Dernière ligne droite !
Dîner de gala somptueux le vendredi soir et petit déjeuner de roi le samedi matin : c’est l’estomac plein et après une courte nuit que les étudiants ont attaqué leur deuxième journée de concours, séparés en deux groupes. D’un côté, les élèves « recalés » après l’exercice de négociation de la veille ont pris part à une épreuve de recrutement parrainée par Allianz. De l’autre, les candidats toujours en lice pour la finale se sont prêtés au jeu de la prise de décision de la Société Générale. Pour ce faire, ils ont été à deux reprises divisés en groupe de 7, assis à une même table en présence d’un coach. Leur mission : après concertation, dresser une série de mesures claires afin d’aider la Société Générale dans sa politique de communication envers les jeunes. Si parfois la discussion s’est avérée rude, voire vaine, on a aussi vu naître des échanges riches et fertiles entre des étudiants ravis de partager leurs propositions. « Je suis frappé par l’intelligence des interlocuteurs à ma table : les idées fusent mais ils s’écoutent parler les uns les autres », remarquait ainsi, agréablement surpris, l’un des responsables d’une table.

 

 

Les 12 gagnants de cette épreuve, choisis selon des critères d’éloquence, de qualité des idées et de leadership, se sont ensuite retrouvés sur scène pour la demi-finale. C’est là, après avoir résumé tour à tour, en 2 minutes, les solutions trouvées à leur table, qu’ils ont répondu au jury de la Société Générale qui leur demandait « Pourquoi vous choisir vous ? » ou encore « Pouvez-vous nous raconter une blague ? ».

 

A l’issu de cette étape, remarqués par leur capacité de synthèse et leur sens de l’humour, seuls 6 finalistes ont été sélectionnés. A nouveau jetés sur scène sous le regard avide d’un public de 500 personnes logé dans l’amphithéâtre du Casino Barrière, ils ont dû, pour clôturer la compétition, participer à l’épreuve de prise de parole en public. Leur tâche : entrer dans la peau d’un personnage imposé qui se trouve confronté à une situation délicate, et réussir à s’exprimer, puis répondre aux questions du jury de Mazars, partenaire officiel de l’épreuve.

 

C’est finalement Olivia Bou Antoun, élève de la Sorbonne, qui est sortie grande gagnante, dans le rôle d’un marchand d’art New Yorkais mondain. Sa récompense : un i10 Hyundai d’une valeur de 12 000€, superbe lot que les autres finalistes n’ont cependant pas jalousé de trop puisqu’eux ont remporté ordinateurs Toshiba, week-ends Relais et Châteaux et autres écrans plats. Les établissements, quant à eux, n’ont pas été de reste, la Sorbonne remportant le titre de la meilleure formation à la Croisée des Talents et l’IESEG le Trophée de l’ambiance. Enfin, l’événement s’est clôturé par un cocktail à la Villa du Cercle, accompagné d’un discours du maire de Deauville, Philippe Augier.

 

Un concours à portée internationale
« En 8 ans seulement, la star’EC a su organiser le plus grand concours de management d’Europe (…) Les média n’ont jamais été aussi séduits par ce projet », voilà comment Nicolas Tzipine, président de la star’EC, inaugurait ce week-end à Deauville. Et pour cause, le succès de la Croisée des Talents, ainsi que son évolution, son perfectionnement, son amélioration, sont indéniables. « Avant c’était  une journée à Paris et c’était beaucoup trop rapide. L’avoir mis sur deux jours permet de gérer les éventuels problèmes et rend possible une grosse organisation. Les membres de la star’EC sont devenus assez professionnels et je sais que leur recrutement est fait de façon extrêmement sérieuse », déclarait ainsi Eric de St Louvent, coach pour la Croisée des Talents depuis plusieurs années et père d’un ancien vice-président de l’association. De son côté, Adrien Lemaître, animateur de ce week-end et célèbre figure de la télévision, témoignait lui aussi du sérieux de l’événement : « Nicolas Tzipine m’a expliqué le projet et j’ai immédiatement accepté. La compétition, le travail, le mérite et aussi la fête sont des valeurs qui sont importantes pour moi. » La Croisée des Talents peut donc se vanter d’avoir séduit les foules. Sans s’en contenter toutefois, puisqu’à la star’EC, on pense déjà à demain. « A long terme l’idée serait d’avoir une Croisée des Talents dans chaque pays en Europe : la finale aurait lieu à Deauville et les plus grandes entreprises européennes recruteraient les 400 premiers étudiants européens », confiait entre deux épreuves Arthur Tutenuit, vice-président de l’association…

 

Retrouvez la première partie du compte-rendu : http://www.mondedesgrandesecoles.fr/la-croisee-des-talents-grand-concours-de-management-etudiant-12/

 

Claire Bouleau
Twitter @ClaireBouleau