Excellent poste de vigie, la communication financière offre une visibilité sur tous les métiers du Crédit Agricole. Cette fonction méconnue fait appel à de solides compétences financières et un excellent relationnel pour convaincre les investisseurs. Rencontre avec son directeur, Cyril Meilland (HEC Paris 92, Université Paris Dauphine 93, CFA).

 

La com’ financière, quésaquo ?

Capitalisant 30 milliards d’euros, le Crédit Agricole SA émet des actions et des instruments de dette, obligations et titres subordonnés. Le travail de Cyril Meilland et de ses 15 collaborateurs consiste à diffuser à l’ensemble des actionnaires (500 institutionnels et 1 million d’actionnaires individuels), investisseurs potentiels et aux agences de notation, des informations détaillées sur la santé financière du Groupe, sa stratégie et la performance de ses métiers. Lisibilité, transparence, pédagogie sont les maîtres mots.  » Nous devons convaincre de la bonne gestion du Groupe et de nos perspectives de croissance. Adopter un discours crédible, rester présents dans les hauts comme les bas afin de gagner la confiance. « 

L’art du plaidoyer

 » Rédiger des rapports c’est bien, mais les expliquer en personne c’est mieux !  » 100 jours par an sont dévolus aux roadshows à travers l’Europe, les Etats-Unis et l’Asie pour rencontrer les investisseurs.  » Vous êtes face à des gens avec une connaissance très hétérogène du secteur, qui l’apprécient plus ou moins. En une heure d’échange on doit convaincre ! Lorsque le débat devient conflictuel, il faut être capable de s’adapter à son interlocuteur et trouver l’argument qui le fera bouger. Un vrai duel qui exige des compétences relationnelles et une fine connaissance du Groupe, dans ses grandes orientations stratégiques comme ses anecdotes ». Et Cyril Meilland la connaît bien, puisqu’il a participé à l’introduction en bourse du Crédit Agricole SA lorsqu’il travaillait chez Cheuvreux en 2001.

Un groupe que l’on a envie de défendre

Le Crédit Agricole, banque mutualiste, se démarque par sa créativité et son innovation : les Caisses régionales ont été parmi les premières à proposer à leur clients l’assurance vie, l’assurance dommages, la banque par téléphone, minitel, puis internet… Elles ont acheté Indosuez où Cyril Meilland a commencé sa carrière, créé Amundi dont il a géré l’introduction en bourse, et de multiples sociétés pour proposer une large gamme de produits. « A l’inverse de Crédit Agricole SA, qui chapeaute leurs filiales et est coté, les Caisses régionales ont un statut mutualiste. Il en découle une approche de long terme dans les investissements pour la transformation digitale, l’approche client, les ressources humaines… Nous œuvrons dans un groupe en développement, qui ouvre des perspectives de carrières internes enthousiasmantes ! »

Conseil aux jeunes : « N’ayez pas peur de l’aspect fondamental, parfois peu « sexy », d’un premier poste. Avant d’être analyste, j’ai commencé par un poste de comptable chez Indosuez, qui s’est révélé être un tremplin. L’expertise acquise m’a aidé à des moments clés de ma carrière, comme l’introduction en bourse d’Amundi, des années plus tard. »

 Dauphine, formation avant-gardiste

« A la sortie d’HEC, attiré par la banque, j’ai souhaité approfondir. Dauphine offrait une formation à la gestion bancaire assurée par des professionnels et compatible avec mon service militaire au Ministère de la Défense. »

Si vous deviez choisir…

Un média ? l’appli du Monde
Une personne inspirante ? Eric Clapton
Un moyen de transport ? Le vélo ! Traverser Paris pour me rendre au bureau fait partie de mes grands plaisirs quotidien. En plus d’être écolo, c’est une vraie préparation de la journée et un sas de décompression le soir.
Un leitmotiv ? Le travail, c’est la clé. J’ai fait beaucoup de natation en compétition. Pour arriver à battre le chrono, il n’y a pas 36 solutions !

Contact : cyril.meilland@credit-agricole-sa.fr