. Nous mettons en place des formations d’arbitre et de jeunes dirigeants car nous souhaitons que les étudiants organisent  compétitions pour et par eux-mêmes. Nous développons des valeurs comme l’esprit d’équipe, le partage, l’engagement et le respect pour éviter les dérives actuelles (argent, dopage, violence). Les sportifs passent une courte période par notre Fédération qui les enrichit en leur permettant de prendre des décisions, de diriger des équipes ou même, de devenir membre du Comité directeur.

 

Quid du Challenge du  » monde des Grandes écoles et Universités  » ?
Le CDMGEU est un événement extrêmement intéressant. Les grandes écoles qui y participent sont très investies au sein de la FFSU (51 % des licenciés), car le sport fait partie de la politique de ces établissements qui insufflent un esprit de compétition. Les universités françaises et étrangères y sont également bien représentées. D’un autre coté, son organisation centrée sur l’athlétisme et les rencontres entre étudiants et entreprises, constitue une formule gagnante dont beaucoup de fédérations aimeraient sans doute s’inspirer.

 

Patrick Simon